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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 15:42

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 07:36

~~Le Synerpa invite ses adhérents à appliquer l'augmentation de 0,05% sur les tarifs hébergement .

Sur le dossier du taux directeur, les négociations sont au point mort. C'est en substance ce que signale le Synerpa à ses adhérents dans sa lettre du 11 février. Initié dans la foulée de la publication du taux d'encadrement des tarifs hébergement pour 2015 - fixé à 0,05% - le dialogue entre le syndicat et le ministère de l'Économie portait sur un possible relèvement du taux à 0,5%. "Malgré des contacts quotidiens avec le cabinet du ministre, celui-ci n'a toujours pas apporté de réponse ni positive ni négative, à notre demande", déplore le Synerpa. Aussi ce dernier invite-t-il ses adhérents "à décider librement d'appliquer le taux de revalorisation [...] à compter du 1er mars prochain".

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 07:48

http://greveurschampdemars.wordpress.com/2014/11/09/indignee-la-deleguee-generale-du-synerpa/

 

 

 

Cette semaine, la déléguée générale du SYNERPA, le syndicat patronale des maisons de retraite privées, s’est insurgée contre les propos du président de l’Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA) qui du côté des directeurs d’établissements publics venait de pousser un cri d’alarme quant aux moyens public du secteur de la dépendance.

A travers ces réactions s’opposent la vision d’une santé public et celle patronale d’une santé privé qui illustre un r l’économie de la dépendance

Côté Synerpa on peut lire entre autre ces propos repris par le site http://www.directeur-ehpad.com :
et en italique nos commentaires.

- Il est inacceptable de dire que la situation s’est dégradée depuis 20 ans – alors que le secteur du grand-âge en France s’est professionnalisé, avec des normes et des contrôles drastiques, et qu’il est devenu l’un des meilleurs au monde.

Le secteur du grand-âge en France est devenu le plus rentable au monde et ce au détriment du service public (voilà pourquoi le Synerpa et l’AD-PA) auront du mal a être d’accord.

Il est irresponsable de penser qu’il incombe aux seuls pouvoirs publics de trouver des crédits et des solutions – alors qu’il faut travailler et continuer à avancer ensemble.

Bien qu’il incombe au seul secteur privé d’engranger des profits grâce à l’argent des pouvoirs publics, argent dont il prive peu à peu un secteur public agonisant.

Il est absurde, scandaleux de dire que « l’Etat interdit d’embaucher » – le secteur privé, soit un peu plus d’un cinquième des maisons de retraites, propose à lui seul 8 000 offres d’emploi.

Avec 8000 offres d’emploi on est très loin du 1/5ème des 100 000 nouveaux emplois nécessaire au secteur.

 

Au départ de ce coup de chaud du Synerpa, des déclaration du président de l’AP-DA publiés sur Rtl.fr et que nous avions cité sur ce blog.

Conclusion:

On peut déplorer avec Stéphane Hessel que l’indignation, c’est vraiment plus ce que c’était… Indignés contre la mort organisée de la sécurité sociale, de la santé public, … (de la vie?) … au profit de la marchandisation, on n’est pourtant de plus en plus nombreux à s’indigner pour ça. Mais le patronat ne suit pas.

Indignée : la déléguée générale du SYNERPA.

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 17:31

Nous tenons à votre disposition et sur simple demande tous les documents: accords, comptes rendus, etc. Utiliser le formulaire "Contact" sur la colonne de droite de cette page pour nous contacter.

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 17:37

~~Publié le 11/09/14 - 16h16 - HOSPIMEDIA Publié le 11/09/14 - 16h16 - HOSPIMEDIA - HOSPIMEDIA Publié le 11/09/14 - 16h16

"Auparavant, nous étions ensemble, et demain pourquoi pas de nouveau…" Dans une interview accordée à Hospimedia le 3 septembre dernier, Lamine Gharbi, nouveau président de la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP), laissait clairement transparaître son souhait de voir le Synerpa rejoindre sa fédération (lire ci-contre). Principale intéressée, Florence Arnaiz-Maumé, déléguée générale du Syndicat des maisons de retraites privées (Synerpa), relativise : pas question de réintégrer la FHP, pas plus que de se monter en confédération. "Nous avons été mariés à une époque et c'était très bien. Mais depuis la scission entre cliniques et maisons de retraites, opérée il y a plus de 15 ans, le Synerpa s'est toujours très bien porté. Nous disposons d'un socle conventionnel commun, nous traitons des sujets sociaux et formation avec la FHP au niveau de la branche de l'hospitalisation privée mais ça s'arrête là, précise Florence Arnaiz-Maumé avant de poursuivre. Je comprends très bien les velléités de Lamine Gharbi, il est vrai que j'ai moi-même évoqué de possibles actions communes mais il y a rapprochement et rapprochement. Le Synerpa ne s'oriente pas du tout vers une confédération ou une fusion-absorption, donc non, nous ne ferons pas maison commune." L'idée d'une grande fédération balayée, Florence Arnaiz-Maumé en profite pour lancer tout de même quelques pistes de collaboration. Parmi les possibilités évoquées, celles des Soins de suite et de réadaptation (SSR) semble la plus tangible. "Korian-Medica et Orpéa, respectivement 1er et 2e opérateurs français sur le parc Ehpad privé, se sont déjà positionnés sur le SSR, et c'est le cas de nombreux groupes d'Ehpad privés, explique la déléguée générale du Synerpa. Entre ces deux activités, il y a beacoup de recoupements, c'est ça le cœur du sujet". Reste à s'entendre sur cette proposition. Le Synerpa et la FHP devraient revenir sur le sujet la semaine prochaine, lors de nouvelles discussions

