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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 21:23

http://bourse.lesechos.fr/infos-conseils-boursiers/chat-interview-video/interview/le-projet-a-moyen-terme-de-korian-medica-est-fonde-sur-la-croissance-1013029.php

 

 

 

 

Yann Coléou - Directeur général

 

Le mariage de Korian avec Medica se déroule bien. Le nouvel ensemble devenu numéro un européen du secteur des maisons de retraite offre des perspectives de croissance solide à moyen terme sur un secteur défensif.

  Yann Coléou, Directeur général de Korian-Medica
Yann Coléou, Directeur général de Korian-Medica | Crédits photo : Patrick Lazic

2014 a signé la fusion de Korian avec Medica. Quel est le profil de ce nouveau groupe ?

L’activité de Korian-Medica est articulée autour de quatre lignes de métiers : les maisons de retraite médicalisées, qui représentent 85 % de nos établissements, les cliniques de soins de suite (soins postopératoires...), les résidences services pour seniors et les soins d’hospitalisation à domicile, prestations encore marginales. Notre positionnement va ainsi bien au-delà de la seule prise en charge de la dépendance. Nous sommes un acteur global du « bien vieillir ». Avec une présence dans quatre pays, France, Allemagne, Belgique et Italie, un réseau de 560 établissements, 40.000 collaborateurs et un chiffre d’affaires (pro forma 2013) de 2,3 milliards d’euros, nous avons acquis une position de numéro un européen.

Où en êtes-vous du processus d’intégration ? Quels sont les grands chantiers entrepris ?

2014 est à la fois l’année du rapprochement avec Medica et celle de la finalisation de l’OPA sur le leader allemand de maisons de retraite Curanum que nous avons initiée en 2013. La société sera radiée du marché de Francfort en décembre prochain. Concernant Medica, consolidé dans les comptes depuis mars, nous avons choisi de commencer le travail d’intégration, dès l’annonce de la fusion en novembre 2013 en désignant un comité exécutif au niveau mondial, un comité de direction français et en nommant tous les directeurs régionaux. Depuis, de nouvelles organisations opérationnelles ont été mises en place dans tous les pays jusqu’à la plus fine granularité. Nous avons terminé l’harmonisation des processus et la coordination des systèmes informatiques est en cours. Quant à l’harmonisation sociale en France, où nous réalisons 60 % de nos revenus, elle sera achevée à la fin 2016. A noter que la masse salariale représente près de 50 % de notre chiffre d’affaires.

Allez-vous dégager des économies de coûts ?

Nous avons identifié des synergies dans les régions où Medica était très bien implanté alors que Korian ne l’était pas et inversement. Toutefois, il n’y a pas eu de fermetures d’établissements et nous allons procéder à une dizaine de regroupements de sites. Par ailleurs, avoir une plus grande densité d’établissements – nous avons doublé de taille avec la fusion – nous permet d’en spécialiser un certain nombre en fonction de critères hôteliers, de niveaux de dépendance ou de pathologies. Nous estimons que les synergies devraient générer des économies de 7,5 millions d’euros en 2015, du double en 2016 et de 20 à 25 millions par an à partir de 2017.

Quels sont vos objectifs financiers ?

Nous visons un chiffre d’affaires de 2,5 milliards cette année, exercice de transition, accompagné d’une légère progression de notre performance opérationnelle. En 2017, les facturations devraient atteindre 3 milliards. Notre objectif est de poursuivre la dynamique d’amélioration de la profitabilité que j’ai engagée depuis deux ans pour Korian. Au premier semestre, dans un contexte d’intégration, nous sommes parvenus à légèrement augmenter notre marge brute d’exploitation avant loyer (Ebitdar) à 26,9 %.

Vous avez annoncé une petite acquisition en Allemagne. Allez-vous relancer la croissance externe ?

