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20 mai 2020 3 20 /05 /mai /2020 12:59

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20 mai 2020 3 20 /05 /mai /2020 09:00

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19 mai 2020 2 19 /05 /mai /2020 09:00

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19 mai 2020 2 19 /05 /mai /2020 07:59
Les mardis de la colère, du 19 mai au 16 juin 2020. EHPAD : rien ne change. La situation ne peut être réglée par une prime !

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18 mai 2020 1 18 /05 /mai /2020 12:22

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18 mai 2020 1 18 /05 /mai /2020 09:00

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17 mai 2020 7 17 /05 /mai /2020 15:07

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15 mai 2020 5 15 /05 /mai /2020 15:23

À partir du 1er mai 2020, les salariés dans l’impossibilité de travailler du fait de la garde d’enfants ou en raison de leur vulnérabilité face au coronavirus ou de leur cohabitation avec une personne vulnérable, seront pris en charge par le dispositif d’activité partielle.

 

L’employeur doit donc cesser de déclarer les arrêts de travail de ses salariés dont le motif initial était la garde d’enfant puisqu’aucune prolongation d’arrêt de travail dérogatoire ne doit être transmise après le 30 avril.

 

L’employeur doit signaler via sa déclaration sociale nominative la reprise anticipée d’activité du salarié concerné, puis réaliser une demande d’activité partielle sur le site dédié du gouvernement.

 

La loi prévoit qu’il n’est pas nécessaire que l’entreprise ait recours au dispositif du chômage partiel en raison de sa fermeture ou de la réduction de ses horaires de travail pour que le salarié bénéficie du dispositif de l’activité partiel ; il suffit juste de joindre une attestation justifiant de la fermeture de l’école ou de l’impossibilité pour la structure d’accueillir l’enfant ou un certificat médical attestant de l’état de santé vulnérable. 

 

Les salariés percevront une indemnité à hauteur de 70% du salaire brut, soit 84% du salaire net (avec un minimum fixé à 8,03 €)

 

Ces montants seront portés à 100 % du salaire pour les salariés rémunérés au niveau du SMIC. 

 

Cette indemnité sera versée au salarié à l’échéance normale de paie par l’entreprise, qui se fera intégralement rembourser ensuite par l’Etat dans les conditions applicables au régime de l’activité partielle.

 

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15 mai 2020 5 15 /05 /mai /2020 12:10

https://blogs.mediapart.fr/sergeescale/blog/080520/ehpad-prives-un-business-sur-la-vieillesse-interdire

Des ehpad privés financés pour près de 50% par le contribuable génèrent un business juteux pour les actionnaires alors que nos aînés finissent leur vie de manière déplorable, soignés par un personnel insuffisant et mal payé. De multiples rapports parlementaires, enquêtes, documentaires, livres, montrent la réalité d'une situation inacceptable alors que le vieillissement de la population s'accroît.

Début 2020, Jean-Claude Marian le fondateur et ex-Pdg du groupe d'Ehpad privé Orpéa a empoché 456 millions d'euros au titre des dividendes des actions qu'il a vendues, juste avant la crise sanitaire du Covid-19 * . En 2013, il avait perçu 320 millions d'euros au même titre. Cette manne considérable qu'on peut qualifier de véritable hold-up, hélas légal, s'est constituée en partie sur fonds publics, autant dire grâce au contribuable. Ce cas extrême n'exonère pas les actionnaires des autres groupes privés, Korian le 1er en capitalisation boursière, DomusVi, Les Opalines,Noble Age, etc. Le service de communication du groupe Orpéa assure que la vente par son ex-pdg de ses titres en 2020 n'a rien à voir avec la crise sanitaire du Covid-19 qui a malmené les titres boursiers des ehpad privés. Nous somme priés de le croire. Orpéa compte parmi ses plus gros actionnaires le plus important fonds de pension canadien Pension Plan Investment Board (CPPIB), à hauteur de 15 % lors de son entrée au capital d'Orpéa en 2013. Situation cocasse que celle de retraités canadiens dont les pensions de retraite dépendent du commerce lucratif d'un modèle économique contestable, financé en partie par le contribuable et par les retraités français.

​​​​​​​

Pour comprendre en quoi le juteux modèle économique de la vieillesse en France est une spoliation malheureusement légale et un système particulièrement retors, il faut expliquer le complexe mode de financement des Ehpad privés en France, un écheveau administratif lourd et inefficace que l'on retrouve dans de nombreux secteurs d'activités et particulièrement la prise en charge de la dépendance.