Ouvert à une collaboration en SSR, le Synerpa ne fera toutefois pas maison commune avec la FHP.
Ouvert à une collaboration en SSR, le Synerpa ne fera toutefois pas maison commune avec la FHP.

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 17:34

~~Publié le 10/09/14 - 18h49 - HOSPIMEDIA Publié le 10/09/14 - 18h49 - HOSPIMEDIA - HOSPIMEDIA Publié le 10/09/14 - 18h49

Le projet de loi d'adaptation de la société au vieillissement, actuellement en débat à l'Assemblée nationale, est suivi de près par le Synerpa. Le syndicat des Ehpad privés commerciaux a ainsi déposé une vingtaine d'amendements. Avec un objectif marqué : l'égalité de traitement entre privé commercial et associatif dans le champ de l'aide à domicile. Si certaines dispositions du texte ne lui conviennent pas, Florence Arnaiz-Maumé tient tout de même à le signaler, "le projet de loi va dans le bon sens puisqu'il permet, pour la première fois, un vrai décloisonnement. Ce texte traite des Ehpad - même s'il est vrai que cela relève du microscopique - des résidences services et du domicile". Un "vrai plus", pour la déléguée générale du Synerpa. Bien que nouvellement investi dans le champ du domicile, avec son récent partenariat avec la Fedesap, le Synerpa impose d'ores et déjà sa marque. "Nous demandons tout d'abord le maintien absolu et pour tous du droit d'option entre l'agrément et l'autorisation", insiste Florence Arnaiz-Maumé. Le Synerpa exhorte également à un éclaircissement au regard de l'éligibilité des services à la personne aux contrats pluriannuels d'objectif et de moyens (Cpom). Avec pour mot d'ordre l'égalité de traitement, le Synerpa demande donc l'instauration d'un barème d'allocation personnalisée d'autonomie (Apa) national pour qu'une heure d'intervention à domicile soit soumise à la même tarification, quel que soit le territoire ou le prestataire. Enfin, et toujours dans cette optique de lutte contre une concurrence qu'il juge "franchement déloyale", le Synerpa souhaite que les équipes médico-sociales habilitées à réaliser des plans d'aides soient contraintes de proposer une liste exhaustive des réponses de prise en charge sans se positionner sur le choix des opérateurs. Sur son champ d'action historique - les Ehpad - deux points d'achoppement se font jour. Le premier concerne les modalités de recueil du consentement éclairé du futur résident. Le rendez-vous bilatéral entre directeur et résident, prévu à l'article 22, fait office de "demande impossible, pour Florence Arnaiz-Maumé qui poursuit. Cette démarche relève de l'affichage politique, mais in fine, la disposition ne règlera pas le problème. 50 à 60% des résidents souffrent de pathologies type maladie d'Alzheimer ou associée, troubles qui empêchent l'expression du consentement éclairé". Quant à l'amendement de Martine Pinville, introduisant la présence de la personne de confiance lors du rendez-vous d'entrée, il ne sera pertinent que de façon "extrêmement rare", estime Florence Arnaiz-Maumé, la désignation de cette personne de confiance faisant pour l'heure encore figure d'exception. Dans la ligne de mire du syndicat également, le "tarif socle", introduit à l'article 40. "Au Synerpa, nous sommes tout à fait pour que soit défini un socle de prestations minimales à intégrer dans le tarif hébergement, assure la déléguée générale. Le flou artistique qui règne autour de ce que doit contenir le tarif hébergement engendre des disparités de tarification qui méritent d'être gommées." Et de rappeler que les prestations annexes ont des conséquences non négligeables sur la facture du résident : "le tarif hébergement est soumis à la TVA à 5,5%, les suppléments à la TVA à 20%". Si la première partie de l'article semble donc en complète adéquation avec les attentes du Synerpa, la tarification unique plafonnée via un tarif socle fait grincer des dents. Et d'arguer pour le Synerpa le libre droit de fixation du tarif, mais aussi le manque de préparation en amont de l'élaboration du texte : "Est-ce que le tarif socle sera inférieur ou égal au tarif hébergement. Devra-t-il être affiché ? Sera-t-il soumis à comparaison ? Nous ne savons pas, la logique nous échappe

Le Synerpa s'oppose avec force à l'instauration d'un tarif socle pour l'hébergement en Ehpad.

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 06:56

~~Le nouveau président de la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP), Lamine Gharbi, veut imprimer rapidement sa marque dans la gestion de la Fédération pour mener trois premiers combats : PLFSS, loi de Santé et service aux usagers. Entretien à l'occasion de la rentrée de la FHP.

