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15 décembre 2017 5 15 /12 /décembre /2017 13:08
 
https://rue89bordeaux.com/2017/12/secteur-de-sante-tension-gironde/
 
De Sainte-Foy-la-Grande à Villenave-d’Ornon, des CHU aux Ehpad, une série de mouvements sociaux agite le monde de la santé en Gironde.

Depuis le début de l’année 2017, environ 1400 mouvements sociaux ont été recensés en France dans les hôpitaux, les établissements d’hébergement de personnes âgées dépendantes (Ehpad) et médico-sociaux selon les syndicats interrogés par le quotidien L’Humanité.

Depuis septembre dernier, plusieurs conflits majeurs parcourent le territoire girondin, comme actuellement celui du CHU de Bordeaux. Le Centre Hospitalier de Libourne connaît lui aussi un mouvement social depuis une semaine. A l’appel de l’intersyndicale (CGT, FO, Sud, Unsa), les agents réclament une remise à plat des conditions de travail en vue du déménagement de l’hôpital, prévu début mars.

La grève des paramédicaux s’expriment sur le rond-point du CHU de Bordeaux (La Clé des Ondes/DR)

Les syndicats accusent notamment la direction du centre hospitalier d’imposer de nouveaux horaires, de supprimer des RTT, de contraindre à l’alternance jour/nuit. Ils souhaitent en finir avec un management qu’ils jugent « agressif » et demandent du personnel supplémentaire. Sur les 2700 agents de l’hôpital, les 800 présents dans le service de médecine chirurgie obstétrique sont concernés. Environ 200 d’entre eux se sont mobilisés à l’occasion d’une manifestation dans les rues de la ville, vendredi 8 décembre.

Le Comité d’Hygiène Sécurité et Condition de Travail (CHSCT) demande une expertise. Le préavis de grève court jusqu’au 20 décembre.

« Le budget n’est pas extensible »

A l’hôpital psychiatrique de Cadillac, les agents avaient tenté de faire bouger la direction fin septembre avec une semaine de grève. Dans le viseur des soignants : une dégradation continue de la sécurité pour les patients et soignants, et la baisse de l’effectif d’une équipe de nuit chargée des transports de patients entre Bordeaux et Cadillac. Ce pool passe de 5 à 2 membres au 1er janvier.

« Le budget n’est pas extensible », expliquait à 20 Minutes Bordeaux un cadre supérieur de santé.

D’autant que le budget des hôpitaux psychiatriques, gelé, ne suit pas la hausse d’environ 2% des autres hôpitaux. Une proposition de loi du député François Ruffin souhaite y remédier.

La suppression des contrats aidés cause aussi du tort au milieu de la santé. L’hôpital de Sainte-Foy-la-Grande doit ainsi voir disparaitre 43 emplois sur 420 agents, selon la CGT, qui a lancé fin novembre une pétition en ligne sobrement intitulée : « Professionnels de la santé : la bouffe ou les soins ? » :

« Le travail réalisé par les agents en contrat aidés est indispensable : ménage, réception et préparation des repas, parfois aides à la toilette. Usagers, agents, familles se demandent qui réalisera ces tâches demain alors que les soignants ont déjà le sentiment d’accomplir partiellement leurs missions ».

CGT et Force Ouvrière espèrent une réponse de l’Agence régionale de santé (ARS) et de la préfecture de Gironde.

Tondu

La directrice de l’Ehpad public « Marie Curie » de Villenave-d’Ornon ne cache pas ses difficultés au quotidien Sud Ouest. Dans son établissement, 66 personnes âgées dont une quarantaine souffrant d’Alzheimer ou apparentés. Pour la directrice, la situation budgétaire met en souffrance personnels, personnes âgées et familles.

Le maire de Villenave, Patrick Pujol a écrit à la ministre de la Santé. Il réclame des moyens supplémentaires pour pouvoir assurer les missions de l’Ehpad, au risque de devoir le fermer en cas contraire.

Tract de soutien lors de la grève fin novembre à la Clinique du Tondu (XR/Rue89 Bordeaux)

Dans le privé, la bataille a été écourtée à la Polyclinique du Tondu à Bordeaux, rachetée depuis mars dernier par le groupe Saint-Gatien, qui possède les cliniques Tivoli-Ducos à Bordeaux, Saint-Anne à Langon et d’autres établissements en Touraine.

Une cinquantaine de salariés avaient décidé de se mettre en grève le 28 novembre contre le manque de personnel et une dégradation des conditions de travail. Ils évoquent une dizaine de démissions depuis septembre. L’établissement doit quitter ses locaux près de Mériadeck pour déménager dans un bâtiment neuf à Floirac.

