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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 08:23

http://www.challenges.fr/entreprise/20140910.CHA7502/quand-les-cliniques-privees-s-occupent-aussi-des-urgences.html?xtor=RSS-16

Par Laurent Fargues

Invité du Club business réalisé avec Euro Media France, Pascal Roché, qui dirige Générale de santé, le premier groupe de cliniques privées en France, revient sur les missions parfois méconnues des établissements de santé privés.

Challenges. La ministre de la Santé Marisol Touraine doit présenter sa nouvelle loi dans les prochaines semaines. Qu’en attendez-vous ?

Pascal Roché. Le projet de loi doit être présenté d’ici à la fin septembre en Conseil des ministres. J’espère que ce sera l’occasion pour le gouvernement de faire des choix clairs. Il y aura certainement des avancées très positives sur le terrain de la prévention. En revanche, j’ai quelques inquiétudes sur le reste.

Lesquelles ?

Je crains qu’à travers la notion de service public hospitalier le gouvernement introduise des conditions de plus en plus restrictives à l’activité des cliniques. Ce serait un recul pour le système français, alors que les hôpitaux privés remplissent de vraies missions de service public. A l’heure où il est question d’économies, je rappelle qu’en 2012 un Français soigné dans le public coûtait en moyenne 2.115 euros aux contribuables, contre 1.205 euros dans le privé.

Le PDG du groupe australien Ramsay, qui vient de racheter Générale de santé, juge néanmoins le système français "excellent et stable"…

C’est vrai qu’en France les indicateurs de santé sont très bons, même s’ils se dégradent, et que le financement des soins est stable puisqu’il repose sur la Sécurité sociale. Mais nous avons aussi à apprendre de l’Australie sur la coordination entre les médecins de ville et les hôpitaux ou la chirurgie ambulatoire.

En matière de chirurgie ambulatoire, c’est-à-dire sans nuit à l’hôpital, Générale de santé est en pointe…

Nos établissements réalisent 54 % des opérations en ambulatoire, contre 42 % en moyenne en France. L’ambition est d’atteindre 60 % en 2016, soit bien au-dessus de l’objectif fixé par la ministre. La chirurgie ambulatoire exige de remettre en cause les pratiques des équipes, de mieux baliser les parcours de soins, mais in fine, c’est un réel progrès pour les patients, et les Français y sont prêts.

Générale de santé a aussi développé des services d’urgences. Pourquoi ?

Cela répond à un besoin des Français et au manque de médecins de proximité. Tous établissements confondus, il y a aujourd’hui 18 millions de passages aux urgences, contre 10 millions il y a douze ans. Nous accueillons 450.000 patients par an et veillons à réduire les délais d’attente au minimum. Notre engagement est désormais que les temps d’attente soient consultables en temps réel sur Internet.

Vous n’accueillez peut-être pas les cas les plus lourds…

Arrêtons de comparer la gravité des cas entre public et privé. Nos services d’urgences accueillent toutes les pathologies et sont implantés partout, y compris dans des quartiers difficiles. En moyenne, 20 % des malades qui arrivent aux urgences en France sont hospitalisés, chez nous, ce pourcentage tombe à 13 %. Mais cet écart ne s’explique pas par la gravité des cas, plutôt par une meilleure organisation.

Propos recueillis par Jean-Baptiste Diebold et Laurent Fargues

Quand les cliniques privées s'occupent aussi... des urgences.
Quand les cliniques privées s'occupent aussi... des urgences.

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Published by CGT Medica France - dans Générale de Santé
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commentaires

soins24 26/01/2015 15:01

c'est vraiment intéressant

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