Pour résumer, rappelons que les  revenus d'un Ehpad privé dépendent de 3 sources:

  1. Le budget "soins", intégralement à la charge de l'Assurance maladie et qui sert à financer le personnel soignant et les équipements médicaux. (32 % des charges totales)
  2. Le budget "dépendance", financé majoritairement par les départements et en partie par les résidents, est alloué aux prestations d'aide et de surveillance des personnes âgées en perte d'autonomie (aide-soignants, psychologues ...). (15 % des charges)
  3. Le budget d'hébergement (hôtellerie, restauration, animation ...), celui qui génère la marge des actionnaires est à la charge du résident qui, en fonction de sa situation financière, peut percevoir des aides publiques. (53 % des charges)
  4.  

    histo-financement-ehpad-prives

Les ressources d'un Ehpad privé. Le budget hébergement est à la charge du pensionnaire. 48% des ressources viennent d'un financement public sans compter l'APA (aide personnalisée  d'autonomie) versée aux pensionnaires les plus dépendants.

Pour complexifier le financement, le budget dépendance dépend de la grille AGGIR  qui évalue la perte d’autonomie chez les personnes âgées selon 10 critères et 7 lignes dites illustratives, déclinées en critères GIR (groupe iso-ressources) qui hiérarchise cette perte d'autonomie. Le niveau GIR 1, le plus fort niveau de dépendance, rapporte 600€/mois/pensionnaire aux Ehpad. Le niveau GIR 6 concerne les plus autonomes. L'intérêt financier pour un ephad privé est donc d'accueillir des personnes très dépendantes.

La marge des actionnaires étant réalisée sur le budget Hébergement, il est inutile de sortir la règle à calcul pour constater la rentabilité mirifique d'un modèle économique financé pour près de la moitié des ressources par de l'argent public et dont le budget Hébergement remplit grassement la poche des actionnaires. En quelque sorte, le beurre et l'argent du beurre. Cette marge nette est bien supérieure supérieure à celle de la grande distribution qui ne représente aujourd'hui que 1,1 % pour les produits frais. Pour les ehpad privés, elle a bondi de 4,9 % en 2015 à 7,8 % en 2017. Cela explique clairement l'intérêt des investisseurs pour un commerce aussi rentable, nos ainés n'étant considérés que comme des produits très rentables.

La marge nette sur l'hébergement repose sur deux piliers: 

1) D'une part, sur un tarif médian de 2 460 euros/mois, un coût pouvant grimper jusqu’à 8 000 euros/mois. La tarification des Ehpad est complexe et inéquitable. « Les plus mal loties sont les classes moyennes inférieures" constate le sociologue Serge Guérin. «Elles ne sont ni assez pauvres pour avoir des aides sociales, ni assez riches pour faire face au coût. ». Macron avait promis une réforme permettant de réduire ces inégalités pour 2020, un projet remis aux calendes grecques pour cause de Covid-19. L'Apa (aide personnalisée à l'autonomie), autre financement public, compense en partie ces tarifs élevés

2) D'autre part, sur des charges de personnel réduites au minimum, sans notamment d’infirmières de nuit. Les conditions de travail pour le personnel soignant y sont très difficiles et dans certains établissements, épouvantables.   

Le rapport parlementaire Iborra/Fiat sur mission sur les EHPAD tire, une fois de plus, le signal d'alerte.

Dans leur rapport d'information de mars 2018 les députées Monique Iborra et Caroline Fiat documentent le maquis touffu de lois, règles sanitaires, contraintes, critères qui régissent les ehpad. Ce document qui s'ajoute à de nombreux rapports classés sans suite, rappelle le labyrinthe des normes, de la complexité, la prise en charge fait suite à leur mission de visite de 19 Ehpad en France publics, privés non lucratif (fondations, associations loi 1901, etc.), privé lucratif. Les errements de la réforme de la tarification, les très dures conditions de travail des professionnels y ont clairement exposés. Dans une toile de fond majoritairement catastrophique, le rapport parlementaire cite aussi les réussites observées par la mission, notamment dans le secteur public et associatif. Les députées ont visité 19 ephad privés, semi-privés, public. En conclusion, Mme Iborra écrit avec un doux euphémisme " Le législateur, le gouvernement et les citoyens associés ont une obligation sociétale de résultat." alors que Mme Fiat se livre à une nouvelle incantation "il nous revient à présent de ne plus compter que sur les sentiments nobles que nous avons pour les plus fragiles en nous en donnant les moyens." Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre …

