Divers

Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /2010 09:58

Le boom des maisons de retraite médicalisées

Armelle Bohineust 
Dans trente ans, la France comptera 1,5 million de personnes âgées dépendantes.
Dans trente ans, la France comptera 1,5 million de personnes âgées dépendantes. Crédits photo : Le Figaro

Le nombre de personnes très âgées doublera d'ici à 2015. Du coup, le secteur se concentre et se modernise, emmené par les groupes privés.

 

 

DomusVi a finalisé le 29 décembre son rapprochement avec Dolcea. Medica, le numéro trois du secteur, veut s'introduire en Bourse mi-février afin de lever près de 260 millions d'euros. Le ­Noble âge vient lui aussi d'augmenter son capital. Son objectif : ­doubler de taille d'ici à 2014 en rachetant des établissements indépendants…

Pas de doute, le secteur des maisons de retraite médicalisées est en effervescence. Sa cible, les retraités qui deviennent dépendants vers 85 ans, explose grâce aux deux baby-booms qui ont suivi la guerre de 1914-1918 et le deuxième conflit mondial. Le premier d'entre eux fera doubler, à 2 millions d'ici à 2015, la population des plus de 85 ans. Le second la multipliera à nouveau vers 2040. Dans le même temps, les maladies du système nerveux central - un pensionnaire sur deux souffre déjà de la maladie d'Alzheimer - continueront de se développer. Du coup, dans trente ans, la France comptera 1,5 million de personnes âgées dépendantes. La clientèle des maisons de retraite médicalisées est loin d'être tarie.

Il manque d'ailleurs déjà près de 40 000 chambres. Et 15 % des places existantes nécessitent une profonde restructuration. Depuis la ­canicule de 2003, les autorités veillent de près sur les personnes âgées. Chaque année, «la réglementation s'enrichit. Il peut s'agir de sécurité incendie, de surveillance alimentaire… Ou encore d'équipement en groupe électrogène, une dépense d'au moins 50 000 euros par établissement», note Florence Arnaiz-Maume, déléguée générale du Synerpa, le syndicat des maisons de retraites privées.

 

 

Confronté au coût élevé des mises aux normes, le secteur public s'essouffle et le secteur associatif peine à suivre. «Le secteur privé commercial a davantage de moyens pour ­financer les constructions et les rénovations de maisons de retraite», explique Sonia Papillon, analyste au sein de la société de Bourse Portzamparc. Il ne s'en prive pas. Les principaux groupes multiplient les demandes d'autorisation de nouvelles chambres et rachètent à tout va des maisons de retraite indépendantes. Chez le numéro un français (avant la fusion entre DomusVi et Dolcea), Orpea, 30 % des chambres sont en travaux. Et le mouvement de concentration est loin d'être achevé. «Dans le secteur privé commercial, il reste encore près de 700 maisons de retraite de 5 à 40 chambres», souligne Jean-Claude Marian, PDG d'Orpea. Des établissements menacés, car ils ont rarement les moyens de s'aligner sur les nouvelles normes.

Ce n'est pas le cas des grands acteurs du secteur. Ceux-ci jouent sur l'effet volume pour réduire leurs coûts. Ils peuvent aussi mettre à profit leur taille et leur modernité pour éliminer la maltraitance, «le risque permanent de ce métier  », selon Jean-Claude Marian. Les groupes de maisons de retraite ont davantage de moyens pour investir en formation, mieux traiter leur personnel et informer les familles. Autant de façons de lutter contre la maltraitance passive. De loin la plus courante, elle est souvent due à une surcharge de travail ou à un manque de formation.

 

Économies d'échelle

 

Les autorités ont beau délivrer au compte-gouttes les autorisations pour de nouveaux lits, le «chiffre d'affaires continuera à progresser, comme ces dernières années, de 7 % à 10 % par an», estime Jean-Christophe Briant, auteur de l'étude Precepta «Les maisons de retraite médicalisées à l'horizon 2013», parue en décembre.

