Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 06:29

Dans son livre blanc 2014, le Synerpa présente les grands axes stratégiques de sa politique de développement. La fédération des établissements privés commerciaux souhaite se déployer en dehors du champ des Ehpad et vise notamment le secteur du domicile.

Aller vers le domicile mais aussi vers les Soins de suite et de réadaptation (SSR), le secteur public ou encore le champ du handicap, voilà les pistes de travail annoncées par le Synerpa dans son livre blanc, présenté le 15 avril à Lille (lire ci-contre). Dans ce texte, la fédération des établissements médico-sociaux privés commerciaux énonce ses grands axes stratégiques, au-delà des questions de tarification.

Après les résidences-services, poursuivre l'ouverture

L'objectif du Synerpa est donc de "sortir du microcosme de l'Ehpad", annonce à Hospimedia Florence Arnaiz-Maumé, déléguée générale du syndicat. Une première ouverture a eu lieu avec l'arrivée de résidences-services seniors dans la fédération. "Actuellement nous sommes en train de travailler sur le champ du domicile car deux gros adhérents, DomusVi et Orpéa ont fait le choix d'aller sur ce secteur", ajoute-t-elle.

Plusieurs fédérations existent dans le champ commercial du domicile, telles que la Fesp ou la Fedesap*, mais pour Florence Arnaiz-Maumé, les groupes privés allant vers ce secteur ont besoin "d'une grande représentation syndicale", dont le cœur de métier serait les personnes fragilisées. "Aujourd'hui nous sommes en discussion avec la Fedesap", lance la déléguée générale. Un premier rapprochement s'est opéré entre les deux fédérations, puisqu'elles ont réalisé une plateforme de messages commune en vue de la conférence de progrès pour l'emploi dans les services à la personne, dont la date n'est toujours pas fixée. Un rapprochement plus formel n'est toutefois pas encore arrêté. "On se rend bien compte que les métiers sont les mêmes, c'est la manière de travailler qui est différente", ajoute-t-elle. Face à une omniprésence du monde associatif, le Synerpa entend également rééquilibrer le secteur. "Là où nous nous sommes implantés, nous avons contribué à une amélioration globale de toute la profession. Nous avons amené de la modernité, de la rénovation, des fonds et du savoir-faire."

Se rapprocher du champ des SSR

Un rapprochement avec le champ du SSR est également en réflexion. "Du point de vue de la population accueillie, de l'architecture et de l'activité, le SSR est plus proche de l'Ehpad que des cliniques MCO", analyse Florence Arnaiz-Maumé. Si la fédération regarde également du côté du secteur public et du champ du handicap, c'est pour une autre raison. Les difficultés de rénovation du parc immobilier d'une part et le manque de structures d'autre part font penser au syndicat qu'il pourrait apporter sa capacité à mobiliser des fonds privés et son expérience dans la prise en charge des personnes fragiles. "Se pose encore la question de savoir s'il est possible de faire de la marge sur une activité telle que l'accompagnement du handicap mais c'est une réflexion que l'on mène." Et si le Synerpa veut étendre son champ d'action, c'est parce que "l'enjeu est aussi en termes de force de frappe", affirme sa déléguée générale.

Œuvrer à plus de simplification

Au-delà de ses perspectives d'extension, le Synerpa appelle aussi à plus de simplification dans la vie des Ehpad. Pour le syndicat, le "choc de simplification" peut aussi trouver écho dans le médico-social et notamment, pour Florence Arnaiz-Maumé, du côté de la procédure budgétaire. Selon elle, il faudrait supprimer l'obligation pour les établissements de présenter chaque année un budget prévisionnel. Une procédure chronophage, qui pourrait être remplacée par des contrôles a posteriori. "L'Uniopss est la seule fédération qui y tient encore", lance Florence Arnaiz-Maumé, qui plaide à nouveau pour la parution du décret instaurant l'État des prévisions de recettes et de dépenses (EPRD). Autre biais de simplification, la procédure de l'évaluation externe, "un enjeu majeur également", pour la déléguée générale.



* Fédération du service aux particuliers (Fesp), Fédération des services à la personne et de proximité (Fedesap)

Les dernières valorisations salariales du Synerpa

Le Synerpa a révisé au 1er avril 2014 ses grilles de classification des personnels des établissements accueillant des personnes âgées. Une mesure correspondant aux avenants signés le 4 décembre 2013, suite aux négociations sur la valeur du point avec les partenaires sociaux. Pour cette année, la valeur du point passe donc de 6,92 à 6,98. Le salaire minimal conventionnel d’un employé au coefficient 208 sera donc de 1451,84 € brut à partir du 1er avril 2014, contre 1439,36 € (salaire convenu en 2013 suite à la revalorisation du 1er juin 2013).

Les salaires de l'aide à domicile et des Ehpad sont les plus bas du secteur social et médico-social

16/04/14 - 18h06 - HOSPIMEDIA |

Postes peu qualifiés, temps partiels, féminisation importante... Le secteur social et médico-social accumule les désavantages. À tel point "qu'il fait partie de ceux dont la rémunération nette est la plus basse" à en croire la Drees. À cette observation initiale, le dernier Études et résultats identifie également des disparités importantes au sein même du secteur. Premières victimes de cette double peine, l'aide à domicile et les établissements pour personnes âgées.