~~ Hospimedia : "En cette rentrée de la FHP, marquée par une Journée ce 4 septembre, quelles sont vos priorités pour le secteur de l’hospitalisation privée ?

Lamine Gharbi : J'ai trois combats. La loi de Santé, c'est le combat d'actualité. Nous allons être force de propositions, enrichies par nos revendications devant les différences de traitement, les inéquités, les scandales que nous constatons chaque jour. Notamment le dernier, sur lequel nous avons réagi la semaine dernière, concernant la certification des comptes des hôpitaux, nous conduisant à demander une enquête parlementaire (lire ci-contre). Il est quand même inacceptable que les hôpitaux publics, dont le budget représente environ 62 milliards d'euros, ne soient pas en mesure de faire attester de la sincérité de leurs comptes. Tant que l'on restera dans ce niveau d'alerte intellectuelle et de dénonciation, on fera avancer les dossiers. Mon premier dossier, c'est effectivement que l'on soit traité à égalité entre secteurs dans la future loi, notamment dans le cadre du service public hospitalier (SPH). Quand la ministre dit qu’il faut que tous les médecins soient en secteur 1 pour qu'un établissement soit éligible au SPH, nous disons c'est impossible, car nos médecins sont de secteur 2 à 95%, nous n'avons aucune main possible sur leurs honoraires, puisque ce sont des libéraux. Cependant, nous pouvons nous engager à ce qu'il y ait un reste à charge égal à zéro, grâce à la prise en charge du différentiel par les complémentaires. Nous allons essayer d'avoir une action auprès des complémentaires en ce sens. Nous pouvons nous engager à ce qu'il y ait un reste à charge égal à zéro

H.: Vous aviez annoncé la possibilité d’une mobilisation importante à l’occasion de la présentation du projet de loi de Santé, qu’en est-il ?

L. G. : Il y aura plusieurs types de mobilisation. Dans un premier temps, nous allons mobiliser nos conseils en vue de mener des attaques juridiques, et nous allons également informer et communiquer. Mais comme cette loi va passer au Parlement au premier semestre 2015, cela nous laisse du temps pour engager des mouvements durs. Il n’est pas exclu que, avec nos amis médecins, il y ait des arrêts d’activité. Cela pourrait être pour 2015.

H. : Vous évoquiez au lendemain de votre élection en juin dernier votre intention de mettre en place une commission de suivi des autorisations pour les adhérents de la Fédération ?

L. G. : En effet, un autre de mes engagements et de mes priorités, c'est le service à l'adhérent. Il doit trouver à la Fédération un accompagnement. Soit un accompagnement pratique, technique, sur une règlementation, sur une orientation, une question juridique, sociale. Soit un accompagnement de la Fédération pour tout ce qui est stratégie : stratégie de région, stratégie de territoire, agréments, autorisations... La création d'une commission de suivi des autorisations a été validée par le Comité exécutif (Comex) du 2 juillet et c'est Jean-Baptiste Mortier, président de Vitalia, qui va en être président. L'un des problèmes est que les autorisations sont à durée déterminée et il est extrêmement facile pour les ARS de nous fragiliser. J'aimerais que l'on change totalement de mode de fonctionnement. Pour faire un parallèle avec le monde du travail, s'il existe des CDD, le droit commun c'est le CDI. J'estime que l'autorisation doit être à durée indéterminée. Cependant, il ne s’agirait pas de donner un blanc-seing aux établissements. Il faudrait qu’il y ait des évaluations qualité, donc un lien avec la certification, un lien avec la pertinence des soins, et un lien avec tout ce qui jalonne notre profession, les normes et les conformités. Mais il faut que l'on change de logique : l’établissement obtient une autorisation et peut raisonnablement travailler, s’il répond aux besoins sanitaires et fait de la qualité. Ceci des deux côtés, public et privé. Public et privé devraient passer devant une même organisation chargée d'évaluer la prise en charge pour les autorisations. Et je ne serais pas inquiet car le privé lucratif fait de la qualité, mais malheureusement insuffisamment prise en compte.

H. : Vous évoquiez un 3e combat au nombre de vos priorités...

L. G. : Il s’agit naturellement du prochain projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Car aujourd'hui on ne peut plus accepter, au-delà de l'économie que nous faisons chaque année, de part la différence de tarifs entre public et privé, d'avoir des baisses encore et encore. Ce PLFSS devrait, pour les soins de suite et la psychiatrie, introduire comme pour le MCO un coefficient prudentiel, d’après les premiers échos qui nous parviennent. C'est totalement inéquitable. Et ce sera alors la triple peine. Ces secteurs seront pénalisés à la fois par les effets champs, la neutralisation du crédit impôt compétitivité emploi (CICE), et bientôt le coefficient prudentiel. La barque est lourde…! D'autant plus que le secteur privé lucratif est trois fois moins cher pour l’assurance maladie en soins de suite, et quatre à cinq fois moins cher en psychiatrie. Par ailleurs, à part la liste en sus qui continuerait à déraper à hauteur de 7-8%, les volumes seraient bons. Le volume prévisionnel ne serait pas dépassé et il faut d'ailleurs que nous relancions de manière officielle la restitution du coefficient prudentiel pour le MCO puisqu'on nous le doit. Enfin, sur la campagne tarifaire à venir, tout dépendra de l'arbitrage politique. Car je ne cesse de répéter que le taux de diminution des tarifs est lié uniquement à une volonté politique, et absolument pas lié à une volonté économique. Ce PLFSS devrait, pour les soins de suite et la psychiatrie, introduire comme pour le MCO un coefficient prudentiel

H. : Quelle est votre réaction au contexte politique actuel, notamment les récentes déclarations au monde des entreprises du Premier ministre Manuel Valls ovationné à l’université d’été du Medef ?

