Luttes

Dimanche 30 janvier 2011 7 30 /01 /Jan /2011 10:53

       La cgt                                                

 



                                                   

le 27/01/2011

 

 

 

LES PARENTELES

 

Suite aux négociations annuelles obligatoires qui se sont déroulées en fin d 'année 2010, vous avez remis en cause:

  • Les conditions de travail des personnels avec un allongement de la durée du temps de travail.

  • La journée de solidarité et les RTT

  • le volume d'heures supplémentaires annuel

  • la prime de fin d'année et les indemnités « différentiel d'emploi ».

En d'autres termes, le nouvel accord que vous voulez nous imposer, non seulement fait disparaître les quelques acquis sociaux dont nous disposions mais en plus entrainera une dégradation significative de nos conditions de travail et de nos revenus. Nous contestons cet accord qui d'ailleurs n'a pas été signé par nos déléguées syndicales.

Nous exigeons que vous repreniez les négociations sur les bases suivantes :

Sur les salaires :

  • une revalorisation des salaires de 15 %.

  • le 13ème mois pour tous.

  • Suppression des trois jours de carence en cas de maladie.

  • le maintien et l'intégration de l’indemnité « différentiel d'emploi » au salaire .

  • Une revalorisation des indemnités de sujétion pour travail effectué les dimanches et jours fériés majorées de 0,70 point/heure comme à Médica SA.

 

Sur les conditions de travail :

  • Le maintien des plannings actuels et des jours de RTT

  • Le remplacement du personnel à 100%.

  • La possibilité de prendre en jour de repos les récupérations des jours fériés.

 

Nous tenons à vous affirmer par notre démarche que nous n'accepterons pas le sort que vous nous réservez. Nous ne sommes pas contraints par la loi de vous prévenir par préavis de la suite que nous donnerons à notre action, mais nous vous rappelons que votre responsabilité sera engagé dans le cas où le service rendu aux résidents ne serait plus assuré.

 

Le personnel et son organisation syndicale CGT.

 

 

Les Parentèles en Grève

 

Pour les conditions de travail et les salaires

 

 

 

Au début de l'année, la direction du Groupe MEDICA qui a racheté Les Parentèles, nous a annoncé la disparition de la prime de fin d'année, une remise en cause des horaires de travail et des jours de RTT, ainsi qu'une augmentation du volume annuel d'heures supplémentaires.

Nous ne voulons pas des nouvelles conditions que la direction veut nous imposer. Travailler dans une maison de retraite est un métier difficile. Ces changements vont aggraver nos conditions de travail et les conditions de prise en charge des résidents. Nous ne voyons pas pourquoi il nous faudrait accepter le pire pour que MEDICA soigne ses comptes avant les résidents et les salariés.

 

MEDICA...

Dans ces conditions là,

on n'en veut pas !

Aujourd'hui, la plupart des salariés sont payés au SMIC, et même avec 10 ans d'ancienneté, les salaires ne dépassent pas 1200 euros. La journée de travail est de 12 heures avec 2 à 3 week-end travaillés par mois.

Nous exigeons une revalorisation de nos salaires, le remplacement des personnels absents, le 13è mois, le maintien de nos plannings et de nos RTT.

 

Le personnel des Parentèles

et son organisation syndicale CGT

 

 

 

MEDICA : un des premiers groupes spécialisé dans l'exploitation d’établissements de prise en charge des personnes dépendantes.

Les maisons de retraite (+ de 100 en France) représentent 70 % de son chiffre d'affaires qui était de près de 500 millions d'euros en 2009 (+ 7 % sur 2008).

Le groupe qui annonce une rentabilité de 25,8 % au 1er semestre 2010 assure son développement essentiellement par des prises de participation et l'achat d'établissements existants.

Il à pris le contrôle total de 6 maisons de retraites du groupe Les Parentelles fin 2010.

 

 

 

 

 

 

 

                                                                         

Par Ratman - Publié dans : Luttes - Communauté : Syndicalisme
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Jeudi 27 janvier 2011 4 27 /01 /Jan /2011 12:44

4 établissements sur 6 viennent de débrayer aux Parentèles: Chars,Bezons,Pierrelaye,Paris 20éme avec des taux de grévistes très importants. Nous vous tenons au courant le plus tôt possible.