Après quatre jours de mouvement, la direction a renversé la vapeur en promettant de rembourser une journée de grève ou de donner des chèques cadeaux. La reprise a été votée à une courte majorité, raconte La Clé des Ondes.

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14 décembre 2017 4 14 /12 /décembre /2017 18:01
Communication de la fédération CGT de la santé et de l'action sociale et de l'union fédérale de l'action sociale.

Cher.e.s Camarades,

 

La Fédération et son UFAS proposent la mise en place d’un plan d’actions, avec des demandes de rencontre à envoyer aux directions générales des grandes associations concernées et auprès des élus (maires, conseiller.e.s régionales/laux, départementales/taux, etc) . Pour ce faire, trouver ci-joint  :

1 – une pétition ( à renvoyer au secteur revendicatif de la fédération :  revendic@sante.cgt.fr ) ;

2 - une lettre d’interpellation à transmettre aux élu.e.s et aux directions d’établissement concernées, par laquelle l’UFAS demande de les rencontrer.

Objectif : retour d’un maximum de pétitions, à la Fédération CGT SANTE ACTION SOCIALE, pour la fin du mois de janvier 2018 – Une rencontre sera demandée au Ministère.

 

Vous trouverez également :

 

· le lien permettant l’accès au tract « La qualité ? », disponible sur le site fédéral : http://www.sante.cgt.fr/LA-QUALITE

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12 décembre 2017 2 12 /12 /décembre /2017 10:58
Un EHPAD pour les Nuls!

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12 décembre 2017 2 12 /12 /décembre /2017 10:53
Les salariés des Parentèles, maison de retraite pour personnes âgées atteintes d’Alzheimer, observent depuis lundi 11 décembre un mouvement de grève reconductible d’une heure par jour. Ils entendent faire valoir leurs revendications salariales dans le cadre des négociations annuelles obligatoires et réclament une augmentation uniforme de 100 € pour tous.
Les personnels mettent en avant leur invest...issement alors même que les sous-effectifs amènent un alourdissement de la charge de travail et de nombreux accidents ou « burn-out ».
Face à ce mouvement de grève de la majorité du personnel, la direction des Parentèles a fait appel à un huissier alors même qu’il n’existait aucune entrave à la liberté du travail. Ce qui en dit long sur le « dialogue social » dans l’entreprise.
Le mouvement est reconduit aujourd’hui, un rassemblement est prévu à 11h30 devant l’établissement, 30 rue de Nice à Reims.

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12 décembre 2017 2 12 /12 /décembre /2017 09:00

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/personnels-hospitaliers-maisons-retraite-realite-du-metier-ehpad-beaucourt-1378351.html

 

Personnels hospitaliers en maisons de retraite : la réalité du métier à l'EHPAD de Beaucourt

 
© Guillaume Bonnefont/IP3, Montpellier
© Guillaume Bonnefont/IP3, Montpellier

Le personnel hospitalier et les aides-soignants des maisons de retraites seront mobilisés ce mardi à 15h devant la préfecture du Territoire de Belfort pour dénoncer leurs conditions de travail. Une de nos équipes s'est rendue à la Maison Blanche de Beaucourt pour vous montrer la réalité du métier.

Par France 3 FC

Les personnels des EHPAD, ces maisons de retraite médicalisées pour personnes âgées, sont sous le feu des projecteurs notamment depuis le mouvement de grève inititié au sein des l'établissement les Opalines de Foucherans, dans le Jura. Mardi, les soignants de ces structures souvent décriées dénonceront leurs conditions de travail qui se dégradent d'années en années au détriment des patients. Le rassemblement est prévu devant la préfecture de Belfort à 15h.

Une de nos équipes s'est rendue à la Maison Blanche pour vous montrer la réalité du métier. Située à Beaucourt, à proximité de la frontière suisse dans le département du Territoire de Belfort, La Maison Blanche accueille des personnes âgées seules ou en couple, valides, semi-dépendantes ou psychodépendantes. 

Tâches qui se multiplient, équipes soignantes qui maigrissent au fil des années... Découvrez notre reportage : 
Personnels hospitaliers en maisons de retraite : la réalité du métier à l'EHPAD de Beaucourt
Intervenants : Stéphanie Mairot Aide-soignante, Françoise Ioss Résidente, Leila Djebara Aide-soignante. Un reportage de : HIRSON Vanessa, BRES Cécilia et DUBUIS Emmanuel.