L. G. : Le Premier ministre a fait un discours qui nous plaît. À la fédération, nous ne menons pas une politique de gauche ou de droite, mais une politique de bon sens. Il a dit une chose très simple : "J'aime l'entreprise. Je veux donner des marges de manoeuvre, je veux donner de la liberté, je veux donner de l'oxygène…". Nous aimerions rencontrer le Premier ministre et un rendez-vous est en cours. Nous allons faire appel à son arbitrage, car c'est notamment le président du Conseil d'État (CE). Le CE n'a pas statué sur notre recours concernant la neutralisation du CICE et ce silence est une insulte à la démocratie. Les taxis par exemple ont une réponse en quelques jours dans leur conflit face aux VTC, quand pour notre part, notre recours a été déposé voici un an et demi. Plus globalement, le secteur à des besoins d'évolution. Par exemple, les 35 h dans le milieu de la fonction hospitalière, c'est un non sens absolu. Je suis pour ouvrir le débat au sein de la branche et ce n'est pas, ce n'est plus, un sujet tabou. Les 35 h dans le milieu de la fonction hospitalière, c'est un non sens absolu

H. : Y aura-t-il une différence de méthode dans vos combats pour le secteur par rapport à ceux précédemment menés par la fédération ces dernières années ?

L. G. : Je serai beaucoup plus direct, plus offensif, et beaucoup plus en lien avec la défense de l'adhérent et ses préoccupations. Les revendications que je fais remonter du terrain seront peut-être apportées de manière différente par la fédération. Avec les tutelles, mes demandes sont clairement énoncées et les revendications sont portées. Nous attendons également toujours la sortie du protocole de crise qui a bien avancé avec le ministère. Concernant l'allégement des normes en psychiatrie, les documents sont à la concertation, en dialyse aussi. Il y a sur ce point des satisfactions certainement à attendre dans les décrets qui vont paraître dans la foulée du groupe de travail sur la simplification des normes (lire ci-contre). On compte aussi sur l'aide aux établissements dans les territoires, dans le protocole de sortie de crise, ceux qui ont des bas tarifs et sont en difficulté. Nous allons surtout enrichir encore plus nos actions juridiques et attaquer tout ce qui peut être attaqué.

H. : Quelle a été la teneur de votre entretien avec Marisol Touraine fin juillet ?

L. G. : Le rendez-vous du 24 juillet était convivial et respectueux. La ministre a entendu nos revendications et j’ai exprimé le fait que ma volonté d'associer la profession dans les missions de service public était inébranlable. J'utiliserai tous les moyens pour faire changer d'avis la ministre [sur la non accession au SPH pour les établissements en cas de dépassements d'honoraires] et pour qu’elle puisse considérer notre proposition sur le choix de prendre pour critère le reste à charge. Nous avons ressenti une écoute un peu plus attentive sur le reste à charge à zéro. Mais si les dispositions sur le SPH qui se profilent actuellement prospèrent, demain il y aura les établissements du SPH et les autres. Une double tarification pourra être labellisée par le ministère. Double tarification qui existe déjà - près de 20% de moins pour les tarifs en MCO pour le privé lucratif - mais qui n'a aucun fondement économique. Une fois cette double échelle tarifaire labellisée, la distinction SPH / non-SPH pourra s'opérer comme critère pour les autorisations des équipements lourds...

H. : Par ailleurs, vous avez évoqué au lendemain de votre élection une volonté de mettre en place des rapprochements avec le Synerpa...

L. G. : Effectivement. Avec le Synerpa, nous avons quand même une convention collective commune et de grandes similitudes. C'est-à-dire que les maisons de retraite aujourd'hui sont en terme de normes, de conventions tripartites, de certification, comme nos établissements MCO d'il y a quelques années. On sent venir la même progression qualitative et normative au sein du médico-social. À titre personnel, j'ai 5 Ehpad dans mon groupe en Languedoc-Roussillon et je mesure le chemin parcouru, les difficultés de gestion et la difficulté qualitative pour obtenir un standard qualité qui soit bon. Le privé y arrive bien, c'est une fierté, et j'aimerais que le Synerpa soit dans notre maison. Auparavant, nous étions ensemble, et demain pourquoi pas de nouveau… De la même manière que nous avons les spécialités, le MCO, les soins de suite, la psychiatrie au sein de la FHP. C'est un souhait de ma part, pour qu'on puisse parler d'une profession unie et représenter 500 000 salariés au lieu de 300 000. Les discussions sont en cours. Les maisons de retraite aujourd'hui sont en terme de normes, de conventions tripartites, de certification, comme nos établissements MCO d'il y a quelques années

H. : L'hospitalisation privée est également engagée dans des négociations salariales qui doivent se poursuivre en cette rentrée (lire ci-contre)...