La visibilité sur la rentabilité est moins nette. Le chiffre d'affaires d'Orpea a triplé entre 2004 et 2008 et son bénéfice net est passé de 19 à 48 millions d'euros. Sur la même période, les revenus de son challenger Korian ont été multipliés par cinq mais son résultat a seulement triplé.

À l'avenir, la pression risque de s'intensifier sur les tarifs. De 60 à plus de 100 euros par jour aujourd'hui, ils dépassent largement les revenus moyens des retraités, de l'ordre de 1 700 euros par mois. Pas de quoi inquiéter les maisons de retraite médicalisées privées commerciales : elles visent surtout les seniors aisés, dont les perspectives de revenus sont plutôt positives, rassure Precepta. Luc Broussy, directeur du Mensuel des maisons de retraite, est moins optimiste. «Les pouvoirs publics n'ont cessé d'augmenter les normes de qualité des maisons de retraite, notamment en passant la taille minimale des chambres de 16 à 22 m2 », rappelle-t-il. Une «évolution légitime» mais qui a alourdi le coût à la charge des résidents. Cela pourrait, si l'aide aux personnes âgées n'augmente pas, faire reculer les normes de qualité à «un niveau d'exigence inférieur».

» Les investisseurs individuels séduits par les maisons de retraite

http://www.lefigaro.fr/retraite/2010/01/12/05004-20100112ARTFIG00349-le-boom-des-maisons-de-retraite-medicalisees-.php
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Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /2010 11:45
Toute l'équipe du blog vous souhaite une bonne année 2010!
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Mercredi 9 décembre 2009 3 09 /12 /2009 19:00
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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /2009 08:53
Excellent travail de la camarade Françoise Geng, à telecharger d'urgence!

ICI

Chers camarades,

veuillez trouver ci-joint un outil utile sur le code du travail que m'a transmis mon UD.
 

 

Salutations les plus amicales


Françoise GENG

Fédération SANTE ACTION SOCIALE CGT

 

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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /2009 08:42
Un article très intérressant écrit par notre camarade Didier qui nous a donné l'autorisation de le publier:

"
Prime “bonne pratique” MEDOTELS

Nous rappelons que la CGT n'est pas favorable à ce type de prime qui en soit ne réglera pas l'absenteisme. C'est en agissant directement sur les conditions de travail, les moyens humain et en matériel, le salaire que l'absenteisme baissera. C'est bien une usure physique et psychologique qui oblige une majorité de salariés à s'arrêter.

Nous rappelons notre position lors des Négociations annuelles obligatoires qui était la suppression de toutes les primes, la suppression des envellope ciblée. Et nous voulions que ce soit remplacé par un 13ème mois.

Augmenter les salaires, améliorer le pouvoir d'achat des salariés, améliorer les conditions de travail agira directement sur l'absenteisme.

Cependant, nous avons tenu à participer au groupe de travail pour l'amélioration de cette prime afin d'attenuer les effets pervers de celle-ci. Le 23 novembre 2009, c'est tenue la dernière réunion pour améliorer la prime “bonne pratique”.

Lors des négociations anuelles obligatoires, il avait été obtenu une augmentation de l'envellope globale (210 000 au lieu de 150 000).

Nous avons réussi à :

  1. Simplification et diminution des items de notation,
  2. suppression de la note ” acquis et transmets à ces collègues”
  3. Augmentation de 21h à 36h le délai d'absence qui ne sera pas pris en compte
  4. Rajout de motif d'absence
  5. Et surtout répartition de l'envellope globale sur les établissements en fonction de la masse salariale

Cette nouvelle répartition aura deux effets:

  • atténuer les différences de notation entre établissement ( 100% de moyenne pour certain à 70% pour d'autre)
  • Pour les établissements à fort taux d'absenteisme, les salariés les moins absents profiterons mieux de leur participation dans le fonctionnement de leur établissement.

Les entretiens devront se dérouler sur le mois de décembre 2009 et janvier 2010, pour être versé sur le salaire de février 2010. Nous rappelons l'importance que chacun soit reçu, écouté et entendu par son chef de service.

Par Ratman - Publié dans : Divers - Communauté : Syndicalisme
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