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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 18:42

http://www.france5.fr/sante/enquete-de-sante/emission/2011-12-06

 

Le Business des maisons de retraite

On a coutume de dire que les seniors en maison de retraite n’intéressent plus personne. Aujourd’hui, ils sont pourtant au centre d’un marché florissant où de grands groupes font fortune. Enquête de santé ouvre ce dossier brûlant avec le documentaire La Ruée vers l’or gris, un débat en direct et les réponses aux SMS des téléspectateurs.

Au royaume de l’or gris, les action­naires des maisons de retraite privées sont rois. La « ruée vers l’or gris » est d’ailleurs le nom donné à cette nouvelle course aux profits dont les seniors sont les poules aux œufs d’or. La réalisatrice Magali Cotard commence son investigation dans les Alpes-Maritimes, département de France où les grands groupes privés se sont le plus implantés. Décor chaleureux et coloré, chambres individuelles spacieuses… Des prestations dignes d’un hôtel trois étoiles, que toutes les familles n’ont pas les moyens de s’offrir. Dans le reste de la France, les établissements publics sont pour l’heure encore majoritaires dans ce secteur, avec généralement des listes d’attente interminables. Ainsi, le privé, au départ réservé à une clientèle aisée, est devenu le seul recours pour de nombreuses familles prises au dépourvu, quitte à ce qu’elles y laissent les économies de toute une vie. Pour ces groupes, qui réalisent des marges confortables, pas d’états d’âme : les personnes âgées sont des clients qu’il faut séduire, un placement sans risque pouvant rapporter gros.

 

Les nouvelles lois du marché

Quelles sont les différences majeures entre le privé et le public pour les pensionnaires, le personnel et les familles ? La qualité des soins est-elle proportionnelle aux tarifs pratiqués par les établissements ? Comment fonctionnent les sites Internet des sociétés de « placement » ? Cette Enquête de santé met les pieds dans le plat et aborde tous les aspects du problème : la pression sur les salariés au sein des groupes, le parcours du combattant des familles pour obtenir une place, les choix politiques des élus locaux. Avec, en toile de fond, une question primordiale : quel sens ont encore la mission de service public et la solidarité nationale face à la loi du marché ?

 

Points de vue

« La population demande qu’il y ait des maisons de retraite à des prix abordables. Or, les seuls établissements qui peuvent avoir des prix abordables sont ceux du secteur public. » Gérard Brami, directeur d’une maison de retraite publique dans les Alpes-Maritimes

« Nous considérons que la personne est un consommateur à qui nous délivrons une prestation de services. On n’est pas dans la notion de service public pour l’usager mais de service qualitatif pour un client. » Florence Arnaiz-Maumé, présidente du Synerpa, Syndicat des établissements privés pour personnes âgées

« Quand on dit que les vieux coûtent cher, en fait ils coûtent cher surtout à eux-mêmes et à leur famille, et c’est ça qui est choquant. Pourquoi ces dépenses, motivées par une demande et des besoins en soins, ne sont-elles pas prises en charge par la protection sociale et la collectivité ? Voilà le fond du débat. » Alain Villez, consultant spécialiste des maisons de retraite associatives

« Nous avons mis beaucoup de temps dans notre association à nous décider à aller voir un organisme de placement. C’est bizarre de choisir ce métier-là et d’en arriver à ça, à cette espèce de commercialisation. » Christelle Justes, directrice d’une maison de retraite en Ile-de-France

« Ces groupes sont rentables et restent des placements sûrs. (…) Parmi les cinq plus gros, trois sont cotés en Bourse. Je connais peu de secteurs dans le domaine de la santé qui ont des marges de progression de leur chiffre d’affaires de 25 %. C’est un créneau très porteur. » Fanny Guinochet, journaliste à Challenges

 

Quelques chiffres

  • Personnes dépendantes d’ici à 2040 : 1,2 million.
  • Retraite moyenne des Français : 1  200 euros mensuels.
  • Coût moyen mensuel d’une place dans une maison de retraite : 1 400 euros dans le public et 2 100 euros dans le privé. 80 % des personnes âgées ne peuvent pas payer ce qui reste à leur charge.

 

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Published by Ratman - dans La vie du groupe
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commentaires

droopy 11/12/2011 20:30

Il faut comprendre une chose primordiale.
Il est difficile de faire gober aux salariés qu'ils travaillent dans le médico-social pour une entreprise, des résidents et familles.
Alors que les directions leurs demande de donner toujours plus d'eux-même ( limite bénévolat).
De fait, c'est de la faute des ARS si ils sont aussi peu rémunérés.
Mais il ne saurait être question de redistribuer les richesses de "la pompe à fric que sont nos ainés".:-)
Les pauvres groupes à but lucratif, si peu de considération alors qu'ils rendent un grand service à la société !
Les pauvres salariés qui sont exploités par les ARS !
Ou sont les dividendes, les actionnaires ?
A mon avis, y a un truc qui cloche !

Ratman 11/12/2011 21:36


C'est simple, l'Etat, donc la solidarité nationale, par l'intermédiaire des ARS paye aux environs de 60% les salaires des salarié(e)s du soins ainsi que le materiel médical par le biais des
subventions. Donc effectivement l'ARS contrôle le recrutement du personnel et impose les quotas. Il n'empêche que le bénéfice réalisé par les groupes de santé privée du lucratif vont directement
dans la poche des actionnaires. Rien n'empêche les entreprises d'embaucher plus de personnel, de le payer convenablement et de donner moins aux actionnaires, parcequ'il est faux de dire que les ARS
refusent d'embaucher en plus!!!!à partir du moment ou elles ne payent pas les salaires............


Cat-ire 10/12/2011 10:59

A revoir en replay jusqu'au 13 Décembre...et lire les commentaires !
Encore du travail sur la planche pour nos élus pour améliorer le sort de ceux qui travaillent pour des clopinettes pour les résidents !
En attendant j'ai accroché un "chiffon" rouge à mon cou en hommage à Nono, Eric, Albert et les autres :D

Nono 10/12/2011 08:51

Pour ceux de nos camarades qui ne savent pas pour qui ils bossent.A diffuser sans moderation,surtout à celles et ceux qui nous bassine avec "les equilbres".

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