L. G. : Les échanges ne se sont jamais arrêtés car nous sommes en refonte de notre négociation collective. Des propositions ont été faites aux centrales syndicales pour qu'elles regardent, dissèquent, argumentent. Je trouve que notre convention collective est indécente. Je le dis très clairement, on ne peut pas être une organisation patronale représentative, respectée, prôner l'équité et la transparence, et avoir des salaires conventionnels en dessous du Smic. Dans les faits, personne n'est au-dessous du Smic mais en affichage, on est en dessous. Nous avons donc fait la proposition aux syndicats qu'aucun salaire conventionnel ne soit au-dessous du Smic et même en dessous du Smic + 2%. Après, il y a toute une évolution, nous passerions sur une rémunération annuelle et pas mensuelle, avec une ancienneté qui serait déplafonnée. Jusqu’à maintenant, elle était bloquée à 30 ans et l’on pourrait passer à 45 ans. Il y aurait également des contreparties demandées notamment sur les jours fériés. Et je veux que l’on aborde la question des 35 heures en toute transparence, ce serait pour nous un moyen d”équilibrer de manière pérenne nos plannings et nos charges en soins. Nous allons ouvrir ce débat et il faut que l’on aboutisse d’ici la fin de cette année. Aucun salaire conventionnel ne doit être au-dessous du Smic et même en dessous du Smic + 2%

H. : Envisagez-vous une réorganisation interne de la FHP ?

L. G. : Oui, en effet. Comme tout président qui arrive, je veux mettre en place un fonctionnement différent. Je ne pense pas licencier mais réorganiser en interne, et procéder à de nouvelles embauches. Il y a aussi des départs à la retraite programmés, donc nous en tiendrons compte. Mais je ne souhaite surtout pas, dans une organisation syndicale, couper des têtes. En revanche, je veux un service différent. Il y a plusieurs pôles, communication, économique et sociaux, qui pourraient mieux s'articuler entre eux. De même, la FHP et la FHP-MCO devraient mieux fonctionner ensemble, en y incluant les soins de suite et la psychiatrie, pour que l'on construise la grande maison de l'hospitalisation privée.

H. : Comment mieux articuler le MCO, le SSR, la psychiatrie ?

L. G. : En organisant de meilleurs échanges, en partageant l’information et les missions, pour que chacun ne travaille plus seul dans son coin. Avec les régions, j’ai créé le club des présidents. Nous avons tenu notre première réunion le 3 septembre, et je souhaite mettre en place avec eux une gouvernance relationnelle. C'est une de mes expressions qui signifie que cette gouvernance n’est pas statutaire mais qu'elle me permettra d’avoir deux niveaux d’actions : le retour d’information des régions, et l’implication des présidents dans l’action de la fédération. Ainsi, si une ARS est un peu déviante, je pourrai prendre contact avec elle. Pour ce qui est du fonctionnement, je souhaite une réunion de 3 heures toutes les six semaines, par exemple, il faut que nous en discutions entre nous.

H.: Quid de la représentation internationale de la FHP ?

L. G. : La France est un membre important de l’Union européenne de l’hospitalisation privée (UEHP), et il ne faut pas négliger les relations européennes dans un monde qui a tendance à se globaliser. Nous allons donc garder une forte présence dans l’UEHP, et Christian Le Dorze représentera la fédération pour l’Europe.

H.: À ce jour, vous cumulez plusieurs mandats, président de la FHP, de la FHP-MCO et de la FHP Languedoc-Roussillon... Quand sera élu un nouveau président de la FHP Languedoc-Roussillon ?

L. G. : Je me suis engagé à ce que le relais soit passé. Mon mandat se termine en 2016 mais je pense que je vais passer la main en novembre 2014.

H. : Et pour la FHP-MCO ?

L. G. : Les élections sont prévues en décembre. Pour la région Languedoc-Roussillon, c’est très simple, je vais réunir mon conseil d’administration, et je vais démissionner. Je souhaiterais que le vice-président actuel, Pascal Delubac, prenne la suite. À la FHP-MCO, j’ai la même logique de continuité, je souhaite que ce soit l’actuelle vice-présidente qui prenne la suite, Ségolène Benhamou.

H. : Que pensez-vous des restructurations récemment ou actuellement à l’œuvre dans les grands groupes de l’hospitalisation privée ?

L.G. : J’y vois une volonté de synergie, un effet taille. Ce n’est pas pour moi un phénomène négatif, et je suis ravi pour eux, puisque ce sont des fusions qui se passent toujours bien. Il n’y a pas de drame social. La concentration du secteur est une évolution normale et l’on s’aperçoit qu’il y a encore des groupes de taille entre 50 et 100 établissements, il y a toutes sortes de configuration. Tous ces groupes sont investis dans la fédération, ce qui pour moi est un gage de stabilité. Et si nous sommes associés en tant que fédération à leur réflexion, nous ne le sommes pas à leurs décisions.