Par Ratman - Publié dans : Luttes - Communauté : Syndicalisme
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Mercredi 26 janvier 2011 3 26 /01 /Jan /2011 07:31

En ce début d'année, le nouveau groupe DVD est né. Il suscite plein d'interrogations parmi le personnel de l'ensemble des établissements et ce, quelle que soit la qualification des salariés. D'ores et déjà en Ile de France, il est fait état de fermetures et d'ouvertures de nouveaux établissements, de délocalisations des sièges administratifs et comptables. Cela va donc avoir des répercussions pour ces salariés. Suppression de postes… et/ou déménagement sont les premiers effets. Et ensuite à qui le tour ? La direction s'est contentée de convoquer les personnels concernés en leur demandant simplement leur desideratas individuels face à la fusion. Lire la suite en téléchargeant le (...)

http://www.sante.cgt.fr/spip.php?article5115

Par Ratman - Publié dans : Luttes - Communauté : Syndicalisme
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Vendredi 21 janvier 2011 5 21 /01 /Jan /2011 07:29

df

jsUn debrayage a eu lieu hier sur 3 des 6 établissements du groupe "Les Parenteles" qui est une nouvelle filiale de Médica France. Nous vous communiquons les tracts et revendications des salarié(e)s, et nous vous tenons au courant de la suite des actions.

 

Le groupe.. Le groupe..

 

tract janvier tract janvier

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           USD 95

A peine arrivé aux Parentèles, ce groupe financier -côté en bourse- met en œuvre sa stratégie de croissance. Celle - ci consiste non pas à s’interroger sur le bien être des résidents et les conditions de travail des salariés mais bien à réfléchir aux moyens à mettre en œuvre pour réaliser un maximum de bénéfices.

Dès les premiers mois tous les acquis du personnel sont balayés d’un revers de main, les conditions de travail remises en cause avec un allongement de la durée du temps de travail.

(voir au verso les revendications portées par le personnel)

Toutes ces remises en cause vont se faire au détriment de la prise en charge des résidents. Comment des personnels déjà fatigués vont-ils supporter l’accroissement de la charge de travail sans récupération possible des heures supplémentaires, sans aucune RTT ? Comment assurer les fins de mois quand on gèle les salaires, supprime les primes, alors que le coût de la vie ne cesse d’augmenter ? Il n’est pas normal que les résidents payent, non pas pour améliorer leur prise en charge, mais pour financer un groupe…

Cela n’est pas acceptable

 

Personnel et résidents deviennent une marchandise à rentabiliser au maximum dans le but de faire monter le cours de l’action !

 

Pour la CGT et les personnels  il n’est pas question d’accepter une telle situation. La santé ne doit pas être une marchandise, les personnels des chiffons que l’on tord, salit et que l’on jette au gré du vent soufflé par les  actionnaires !

Nous tenions à vous informer de la situation afin que vous ne soyez pas surpris des éventuelles actions que nous serions amenés à conduire dans les jours qui viennent.

Merci de votre compréhension.

 

Janvier 2010

Voici ce que l’on trouve sur le site

« boursier.com » au sujet de Médica :

« Médica est spécialisé dans les structures d'accueil et de soins médicalisés pour personnes dépendantes de tous âges. Le groupe est principalement présent en France, ainsi qu’en Italie, depuis 2005. Medica intervient principalement sur deux secteurs d’activité :

- le secteur « EHPAD », Établissements d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes appelées usuellement maisons de retraite, assurant la prise en charge de la dépendance pérenne (111 établissements offrant une capacité d’accueil de 9 064 lits au 31 décembre 2009)

- le secteur sanitaire, principalement au sein d’établissements de Soins de Suite et de Réadaptation (« SSR »), et d’établissements spécialisés dans le domaine psychiatrique, assurant la prise en charge de la dépendance temporaire (37 établissements sanitaires représentant une capacité d’accueil de 2 317 lits au 31 décembre 2009).

Stratégie

Medica a pour objectif de générer une croissance annuelle moyenne de son chiffre d’affaires consolidé de l’ordre de 13 à 15 % par an sur la période 2010-2012, tant grâce à sa politique de croissance organique qu’à sa politique de croissance externe maîtrisée. Dans ce cadre, le groupe envisage d’investir 220 millions d’euros sur cette période. Cette politique d’investissement ne sera pas conduite au détriment de la solidité du bilan du groupe, puisque le plan de développement décrit ci-dessus conduirait à ramener son ratio Endettement Financier Net/EBITDA du groupe à environ 3x à l’horizon 2012.

 

le 17/01/2011

 

 

 

LES PARENTELES

 

Suite aux négociations annuelles obligatoires qui se sont déroulées en fin d 'année 2010, vous avez remis en cause:

  • Les conditions de travail des personnels avec un allongement de la durée du temps de travail.

