Excellent article de nos ami(e)s CGT de la polyclinique de Francheville, à méditer!
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Excellent article de nos ami(e)s CGT de la polyclinique de Francheville, à méditer!
En ce début d’année, il est de coutume de présenter ses voeux. Il est inhabituel que la CGT ne participe pas aux cérémonies de voeux du Chef de l’Etat. La Fédération CGT santé et action sociale a décliné ceux de nos Ministres de tutelle et de nos employeurs. Il ne s’agit pas d’un caprice mais bien d’affirmer que la question du dialogue social ne se résume pas à des cérémonials et à des pseudo concertations. Au contraire, la CGT exige que Gouvernement et patronat répondent en 2011 aux voeux des salariés par l’ouverture de réelles négociations sur les salaires, l’emploi, les retraites, la prise en compte de la pénibilité, les conditions de travail… Dans l’unité, nous avons été des centaines de milliers jeunes, salariés, retraités, dans les établissements et dans la rue à exprimer le rejet de la réforme des retraites et à revendiquer une réforme plus juste et plus solidaire. A l’occasion de la nouvelle année, exprimons collectivement nos voeux, pour placer 2011 sous le signe de la conquête du progrès social.
http://lacgt-chvienne.over-blog.com/article-aujourd-hui-les-vieux-coutent-trop-cher-64958250.html
Nicolas Sarkozy, François Fillon, et l'ensemble de la droite ont imposé au
pays une contre-réforme des retraites, se félicitant même d’avoir sauvé «notre
système de retraite par répartition». Maintenant de la même façon ils vont
vouloir détruire, pardon, sauver la sécurité sociale. Cette nouvelle réforme,
imposée par les mêmes, sera donc destinée à servir les intérêts financiers des
compagnies d’assurances privées et de leurs actionnaires. La majorité UMP
n’offre comme solution que le recours individuel à l’assurance privée. La
cible est donc la sécurité sociale, mais la première attaque se fera sur le front
de la dépendance.
L'allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) actuelle serait remplacée
par l’obligation faite aux personnes de plus de 50 ans de souscrire un contrat
d’assurance dépendance auprès d’une compagnie privée! Cette fois, il n’y a
plus aucune pudeur à dévoiler que le «marché de la dépendance» est ouvert
exclusivement aux intérêts financiers des compagnies d’assurances. Sous
prétexte de gagner en compétitivité, il n'est pas question de taxer les hauts
revenus de la finance, ou les actionnaires du CAC40. Pourtant ce sont biens
les cadeaux fiscaux a ses privilégiés qui creusent le déficit de l'état! La
dépendance sera donc prise en charge par les personnes elles même et leur
famille. Chaque nouvelle réforme est un prétexte pour casser la solidarité,
imposé des solutions individualistes pour aller au final un désengagement
total de l'état; Il faut livrer tout les secteurs au marché: Nicolas Sarkozy à été
élu pour cela!
Comme pour tout les autres dossiers sociaux, la ritournelle du
gouvernement est toujours la même: «il est impossible de prendre en charge
la dépendance dans les années futures». Alors que le seul problème est celui
de la répartition des richesses! Personne n'échappe à la vindicte des riches,
après avoir stigmatisé les immigrés, les Roms, les jeunes, les fonctionnaires,
voici le tour des «vieux»! Votre tour viendra aussi !
Les propos
d'Alain Minc se demandant s'il est nécessaire que la collectivité
s'offre le luxe de soigner les plus vieux alors que ça coûte cher sont propres au
«sarkozysme» et à ses représentants. Les débats, même les plus odieux, pour
favoriser l'enrichissement à outrance de certains sont lancé sur la place
publique: «La collectivité nationale doit-elle payer les soins à de vieilles
personnes qui ne travaillent plus, ne produisent plus, et dont l'espérance de vie
est réduite?».
On devine qu’avec toutes ces mesures : casse du code du travail, casse des
retraites, de la médecine du travail, de l’hôpital public et de la sécurité sociale,
nous vivrons de moins en moins vieux, donc il faut nous faire payer un max
avant de mourir. Le futur ne sera plus peuplé que de vieux riches, ils auront
trouvé là un moyen de faire disparaitre les pauvres d’un secteur qui leur sera
dorénavant exclusivement réservé !
"Un vieillard qui meurt, c'est une bibliothèque qui brûle"
Proverbe Africain