Propos recueillis par Caroline Cordier et Jean-Bernard Gervais

Réorganisation interne de la FHP, rapprochement avec le Synerpa, méthode plus offensive...
Réorganisation interne de la FHP, rapprochement avec le Synerpa, méthode plus offensive...

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 06:54

http://www.agevillagepro.com/actualite-11225-1-politique-projet-de-loi-societe-vieillissement.html

Une promesse écrite de Manuel Valls

Les pessimistes en seront pour leurs frais : le plan de réduction des déficits de 50 milliards d’euros n’aura pas eu la peau du projet de loi Autonomie.

Manuel Valls, premier ministre, a promis, dans une lettre aux parlementaires de sa majorité, rendue publique lundi 28 avril, que le projet de loi sur l'autonomie des personnes âgées, serait "prochainement proposé" au vote des députés.

Les pessimistes qui, instruits par de multiples reports législatifs depuis 2008, craignaient que la loi Delaunay soit enterrée, vont recommencer à respirer. "Réformer notre pays, c'est préparer l'avenir en défendant notre vision de la société. C'est le but du texte sur l'Economie sociale et solidaire, en cours d'examen au Parlement, et du projet de loi sur l'adaptation de notre société au vieillissement, qui vous sera proposé prochainement", écrit Manuel Valls.

La déprogrammation de la loi dite Delaunay du conseil des ministres du 9 avril et la non-reconduction de Michèle Delaunay au portefeuille des personnes âgées au sein du nouveau gouvernement, avaient suscité un certain nombre de réactions inquiètes chez les professionnels de la gérontologie. Pascal Champvert, président de l’AD-PA, avait ainsi publiquement exprimé ses craintes de voir la CASA (contribution additionnelle de solidarité - 675 millions d’euros -, soit une taxe de 0,3% sur les pensions de rentraite) une nouvelle fois détournée de ses finalités : financer le budget de l’Etat au lieu de financer l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie).

La semaine dernière, les professionnels de l'aide aux personnes âgées avaient exprimé leurs craintes de voir le calendrier parlementaire durablement modifié.

Bien qu'aucune date n'ait été fixée, le soulagement est de mise. Guy Fontaine, secrétaire général de la FNAAFP/CSF, une des quatre fédérations d'employeurs du secteur de l'aide à domicile, s'est réjoui dans un communiqué de "cette annonce qui est la première expression du Premier ministre sur ce sujet".

"Nous attendons désormais que le projet de loi soit porté à l'ordre du jour d'un prochain Conseil des Ministres et que le Premier ministre s'engage sur un calendrier précis pour que cette loi soit portée le plus rapidement possible devant le Parlement afin de voir le jour au 1er janvier 2015 comme cela était initialement prévu", a-t-il ajouté.

Y.M

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 06:53

http://www.agevillagepro.com/actualite-11233-1-politique-loi-societe-vieillissement-ministre-pilotage.html

Est-ce la mobilisation des syndicats, des associations de retraités, des professionnels de la gérontologie ?
En tous cas, le Premier Ministre, Manuel Valls, à la veille du vote sur le pacte de responsabilité et solidarité, a affirmé aux députés que le projet de loi autonomie sera présenté au conseil des ministres « avant cet été ».

Le projet de loi Delaunay de programmation et d'adaptation de la société au vieillissement doit se déployer sur plusieurs années.

A court terme l'enjeu est la mobilisation des crédits issus de la CASA : Contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie, vers les services d'aides à domicile, l'aide aux aidants, la rénovation des logements foyer, le forfait autonomie...

Chargée de la famille, des personnes âgées et de l'autonomie, la secrétaire d'Etat Mme Rossignol semble immédiatement aspirée par les dossiers "famille" (co-parentalité, autorité parentale, intérêt de l'enfant, droit es femmes et égalité des chances).

Sa ministre de tutelle, Marisol Touraine, pourrait alors reprendre le projet de loi autonomie.

L'avenir nous le dira. mais à l'heure actuelle aucun ministre ne s'est clairement positionné.

Deux ministres ne seraient pas de trop pour porter la parole des plus âgés des professionnels de la gérontologie et pour peser face aux éventuels arbitrages défavorables et aux risques de détournement de la CASA.

Annie de Vivie, fondatrice d'Agevillage.com

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 06:29

Dans son livre blanc 2014, le Synerpa présente les grands axes stratégiques de sa politique de développement. La fédération des établissements privés commerciaux souhaite se déployer en dehors du champ des Ehpad et vise notamment le secteur du domicile.

Aller vers le domicile mais aussi vers les Soins de suite et de réadaptation (SSR), le secteur public ou encore le champ du handicap, voilà les pistes de travail annoncées par le Synerpa dans son livre blanc, présenté le 15 avril à Lille (lire ci-contre). Dans ce texte, la fédération des établissements médico-sociaux privés commerciaux énonce ses grands axes stratégiques, au-delà des questions de tarification.