Sur les 1,7 million de salariés du social et du médico-social - soit 6,7% des actifs occupés en France - le salaire médian avoisinait les 1 470€ en 2011 (net mensuel en équivalent temps plein - ETP). Bien loin des 2 130€ affichés au national*. Si le secteur public semble mieux s'en tirer - 1 542€ contre 1 400€ pour le privé, et un éventail des salaires plus resserré et plus de temps complet - les disparités les plus marquées sont surtout intra-sectorielles. Avec une médiane de 1 274€ (1 363€ dans le public et 1 185€ dans le privé), l'aide à domicile figure en queue de peloton en termes de salaires. Sur ce secteur qui emploie les personnes les moins qualifiées, les salaires des 25% des personnes les moins rémunérées sont proches du Smic, d'après la Drees, de l'ordre de 1 072€ en 2011. Vient peu après le secteur des personnes âgées. Avec les secteur des adultes en difficulté et de l'accueil des jeunes enfants, le champ de l'âge présente lui aussi un faible taux de rémunération : 1 493€ (1 542€ dans le public, contre 1 445€ dans le privé). Ces deux champs, s'ils présentent de bas salaires, sont aussi ceux qui affichent l'éventail le plus resserré.

La corrélation est logique cependant : "il s'agit, en effet, de secteurs homogènes en termes de qualification des salariés et des professions", analyse la Drees. Professions qui sollicitent en très grande partie le travail d'employés plutôt que celui de cadres ou de professions intermédiaires. Comment comprendre de telles différences de salaire ? Sans surprise, la féminisation et la part importante de temps partiels pèse dans la balance. Ces deux caractéristiques sont d'ailleurs souvent associées. Ainsi, le secteur de l'aide à domicile, qui présente 97% de femmes parmi ses salariés (contre 54,3% au national), est aussi le secteur avec le moins de temps complets. À peine un tiers (32,2%) de la masse salariale, contre 61,4% sur l'ensemble du secteur médico-social et 80,8% en France.

Si la part des femmes est également plus marquée dans le champ des personnes âgées (87%), les temps complets se montent tout de même à près de 70% des postes, soit 9 points de plus que sur l'ensemble du social et du médico-social. Des bons chiffres se ternissent au regard du nombre de contrats à durée indéterminée dans le privé : seulement 64,8% des salariés (71% sur le secteur complet).



* "En 2011, les salaires ralentissent de nouveau en euros constants", Insee.

Une étude sur un an des activités Siel Bleu dans trois Ehpad montre des gains physiques notables

17/04/14 - 18h13 - HOSPIMEDIA |

Le groupe associatif Siel bleu (Sport, initiative et loisirs) qui promeut l'utilisation de l'activité physique adaptée comme outil de prévention a passé avec la Fédération française des associations de médecins coordonnateurs (Ffamco) une convention nationale de partenariat pour développer les interventions des intervenants Siel Bleu en Ehpad. Objectif visé : entretenir le potentiel restant des personnes âgées dépendantes. Pour dépasser le stade du ressenti, les partenaires ont décidé de faire une évaluation-test des méthodes Siel Bleu et ont donc retenu comme terrain d'étude le Limousin.

Après un an d'observation (à partir de janvier 2013), de manière générale, le groupe qui a bénéficié des séances Siel Bleu à raison de trois fois par semaine "a vu au minimum une stabilisation de l'équilibre et de la marche contrairement au groupe témoin" - qui n'était inscrit à aucune activité Siel Bleu - et qui a eu certaines dégradations de son état physique, a constaté Delphine Chalier, responsable départemental Siel Bleu (pour la Haute-Vienne) dans le compte rendu de l'étude qu'elle a présentée au Printemps des Ehpad à Limoges le 15 avril. C'est surtout en matière d'équilibre dynamique que les gains sont les plus importants. L'amélioration semble moins marquée en termes d'équilibre statique et de bilan transfert chaise, ajoute-t-elle.

Outre les bilans moteurs, la perception de la qualité de vie qu'ont les deux groupes a également été analysée. Sur cette thématique les résultats du groupe témoin ont peu varié dans le temps, contrairement au groupe qui participait aux activités Siel Bleu. Le questionnaire sur la qualité de vie concernait par exemple l'appétit, le sommeil, les douleurs... au quotidien. Sur ces items, la personne interrogée devait s'auto-évaluer. Au final le groupe test ayant une activité physique adaptée a - au bout d'un an - un jugement sur sa qualité de vie nettement plus favorable que le groupe témoin.

L'étude a été menée dans trois Ehpad de Haute-Vienne. Ont participé à ces évaluations la résidence Jean Mahaut à Nieul, la résidence Les chênes à Couzeix et la résidence du Parc à Panazol. Dans chaque structure ont été constitués deux groupes de 12 personnes. L'un étant un groupe test participant aux activités de Siel bleu et l'autre un groupe témoin ne suivant pas les séances d'activité physique adaptée. Une première évaluation des participants a été réalisée avant qu'ils s'inscrivent au programme Siel, puis à six mois et à un an. Ces évaluations ont concerné les capacités motrices - transfert assis-debout, équilibre statique et dynamique, double tâche et réaction d'équilibration - ou encore la qualité de vie. Le groupe test a pratiqué trois séances par semaine de gymnastique sur chaise et suivi des actions de prévention des chutes. La confrontation de l'ensemble des données de conservation de l'autonomie avec le nombre des chutes est encore en cours d'évaluation, seule une structure a été évaluée.

Partager cet article

Repost0

commentaires

M
un bien ou un mal ? cela laisse une grande liberté aux employeurs , mais aussi aux OS de négocies les augmentations de salaires !!!
Répondre

Présentation

  • : Le blog des salarié-es de Korian
  • : Lutte,infos,news des travailleurs du groupe Korian
  • Contact

Traducteur/Translate

Recherche