De nombreuses enquêtes, livres, presse écrite et télévision

Aucun chiffre ne peut rendre compte de la détresse de nos ainés lors de la fin de leur vie, avec un personnel réduit qui travaille dans de mauvaises conditions, des salaires faibles, un taux de rotation élevé des aides-soignantes et le silence des familles qui se taisent par culpabilité ou peur des représailles de l'institution. En revanche, le travail des médias, d'auteurs, journalistes, permet de nous  plonger dans des situations déplorables que nul d'entre nous ne souhaite vivre pour sa fin de vie. "Ehpad : Une honte française" par Anne-Sophie Pelletier est un des livres les plus intéressants sur les assistantes de vie à domicile ou les soignantes en Ehpad. L'auteur y décrit sa propre expérience auprès de personnes peu autonomes, chez elles ou en institution avec les difficultés à pallier les lourds handicaps dans un temps très réduit, le faible soutien de la direction et parfois des collègues. On y découvre une profession très pénible dans sa pratique quotidienne, exigeante sur le plan émotionnel avec la confrontation à la mort, à la détresse humaine, à la violence des mauvais traitements au sein des couples à domicile ou en Ehpad. Des métiers très difficiles et pourtant peu reconnus, mal payés alors qu'il s'agit d'une mission essentielle de prise en charge de nos aînés. Avec l’arrivée des générations nées après-guerre qui seront âgées de 85 ans en 2030, le "flux" d’entrée en dépendance va doubler. Entre 2030 et 2040, il faudra prendre en charge 40 000 personnes de plus chaque année.

En attendant, le libéralisme a trouvé avec son flair incomparable une poule aux œufs d'or qu'il n'est pas près de lâcher. Une captation des ressources publiques et de la valeur ajoutée avec de piètres résultats que l'Etat laisse perdurer sans une interdiction formelle ou pour le moins, un contrôle drastique des intérêts privés.

 

Autres sources:

Emission Envoyé spécial Maisons de retraite : derrière la façade (sept 2018)  

Article sur rapport Libault dans Alternatives Economiques (Avril 2019) : refonte d’envergure dans le cadre de la création d’un cinquième risque couvert par la Sécurité sociale                                     

Résumé sur la réforme de 2017 dans le Monde Diplomatique. Le calcul opaque des tarifs aboutit à une inégalité exacerbée entre départements.

Blog d'une aidante face à la maladie d'Alzheimer d'un proche et à la situation concrète dans un  ehpad

 

* Source: Canard Enchainé - avril 2020 "

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15 mai 2020 5 15 /05 /mai /2020 07:12

Des excuses

La proposition de médaille pour les personnels soignants a provoqué un tollé et fait la joie des facétieux pour trouver la photo ou le slogan le plus adapté pour afficher son refus, son mépris et sa colère.
Puisque nos politiques redoublent d'inventivité pour trouver le geste qui fait plaisir mais qui ne coûte rien, j'ai une suggestion à leur faire. C'est qu'ils présentent des excuses, fassent acte de contrition, de repentance, d'autocritique... je leur laisse le choix. Mais les excuses sont un minimum pour les morts qui auraient pu être évités dans les hôpitaux et les EHPAD.
Oui, car si les hôpitaux avaient disposé de plus de lits de réanimation, nous aurions pu sauver plus de vies. N'en déplaise à notre ministre et au bon petit soldat de la macronie, Martin Hirsch, qui a menti sur ce sujet lors de son audition devant la commission des affaires sociales du Sénat. Il a osé affirmer que tout avait été bien géré et que nous n'avions jamais manqué de lits de réanimation. Propos démentis par un des patrons d'une grande réanimation parisienne qui pointe avec justesse le différentiel de mortalité avec l'Allemagne qu'il attribue au fait que ce pays dispose de trois fois plus de lits de réanimation que la France, avec comme conséquence 19 000 morts en moins pour un même nombre de malades.
Oui, car si les personnels des EHPAD avaient disposé de masques dès le début de la circulation du virus, le nombre de morts aurait été bien plus faible. Ici aussi de multiples exemples dans des pays limitrophes peuvent le démontrer.
Alors oui, des excuses auraient été les bienvenues pour les familles et les proches. Un peu de compassion ne remplace pas les disparus mais cela peut apporter un peu de réconfort.
Votre attitude montre bien la sécheresse de votre cœur qui je pense est consubstantiel de vos choix et de vos engagements politiques. Le libéralisme est un monde de concurrence violente entre les individus où l'altruisme, la solidarité et les sentiments désintéressés n'ont pas leur place. Et bien nous sommes de plus en plus nombreux à ne plus vouloir de ce monde -là.

Dr Christophe Prudhomme

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