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11 décembre 2017 1 11 /12 /décembre /2017 17:40
Communiquéde la fédération CGT action sociale.

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11 décembre 2017 1 11 /12 /décembre /2017 12:46

http://www.paris-normandie.fr/actualites/societe/les-familles-normandes-inquietent-de-la-prise-en-charge-des-aines-BD11658955

Les familles normandes inquiètent de la prise en charge des aînés

 

    La fin annoncée des contrats aidés dans les établissements hospitaliers pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ou dans le secteur, public ou privé, de l’aide à domicile inquiète fortement les familles. À l’instar de collectifs qui se sont montés à Lille ou Toulouse, c’est en Seine-Maritime que le collectif « Vieux, debout ! » vient d’être créé avec pour slogan « des familles et des professionnels, vent debout pour leurs vieux, debout ! » Des discussions sont en cours avec l’État pour ne conserver que les contrats aidés sous rémunération RSA. Explications avec Nathalie Lecordier, élue du conseil départemental de Seine-Maritime.

       

      De Rouen au Havre, ils sont déjà 200 à avoir intégré le collectif « Vieux, debout ». Alain Quibel en est le porte-parole : « il y a des familles de résidents d’Ehpad, des professionnels en établissements ou à domicile, des retraités inquiets de leur devenir. Nous nous sommes tous ralliés pour que la cause des plus âgés soit entendue dans la société et que les élus s’en saisissent ! » Principaux concernés, ceux des conseils départementaux de la Seine-Maritime et de l’Eure qui, à la demande du gouvernement Philippe, vont fermer le robinet de l’emploi à bon marché des contrats aidés. « Il n’y a pas de prise en charge et de revalorisation de nos aînés. Nous sommes apolitiques et non-violents. Nous ne voulons pas opposer le privé au public mais nous constatons que nous arrivons à des situations de maltraitance pour nos aînés » affirme Alain Quibel.

      Agir et informer

      Concrètement, la disparition des contrats aidés va augmenter la charge de travail. Le temps de toilette des personnes âgées qui prenaient 20 minutes sera réduit à 10, faute de personnel. Intolérable pour « Vieux debout » qui dénonce aussi la souffrance au travail de ces salariés, souvent précaires et mal rémunérés. « Il faut quand même savoir que les accidents de travail dans ce secteur dépassent ceux du bâtiment. Il y a des problèmes de dos, des tendinites... » souligne Alain Quibel. Le collectif réclame donc que les moyens financiers qui étaient alloués aux contrats aidés, via l’argent public des collectivités, soient reversés aux structures d’accueil, ainsi qu’aux aides à domicile. « Nous voulons travailler sur la dignité des personnes et l’accueil. Ce n’est pas acceptable que dans certains Ehpad des personnes âgées sont recouchées l’après-midi faute de personnel ! Toutes ces structures sont maltraitantes par rapport aux moyens qui leur sont alloués. Les recoucher, c’est de la maltraitance institutionnelle ! Il y a pourtant du bon boulot qui est fait mais il est fait avec peu de moyens ».

      Des situations rendues complexes par l’augmentation de la durée de vie. Aujourd’hui, un aîné rentre en Ehpad bien après 80 ans. « Plus l’âge est élevé, plus la dépendance est grande et plus les moyens diminuent. Tout cela nécessite une formation du personnel de plus en plus importante. Lors du maintien domicile, les problèmes sont différents. Par exemple, de plus en plus de gens ne veulent plus sortir de leur « bocal », du lieu où ils vivent. En fait cela arrange tout le monde. Cela permet de cacher une réalité » dénonce Alain Quibel. « Nous devons réfléchir collectivement au coût et à la prise en soins. Qui, aujourd’hui, a les moyens de payer une aide à domicile cinq heures par jour chez un aîné alors que ce tarif correspond à une prise en charge dans deux Ehpad ? » Le collectif « Vieux, debout » dit avoir le soutien de la Fédération internationale des associations de personnes âgées (FIAPA) pour dénoncer la maltraitance comme l’autorise la loi européenne. « Quelle est la politique départementale, régionale, nationale ? Veut-on faire de la paupérisation ou tendre vers une politique de bien-être que l’on retrouve au Canada et dans les pays nordiques ? » interroge Alain Quibel. « Aujourd’hui la bulle va exploser ! »

      La tension est forte aussi chez le personnel et les directeurs d’établissements. Comme l’affirmait récemment Pascal Champvert, le président de l’association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA), « Les contrats aidés, c’est une goutte d’eau qui fait déborder un vase qui était déjà plein. »

      Directeur du Centre d’hébergement et d’accompagnement gérontologique de Pacy-sur-Eure, Jérôme Triquet connaît bien le sujet même s’il n’a que peu utilisé les contrats aidés ces dernières années dans son établissement public. « Depuis 2003 et l’épisode de la canicule, il manquait du personnel. Des moyens ont été donnés mais ils ont été insuffisants », se souvient-il.