Après les résidences-services, poursuivre l'ouverture

L'objectif du Synerpa est donc de "sortir du microcosme de l'Ehpad", annonce à Hospimedia Florence Arnaiz-Maumé, déléguée générale du syndicat. Une première ouverture a eu lieu avec l'arrivée de résidences-services seniors dans la fédération. "Actuellement nous sommes en train de travailler sur le champ du domicile car deux gros adhérents, DomusVi et Orpéa ont fait le choix d'aller sur ce secteur", ajoute-t-elle.

Plusieurs fédérations existent dans le champ commercial du domicile, telles que la Fesp ou la Fedesap*, mais pour Florence Arnaiz-Maumé, les groupes privés allant vers ce secteur ont besoin "d'une grande représentation syndicale", dont le cœur de métier serait les personnes fragilisées. "Aujourd'hui nous sommes en discussion avec la Fedesap", lance la déléguée générale. Un premier rapprochement s'est opéré entre les deux fédérations, puisqu'elles ont réalisé une plateforme de messages commune en vue de la conférence de progrès pour l'emploi dans les services à la personne, dont la date n'est toujours pas fixée. Un rapprochement plus formel n'est toutefois pas encore arrêté. "On se rend bien compte que les métiers sont les mêmes, c'est la manière de travailler qui est différente", ajoute-t-elle. Face à une omniprésence du monde associatif, le Synerpa entend également rééquilibrer le secteur. "Là où nous nous sommes implantés, nous avons contribué à une amélioration globale de toute la profession. Nous avons amené de la modernité, de la rénovation, des fonds et du savoir-faire."

Se rapprocher du champ des SSR

Un rapprochement avec le champ du SSR est également en réflexion. "Du point de vue de la population accueillie, de l'architecture et de l'activité, le SSR est plus proche de l'Ehpad que des cliniques MCO", analyse Florence Arnaiz-Maumé. Si la fédération regarde également du côté du secteur public et du champ du handicap, c'est pour une autre raison. Les difficultés de rénovation du parc immobilier d'une part et le manque de structures d'autre part font penser au syndicat qu'il pourrait apporter sa capacité à mobiliser des fonds privés et son expérience dans la prise en charge des personnes fragiles. "Se pose encore la question de savoir s'il est possible de faire de la marge sur une activité telle que l'accompagnement du handicap mais c'est une réflexion que l'on mène." Et si le Synerpa veut étendre son champ d'action, c'est parce que "l'enjeu est aussi en termes de force de frappe", affirme sa déléguée générale.

Œuvrer à plus de simplification

Au-delà de ses perspectives d'extension, le Synerpa appelle aussi à plus de simplification dans la vie des Ehpad. Pour le syndicat, le "choc de simplification" peut aussi trouver écho dans le médico-social et notamment, pour Florence Arnaiz-Maumé, du côté de la procédure budgétaire. Selon elle, il faudrait supprimer l'obligation pour les établissements de présenter chaque année un budget prévisionnel. Une procédure chronophage, qui pourrait être remplacée par des contrôles a posteriori. "L'Uniopss est la seule fédération qui y tient encore", lance Florence Arnaiz-Maumé, qui plaide à nouveau pour la parution du décret instaurant l'État des prévisions de recettes et de dépenses (EPRD). Autre biais de simplification, la procédure de l'évaluation externe, "un enjeu majeur également", pour la déléguée générale.



* Fédération du service aux particuliers (Fesp), Fédération des services à la personne et de proximité (Fedesap)

Les dernières valorisations salariales du Synerpa

Le Synerpa a révisé au 1er avril 2014 ses grilles de classification des personnels des établissements accueillant des personnes âgées. Une mesure correspondant aux avenants signés le 4 décembre 2013, suite aux négociations sur la valeur du point avec les partenaires sociaux. Pour cette année, la valeur du point passe donc de 6,92 à 6,98. Le salaire minimal conventionnel d’un employé au coefficient 208 sera donc de 1451,84 € brut à partir du 1er avril 2014, contre 1439,36 € (salaire convenu en 2013 suite à la revalorisation du 1er juin 2013).

Les salaires de l'aide à domicile et des Ehpad sont les plus bas du secteur social et médico-social

16/04/14 - 18h06 - HOSPIMEDIA |

Postes peu qualifiés, temps partiels, féminisation importante... Le secteur social et médico-social accumule les désavantages. À tel point "qu'il fait partie de ceux dont la rémunération nette est la plus basse" à en croire la Drees. À cette observation initiale, le dernier Études et résultats identifie également des disparités importantes au sein même du secteur. Premières victimes de cette double peine, l'aide à domicile et les établissements pour personnes âgées.

