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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 07:13

http://www.lindependant.fr/2014/03/05/les-etudiants-infirmiers-pris-en-otage-par-le-bras-de-fer-national,1855463.php

Dans la lutte menée par la fédération hospitalière privée et le ministère, les étudiants sont dans la balance, privés de stages dans les cliniques. Explications.

Pas de stage, pas de diplôme. A l'Institut de Soins Infirmiers, les études se déroulent sous une forme d'alternance, où les stages revêtent un intérêt primordial. A Narbonne, la Polyclinique Le Languedoc, suivant en ce sens la démarche du Groupe Médipôle Sud Santé, a mis fin aux stages, suivant la décision de la toute puissante FHP, la Fédération de l'hospitalisation privée. Une situation qui a perturbé les étudiants. Les syndicats, CGT en tête, ont dénoncé"le chantage de la FHP, dans ses négociations avec le ministère de la santé et des affaires sociales". La CGT juge l'attitude de la FHP "scandaleuse".

Portes closes

Médipôle tient à préciser que L'implication (ou non) des cliniques dans le mouvement de la FHP ne suit pas une quelconque directive groupe.

La direction de la Polyclinique a suivi en informant l'Institut de Formations en Soin Infirmiers (IFSI), via une lettre, de l'arrêt de la prise en charge de stagiaires infirmiers à partir de 1er mars 2014. "Cependant la direction a aussi informé que les stagiaires sur site ayant commencé avant ce 1er mars 2014, auront la possibilité de rester à la Polyclinique pour terminer leur stage. Ce que l'IFSI a refusé avec l'appui de l'hôpital de Perpignan qui prendra en charge tous les stagiaires" indique Vincent Foucher, chargé de communication du groupe Médipôle.

  • Valorisation tarifaire

Pour sa part, la FHP explique qu'elle n'a pas le choix. "De quels moyens d'action disposons-nous ? La grève ? Nous traitons 8 millions de patients par an et nous risquons des problèmes sanitaires majeurs. Descendre dans la rue ? interroge l'Héraultais Lamine Gharbi, président national de la FHP pour la partie des cliniques (section médecine chirurgie et obstétrique). Nous sommes exaspérés, car nous attendons, en vain, depuis des années, une revalorisation tarifaire. Nous devons réagir avec force face au déséquilibre existant entre le public et le privé. Il faut savoir qu'une prothèse de hanche nous est remboursée 5 000 euros par l'assurance-maladie contre 6 000 à l'hôpital ! L'iniquité est inacceptable. Nous sommes asphyxiés , nous payons 600 millions de taxes que l'hôpital ne paie pas, 30 départements de France n'ont plus de maternités privées. Dans certaines régions, l'ARS mène des actions très fortes contre le privé"

Le président de la FHP/MCO, actuellement en négociation à Paris, assure avoir conscience de faire peser un poids terrible sur les étudiants : "Je les entends, j'ai de l'empathie pour eux et de l'écoute. Ils sont nos futurs professionnels, il faut qu'ils sachent que si nous disparaissons, ils n'auront plus d'emploi". C'est au nom de la survie des cliniques que la FHP poursuit le bras de fer avec le gouvernement : "La situation n'est pas figée, nous n'avons pas fermé la porte aux étudiants pour autant, ils reviendront dès que la situation aura évolué, ce n'est pas une fin de non-recevoir pour nos étudiants !"

Les étudiants, qui suivent avec une attention particulière les négociations nationales, se seraient bien passés de ce bouleversement.

Un passage obligé... Il y a urgence

"Au moment du préavis donné par les cliniques privées, il y a trois semaines, s'est posé le problème des stages, explique Olivier Roquet le directeur de l'hôpital. Nous avons organisé avec la direction de la Polyclinique une cellule de crise pour éviter les problèmes. A ce moment-là, nous avons aménagé des stages de remplacement dans des cliniques de soins de suite et des Ehpad. Car ces stages sont essentiels à la validation du diplôme. Nous en avons intégré chez nous et dans les services des centres de Lézignan et Port-la-Nouvelle, et pour les 3e année nous avons veillé à respecter le cursus suivant le contenu des études".

Témoignage

Au bout de deux semaines, Sandrine, étudiante en 1re année a quitté la maternité de la Polyclinique pour l'Ehpad de Francis Vals à Port-La Nouvelle. Cette étudiante illustre la façon dont l'hôpital a réagi. "Je suis heureuse d'avoir pu faire un stage, car sinon, j'aurais dû le rattraper sur mes congés d'été, mais en même temps, nous nous retrouvons entre 8 et 9 stagiaires dans le même service, et nous sommes en surcharge, donc l'efficacité n'est pas la même. Ensuite, j'espère que lorsque j'aurai dans mon cursus universitaire un stage en Ehpad je pourrais intervertir avec un stage en chirurgie et médecine. Sinon, cette partie me manquera, et ce ne sera plus adapté à mes études".

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