      Recrutement massif

      Depuis quinze ans, ces emplois aidés ont été financés par l’Assurance maladie, les départements et les familles pour le reste à charge. « Beaucoup de maisons de retraite ont fait appel à eux car le prix d’un contrat est de 7 000 euros par établissement contre 30 000 pour un contrat de droit commun... » remarque-t-il. Des emplois qui n’étaient pas ceux, qualifiés, des soignants mais qui venaient en soutien : hôtellerie, lingerie, cuisine, service technique...

      « Ce système a permis de minimiser les coûts des Ehpad et de rester dans les clous des restrictions imposées par les départements tout en n’influant pas sur le reste à charge des familles ! Car quand les familles ne peuvent pas payer, ce sont les départements qui financent les hébergements via l’aide sociale. » Un double intérêt financier pour eux ! Sous la présidence Hollande, ces contrats aidés ont été multipliés pour faire baisser les chiffres du chômage. « Aujourd’hui, le gouvernement réclame la fin de ces contrats. Si les conseils départementaux ne financent pas le différentiel, il y aura des déficits à venir dans de nombreux établissements », prévient Jérôme Triquet. Une situation inquiétante alors qu’un nouveau mode de calcul des aides départementales pour les établissements accueillant des personnes âgées dépendantes est toujours en cours de discussion.

      «300 contrats seront gardés»

      Nathalie Lecordier, 11e vice-présidente en charge de l’enfance et de la famille, prévention spécialisée, santé suit par « intérim » le dossier : « Le Département finance 1 200 contrats aidés dans les collèges et les établissements médico-sociaux. Nous avons discuté avec la préfecture et nous allons garder 300 contrats dans ces secteurs qui sont financés par le RSA. Nous ne pouvons pas, compte tenu de notre budget, en remplacer d’autres. Cela permettre aux établissements de maintenir un service et d’avoir une activité pour ces personnes au RSA. » L’élue rappelle que le Département de Seine-Maritime a augmenté de 1 % ses budgets des établissements et services médico-sociaux : maisons de retraite, foyers pour handicapés, services d’aide à domicile, établissement du secteur de l’enfance... 7 millions d’euros supplémentaires pour le budget de ces établissements dans le département. Et que pour lutter contre l’isolement des personnes âgées, il va adhérer à la charte Monalisa et va promouvoir l’engagement citoyen et bénévole. En Seine-Maritime, 35 000 personnes de 80 ans et plus (soit 53,6 %) vivent seules à domicile.
       Alain LEMARCHAND

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      11 décembre 2017 1 11 /12 /décembre /2017 08:46
      Tract de la CGT ORPEA pour les NAO.

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      9 décembre 2017 6 09 /12 /décembre /2017 23:38

      Des salariées de la maison de retraite Marguerite-de-Flandre dénoncent « un travail à la chaîne »
      Si le nombre de titulaires reste stable, le profil des résidents a évolué. Ils sont aujourd’hui plus dépendants. Photo archives Pascal Bonnière
      Si le nombre de titulaires reste stable, le profil des résidents a évolué. Ils sont aujourd’hui plus dépendants. Photo archives Pascal Bonnière

      C’est une grogne presque silencieuse, que les unions locales CGT de Dunkerque-Armentières essaient de cristalliser en allant à la rencontre de salariés d’EHPAD, avec l’objectif de mobiliser en vue d’une grande journée d’action. Après Steenvoorde, Estaires, ou encore Hazebrouck, Gervais Debaene, responsable syndical, a installé ce mercredi midi sa fourgonnette sur le parking de l’EHPAD de Nieppe. Sous-effectif, conditions de travail jugées insupportables, le malaise qui s’est installé dans les EHPAD semble monter en puissance. Ce mercredi, ils étaient une vingtaine à s’être rassemblée pour manifester leur ras-le-bol. Des syndicalistes, dont certains venus d’Houplines, de « simples » salariés, mais aussi Gérard, parent d’une résidente de la maison de retraite, venu discuter avec les professionnels et les soutenir.