Nous avons acquis, en effet, un acteur indépendant qui exploite six établissements en Allemagne. Notre projet à moyen terme est fondé sur la croissance, ce qui justifie d’ailleurs l’absence de plan social lors de la fusion. Le potentiel de notre marché lié au vieillissement de la population et à une structure d’offre insuffisante est colossal. Nous souhaitons nous développer plus rapidement en Allemagne, sur la base de 1.000 lits supplémentaires par an, car c’est dans ce pays où la demande est la plus forte. 2,4 millions de personnes y atteindront l’âge de 85 ans dans les quinze prochaines années. Nous comptons renforcer notre développement dans tous les pays où nous sommes présents car nous y disposons d’une taille critique permettant d’optimiser les négociations avec les pouvoirs publics.

La dimension internationale est un facteur clé car elle permet de réduire le risque réglementaire. Après une année 2014 calme en matière d’acquisitions, nous allons de nouveau examiner les opportunités en 2015 essentiellement en Europe.

Quelle est votre capacité de financement ?

Nous disposons de 500 millions d’euros de lignes de crédit non utilisées. L’endettement du groupe rapporté à l’excédent brut d’exploitation fait ressortir un ratio très en deçà des covenants imposés par les banques. Nous venons en outre de renégocier nos emprunts, ce qui a généré un surcoût de 24 millions sur les comptes semestriels, mais aura un impact très positif sur les frais financiers dès 2015.

Quels sont les axes privilégiés pour les acquisitions ? Quid du pôle psychiatrie de Medica, qui n’est pas dans votre cœur de métier ?

Nous comptons accroître nos positions dans nos quatre lignes de métiers. Nous disposons notamment d’un savoir-faire dans les résidences services avec 2.400 lits, exclusivement en Belgique et en Allemagne que nous pourrions dupliquer en France. Un désengagement de la psychiatrie n’est pas à l’ordre du jour. Cette activité a atteint une bonne vitesse de croisière chez Medica contrairement au pôle psychiatrie de Korian que nous avons cédé.

Le rythme de croissance interne de 3 % est assez faible. Pour quelle raison ?

Nous sommes en phase de consolidation et notre croissance embarquée est plus faible que celle d’une société comme Orpéa. Nous disposons de 8.000 lits non exploités, à créer ou à rénover, ce qui représente environ 13 % du réseau. Le concept de croissance interne est, en outre, à manier avec précaution pour Korian-Medica car les comptes se comparent à un exercice précédent pro forma (qui réintègre Medica en 2013).

Quelle est votre politique immobilière ?

Nous sommes propriétaires de 20 % de nos actifs immobiliers dont la valorisation est estimée à 860 millions. Nous externalisons ainsi près de 80 % des murs des établissements. Nous n’avons pas vocation à en détenir une part plus importante et nous estimons avoir une bonne maîtrise de l’évolution de nos loyers. Notre priorité est d’être un acteur reconnu des services aux personnes âgées et non de la gestion immobilière.

Comment a évolué le capital depuis la fusion ?

L’opération a fortement renforcé le flottant de Korian qui atteint désormais 50 %, contre seulement 10 % avant la fusion. Compte tenu d’une capitalisation boursière qui dépasse 2 milliards d’euros, les volumes d’échange ont également beaucoup progressé. Par conséquent, nous répondons désormais aux critères de sélection de sociétés de gestion de taille plus importante. En matière d’actionnariat, trois grands acteurs de l’assurance santé, Predica, la Maaf, Malakoff Mederic et le groupe immobilier Batipart détiennent 49 % du capital. La participation de ce dernier a été ramenée de 24 % initialement à 7 % en passant par une étape de 15 % au moment de la fusion.

 

Propos recueillis par Anne Barloutaud

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Published by CGT Medica France - dans La vie du groupe
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commentaires

Mylène 18/11/2014 07:59

C est impressionnant et il faut se servir de tout ca pour NAO et decfoche un peut de miettes pour les salaries

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