  • La journée de solidarité et les RTT

  • le volume d'heures supplémentaires annuel

  • la prime de fin d'année et les indemnités « différentiel d'emploi ».

En d'autres termes, le nouvel accord que vous voulez nous imposer, non seulement fait disparaître les quelques acquis sociaux dont nous disposions mais en plus entrainera une dégradation significative de nos conditions de travail et de nos revenus. Nous contestons cet accord qui d'ailleurs n'a pas été signé par nos déléguées syndicales.

Nous exigeons que vous repreniez les négociations sur les bases suivantes :

Sur les salaires :

  • une revalorisation des salaires de 15 %.

  • le 13ème mois pour tous.

  • Suppression des trois jours de carence en cas de maladie.

  • le maintien et l'intégration de l’indemnité « différentiel d'emploi » au salaire .

  • Une revalorisation des indemnités de sujétion pour travail effectué les dimanches et jours fériés majorées de 0,70 point/heure comme à Médica SA.

 

Sur les conditions de travail :

  • Le maintien des plannings actuels et des jours de RTT

  • Le remplacement du personnel à 100%.

  • La possibilité de prendre en jour de repos les récupérations des jours fériés.

 

Nous tenons à vous affirmer par notre démarche que nous n'accepterons pas le sort que vous nous réservez. Nous ne sommes pas contraints par la loi de vous prévenir par préavis de la suite que nous donnerons à notre action, mais nous vous rappelons que votre responsabilité sera engagé dans le cas où le service rendu aux pensionnaire ne serait plus assuré.

 

Le personnel et son organisation syndicale CGT.

Par Ratman - Publié dans : Luttes - Communauté : Syndicalisme
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Lundi 17 janvier 2011 1 17 /01 /Jan /2011 07:23
Notre ami Loïc PEN, médecin urgentiste à l'Hôpital de Creil, vient
d'écrire une lettre ouverte face à la dégradation des conditions de
soins.

Un appel à tous à résister aux choix actuels du gouvernement de
liquider la santé publique au profit des grands groupes de cliniques
privées.

A lire et faire circuler comme une incitation à agir et à ne plus
laisser faire ces reculs de civilisation que nous imposent ceux qui
nous gouvernent !



"Une vieille dame hurle qu’elle veut retourner chez elle. Plus loin
d’autres personnes âgées gémissent ou tremblent de peur dans cet
environnement inquiétant. Certaines se sont urinées dessus. Ailleurs,
c’est un patient en chimiothérapie qui s’est aggravé. Dans ce coin
c’est une patiente délirante attachée à son brancard… . Faute de place,
ils sont une vingtaine dans le couloir des urgences de Creil. C’est un
chiffre moyen, une journée ordinaire. Ils sont entassés les uns sur les
autres sans intimité. L’infirmière court partout, débordée. C’est une
professionnelle expérimentée. Elle est depuis plusieurs années aux
urgences. Elle me dit qu’elle a envie de pleurer. L’interne, quant à
elle, a déjà craqué, de même qu’une infirmière plus jeune que
j’aperçois en larme. Pour ma part, je suis coincé au déchoquage avec un
patient entre la vie et la mort… je ne les aiderai pas.



« Ce qu’il y a de scandaleux dans le scandale c’est qu’on s’y habitue
»Simone de Beauvoir Cela fait environ 6 ans que cela dure et c’est de
pire en pire. Il y a 6 ans, nous étions 19 médecins temps plein, nous
sommes désormais 15, nous devrions être 25. On compense par des heures
supplémentaires… Récemment, en faisant la visite un lundi matin, j’ai
trouvé deux « pré-infarctus » ignorés depuis 48 heures et un patient en
arythmie cardiaque que l’on n’avait pas anti-coagulé et qui risquait
l’accident vasculaire cérébral. Après un moment de colère, j’ai pris
connaissance de la situation aux urgences 48h avant : Critique ; des
patients partout, des équipes débordées. Les médecins qui ont vu ces
patients, je les connais depuis des années. D’excellents
professionnels, particulièrement rigoureux. Ca peut m’arriver ; ça va
m’arriver. Cette fois ci nous avons de la chance, tout fini bien. Nous
allons finir par tuer des patients.



Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage. Si les urgences
de Creil sont particulièrement en difficulté, cette situation n’est pas
isolée. Partout, les urgences et les hôpitaux souffrent, c’est partout
la même politique de liquidation de l’hôpital public. En changeant le
mode de financement de nos hôpitaux, les gouvernements de ces dernières
années ont rendu les hôpitaux publics déficitaires. Aujourd’hui, ils
s’appuient sur ces déficits qu’ils ont provoqués pour justifier la
casse. Cette casse sert à dégager le terrain pour le secteur privé
lucratif. Le service public est rendu incapable de remplir ses
missions, reste le service payant. Tout s’accélère, la fusion
démolition des hôpitaux de Creil et de Senlis est en route. La
direction commune de ces hôpitaux a été votée. Nos services sont mis à
genoux. Il restera à ramasser les morceaux pour un regroupement peau de
chagrin.



Travailler plus pour gagner moins. En fin d’année, la direction de
l’hôpital de Creil a décidé de modifier le mode de comptabilisation des
heures des médecins du pole urgence, réanimation, anesthésie. Avec
l’instauration d’un comptage plus défavorable aux médecins, le but de
la manœuvre semble être de faire encore des économies. Devant cette
situation, les médecins dans leur majorité ont décidé de ne plus
travailler que 40 heures hebdomadaire et de ne plus faire d’heure
supplémentaire. Des anesthésistes qui travaillent moins, ce sont des
interventions chirurgicales en moins. Des réanimateurs qui ne font plus
d’heures supplémentaires, ce sont 4 lits fermés sur les 12 que compte
ce service pourtant vital. Et pour les urgences, ce sont des médecins
en moins à l’accueil du patient. Certains jours, il pourrait n’y avoir
que deux médecins là ou il y en a 5 actuellement. Ca peut arriver, ça
va arriver. On ne peut plus demander aux professionnels de santé
d’assumer les aberrations des politiques de santé. Nous avons une
responsabilité collective à nous indigner et à résister.



« Le motif de la résistance, c’est l’indignation » Stéphane Hessel Nous
devons tous nous préoccuper de ce qui arrive dans nos hôpitaux.
L’indifférence serait la pire des attitudes. Si nous ne résistons pas
c’est le droit à la santé pour tous qui va disparaître. La situation
est inadmissible, tout ce qui permettait un contrôle démocratique des
hôpitaux (instances comprenant des élus, des syndicalistes, des
professionnels, des usagers, avec de vrais pouvoirs) a été balayé par
la loi Bachelot. Cette loi transforme les directeurs en dictateurs
d’hôpitaux. Eux-mêmes sont sous la coupe de l’agence régionale de santé
et in fine du ministre lui-même. Adieu démocratie locale, adieu
autogestion, bonjour technocratie autoritaire ! Cette situation est
dénoncée dans l’appel des soignants du MDHP (Mouvement de Défense de
l’Hôpital Public) qui explique le conflit éthique entre le devoir
d’assurer la qualité des soins et l’exigence de rentabilité financière…



« Celui qui se bat peut perdre, celui qui ne se bat pas a déjà perdu
»Berthold Brecht. Au-delà de l’appel des soignants, c’est à chaque
citoyen qu’il incombe de s’exprimer. Intervenez auprès de vos élus. Les
députés de droite d’abord dont la responsabilité est immense mais aussi
tous les élus locaux du maire au conseiller général. Demandez des
comptes à ceux qui soutiennent la fusion des hôpitaux. Demandez-leur
s’ils mesurent le désastre en cour. Faites pression pour qu’ils exigent
un moratoire sur la fusion des hôpitaux de Creil et de Senlis et une
commission d’enquête incluant des élus, des usagers, des syndicalistes,
des professionnels de terrain pour en mesurer les effets. Qu’ils
écrivent au préfet, au ministre, au directeur d’ARS pour demander des
comptes. Exigez une subvention d’équilibre de l’état pour apurer les
déficits des hôpitaux de Creil et de Senlis. C’est la seule façon d’en
finir avec les plans de retour à l’équilibre qui détruisent l’hôpital.
C’est la seule façon de repartir sur le seul indicateur valable : les
besoins de santé publique. Nous avons besoin de démocratie, besoin de
véritables assises départementales de la santé. Nous ne devons plus
laisser les décisions à des responsables coupés des réalités
quotidiennes. J’interviens ici comme médecin et comme militant
politique, un mélange des genres qui me sera reproché. Mais mon métier
me fait obligation de dénoncer la situation dangereuse pour les
patients et mon engagement le devoir de me battre avec vous pour
changer cette politique. Alors allons-y !! Allez vraiment voir vos
élus, ne cédez pas à l’indifférence, c’est un enjeu pour maintenant et
pour demain."



Loïc PEN, médecin urgentiste à Creil, candidat du Front de Gauche aux
élections européennes de 2009
Par Ratman - Publié dans : Luttes - Communauté : Syndicalisme
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