      « Avant, on pouvait encore les amener faire une course, discuter avec eux. Aujourd’hui, rien que discuter, c’est déjà énorme. »

      L’EHPAD nieppois compte actuellement 54 salariés titulaires selon la direction, dont 20 aide-soignantes, 18 agents de service hospitalier qualifiés et quatre infirmières. Si cet effectif fluctue selon les besoins avec l’embauche temporaire de contractuels, il est jugé nettement insuffisant par ces salariés. «  Les résidents sont de plus en plus dépendants (la moyenne d’âge est de 86 ans à Nieppe), explique Fanny, aide-soignante et responsable syndical à Marguerite-de-Flandre. On travaille à la chaîne. » La salariée évoque des petits-déjeuners servis parfois jusqu’à 11 h, des passages aux toilettes compliqués pour les résidents «  car on n’est pas assez nombreux, et certains se font dessus  », ou encore des lavages à la bassine de plus en plus fréquents par manque de temps. «  Avant, on pouvait encore les amener faire une course, discuter avec eux. Aujourd’hui, rien que discuter, c’est déjà énorme  », commente Viriginie, aide-soignante dans l’EHPAD nieppois depuis 14 ans.

       

      Gervais Debaene, responsable CGT.
      Gervais Debaene, responsable CGT.

       

      Françoise Leturgie, la directrice de la maison de retraite, nuance le tableau dressé par ces salariés – «  il y a encore des choses qui se font pour les résidents  » – mais elle admet qu’un malaise est bien présent. La faute à la baisse des dotations et des tarifs d’hébergements (environ 1 800 € par mois pour une chambre individuelle) depuis quelques années. Le récent coup de rabot sur les contrats aidés décidé par la nouvelle majorité n’a pas non plus épargné la structure nieppoise. «  Nous en avions dix, neuf sont partis le mois dernier  », glisse Fanny. «  On dénonce les choses, ça ne peut plus durer, tonne Gervais Debaene. On demande une réforme des EHPAD car ils sont devenus des établissements de soins, Il faut des personnes en plus grand nombre et qualifiés. On est quand même sur deux sujets importants : comment on va vieillir et comment on va mourir.  »

      (*) Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes.

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      9 décembre 2017 6 09 /12 /décembre /2017 17:54

       

      Paris, le 06 décembre 2017

       

       

       

       

       

       

       

       

       

      Par cette motion les élus CGT tiennent à alerter la direction du groupe Elsan sur la situation d'une infirmière de la clinique du pont de chaume. Melle Fanny Fouques, infirmière de nuit aux urgences et représentante syndicale CGT au CE a été agressée sur son lieu de travail dans la nuit du 2 au 3 Août 2017 par un médecin urgentiste entrainant un arrêt initial de 5 jours avec 3 jours d'ITT. A ce jour cette agression n'a entrainée aucune sanction à l'encontre du médecin de la part de la direction de l'établissement alors même que celui-ci reconnaît son agression par écrit. Seule une enquête de popularité a été réalisée et une formation de gestion de l'agressivité a été proposée aux salariés essayant par ce biais de légitimer une agression sexiste.

       

       

      Pour rappel les directions locales et nationales sont légalement responsables de la sécurité physique et mentale de leurs salariés. Ne pas sanctionner c'est prendre le risque d'une récidive et pourrait être assimilé

       

      • une faute grave et inexcusable de l'employeur. La CGT tient à manifester son indignation, sa déception et sa colère face à ce silence et l'absence de soutien envers cette salariée.
         
         
        Au-delà de ce cas personnel, les élus constatent une politique de répression syndicale dans certains établissements et ce concernant toutes les organisations syndicales avec, de surcroît, une dégradation des relations sociales pourtant déjà très tendues.
         
         
        La CGT rappelle que des soignants maltraités voir violentés ont plus de difficultés pour prendre soin ensuite des patients. Ils ne peuvent donc plus assurer de façon correcte et humaine le cœur même de leur métier. Cette violence sociale envers les salariés entraine donc une dégradation de la prise en charge de nos patients et va indirectement jouer sur les résultats économiques du groupe (fuite de patients, de salariés et de praticiens, perte de notoriété, etc.…). D'un point de vue purement économique Elsan a par conséquent tout intérêt à prendre soin de ses salariés.
         
         
        La CGT demande donc quelles mesures immédiates Elsan compte prendre pour revenir à des méthodes de management humaines, sociales et économiquement intelligentes. La CGT demande que la direction du groupe rappelle à toutes les directions d'établissements qu'elles doivent respect et sécurité à leurs salarié.es.

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