Sur les 1,7 million de salariés du social et du médico-social - soit 6,7% des actifs occupés en France - le salaire médian avoisinait les 1 470€ en 2011 (net mensuel en équivalent temps plein - ETP). Bien loin des 2 130€ affichés au national*. Si le secteur public semble mieux s'en tirer - 1 542€ contre 1 400€ pour le privé, et un éventail des salaires plus resserré et plus de temps complet - les disparités les plus marquées sont surtout intra-sectorielles. Avec une médiane de 1 274€ (1 363€ dans le public et 1 185€ dans le privé), l'aide à domicile figure en queue de peloton en termes de salaires. Sur ce secteur qui emploie les personnes les moins qualifiées, les salaires des 25% des personnes les moins rémunérées sont proches du Smic, d'après la Drees, de l'ordre de 1 072€ en 2011. Vient peu après le secteur des personnes âgées. Avec les secteur des adultes en difficulté et de l'accueil des jeunes enfants, le champ de l'âge présente lui aussi un faible taux de rémunération : 1 493€ (1 542€ dans le public, contre 1 445€ dans le privé). Ces deux champs, s'ils présentent de bas salaires, sont aussi ceux qui affichent l'éventail le plus resserré.

La corrélation est logique cependant : "il s'agit, en effet, de secteurs homogènes en termes de qualification des salariés et des professions", analyse la Drees. Professions qui sollicitent en très grande partie le travail d'employés plutôt que celui de cadres ou de professions intermédiaires. Comment comprendre de telles différences de salaire ? Sans surprise, la féminisation et la part importante de temps partiels pèse dans la balance. Ces deux caractéristiques sont d'ailleurs souvent associées. Ainsi, le secteur de l'aide à domicile, qui présente 97% de femmes parmi ses salariés (contre 54,3% au national), est aussi le secteur avec le moins de temps complets. À peine un tiers (32,2%) de la masse salariale, contre 61,4% sur l'ensemble du secteur médico-social et 80,8% en France.

Si la part des femmes est également plus marquée dans le champ des personnes âgées (87%), les temps complets se montent tout de même à près de 70% des postes, soit 9 points de plus que sur l'ensemble du social et du médico-social. Des bons chiffres se ternissent au regard du nombre de contrats à durée indéterminée dans le privé : seulement 64,8% des salariés (71% sur le secteur complet).



* "En 2011, les salaires ralentissent de nouveau en euros constants", Insee.

Une étude sur un an des activités Siel Bleu dans trois Ehpad montre des gains physiques notables

17/04/14 - 18h13 - HOSPIMEDIA |

Le groupe associatif Siel bleu (Sport, initiative et loisirs) qui promeut l'utilisation de l'activité physique adaptée comme outil de prévention a passé avec la Fédération française des associations de médecins coordonnateurs (Ffamco) une convention nationale de partenariat pour développer les interventions des intervenants Siel Bleu en Ehpad. Objectif visé : entretenir le potentiel restant des personnes âgées dépendantes. Pour dépasser le stade du ressenti, les partenaires ont décidé de faire une évaluation-test des méthodes Siel Bleu et ont donc retenu comme terrain d'étude le Limousin.

Après un an d'observation (à partir de janvier 2013), de manière générale, le groupe qui a bénéficié des séances Siel Bleu à raison de trois fois par semaine "a vu au minimum une stabilisation de l'équilibre et de la marche contrairement au groupe témoin" - qui n'était inscrit à aucune activité Siel Bleu - et qui a eu certaines dégradations de son état physique, a constaté Delphine Chalier, responsable départemental Siel Bleu (pour la Haute-Vienne) dans le compte rendu de l'étude qu'elle a présentée au Printemps des Ehpad à Limoges le 15 avril. C'est surtout en matière d'équilibre dynamique que les gains sont les plus importants. L'amélioration semble moins marquée en termes d'équilibre statique et de bilan transfert chaise, ajoute-t-elle.

Outre les bilans moteurs, la perception de la qualité de vie qu'ont les deux groupes a également été analysée. Sur cette thématique les résultats du groupe témoin ont peu varié dans le temps, contrairement au groupe qui participait aux activités Siel Bleu. Le questionnaire sur la qualité de vie concernait par exemple l'appétit, le sommeil, les douleurs... au quotidien. Sur ces items, la personne interrogée devait s'auto-évaluer. Au final le groupe test ayant une activité physique adaptée a - au bout d'un an - un jugement sur sa qualité de vie nettement plus favorable que le groupe témoin.

L'étude a été menée dans trois Ehpad de Haute-Vienne. Ont participé à ces évaluations la résidence Jean Mahaut à Nieul, la résidence Les chênes à Couzeix et la résidence du Parc à Panazol. Dans chaque structure ont été constitués deux groupes de 12 personnes. L'un étant un groupe test participant aux activités de Siel bleu et l'autre un groupe témoin ne suivant pas les séances d'activité physique adaptée. Une première évaluation des participants a été réalisée avant qu'ils s'inscrivent au programme Siel, puis à six mois et à un an. Ces évaluations ont concerné les capacités motrices - transfert assis-debout, équilibre statique et dynamique, double tâche et réaction d'équilibration - ou encore la qualité de vie. Le groupe test a pratiqué trois séances par semaine de gymnastique sur chaise et suivi des actions de prévention des chutes. La confrontation de l'ensemble des données de conservation de l'autonomie avec le nombre des chutes est encore en cours d'évaluation, seule une structure a été évaluée.

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Published by CGT Medica France - dans Synerpa
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