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12 janvier 2021 2 12 /01 /janvier /2021 09:08

Editions Législatives, ActuEL-CE, édition du 22 décembre 2020.

Depuis fin octobre, l'employeur peut organiser une campagne de tests antigéniques ou de tests PCR pour ses salariés. Une circulaire du 14 décembre apporte des informations pratiques pour les entreprises. Elle indique les personnes à cibler en priorité, liste les professionnels de santé habilités à procéder aux tests et détaille les suites à donner à leur réalisation. La circulaire invite aussi les directions au dialogue social au sujet des tests.

S'il le souhaite, le salarié qui éprouve des symptômes évoquant une infection à la Covid-19 peut se voir proposer un dépistage gratuit par son entreprise. Cette possibilité est ouverte depuis la publication de la mise à jour du Protocole national sanitaire en entreprise du 29 octobre 2020. Ce document fixe dans son annexe le cadre et les conditions de la mise en oeuvre de ces tests. Une circulaire du 14 décembre publiée vendredi 18 décembre complète ce cadre. Elle propose en annexe une série de documents visant à aider les entreprises et collectivités à mettre en place ces dépistages dans leur structure.

Le texte invite les entreprises qui décident de proposer des actions de dépistage à mettre en œuvre ces mesures dans le cadre d’un dialogue social interne, c’est-à-dire après avoir informé les instances de représentation du personnel et les salariés.

  • Qui réalise les tests ?

L'employeur doit s'adresser en premier lieu à son service de santé au travail (SST) s'il souhaite mettre en place le dispositif de dépistage. Si le SST manque de ressources pour procéder à tous les tests, l’entreprise peut faire appel à d’autres professionnels de santé. "Dans tous les cas, il est souhaitable que les entreprises informent leur SST de la mise en place d’une telle action, de façon à pouvoir être conseillées utilement", souligne la circulaire. Les prélèvements ne peuvent être réalisés que par six types de professionnels : un médecin, un chirurgien-dentiste, une sage-femme (ou un maïeuticien), un pharmacien, un masseur-kinésithérapeute ou un infirmier. Sous la responsabilité de l'un de ces professionnels, d'autres professionnels de santé formés peuvent également procéder aux tests (voir l'annexe de la circulaire).

Les entreprises peuvent organiser des campagnes de dépistage à partir des tests antigéniques, mais également, sous la responsabilité d’un laboratoire de biologie médicale, des autres tests virologiques autorisés (RT-PCR et RT-LAMP). Le "kit de déploiement" proposé en annexe de la circulaire liste les différences entre les deux types de tests. L'annexe détaille également les lieux où se fournir en tests et les équipements de protection nécessaires.

  • Qui prend en charge le coût des tests ?

L'achat des tests est supporté exclusivement par l'entreprise. Aucune participation financière aux campagnes de dépistage ne peut être demandée aux salariés. La circulaire recommande l'achat de tests antigéniques dont le coût unitaire n’excède pas 8,05 euros, "coût correspondant au montant maximum remboursé aux pharmacies par l’assurance maladie".

Si l’entreprise fait appel à des professionnels de santé libéraux, ces derniers ne peuvent pas facturer leur intervention à l’Assurance Maladie, leur rémunération devant être supportée par l’entreprise.

  • A quels salariés les tests doivent-ils être proposés ?

Les opérations de dépistage ont vocation à être principalement individuelles (diagnostic d’une personne présentant des symptômes), sans exclure toutefois, si le contexte le justifie, le lancement d’opérations collectives, ponctuelles et ciblées sur des lieux précis tels que les entreprises, en cas de suspicion de cluster ou de circulation particulièrement active du virus.

S'agissant du dépistage individuel, la circulaire détaille la marche à suivre selon la situation dans laquelle se trouvent les salariés.

Éligibles à un test antigénique...

Types de salariés

En priorité

Les personnes symptomatiques : test réalisé dans un délai d'au maximum quatre jours après le début des symptômes

  • Personnes symptomatiques à risque de développer une forme grave de la maladie : en cas de test négatif, une consultation médicale et une confirmation par test RT-PCR sont fortement recommandées ;
  • Autres personnes symptomatiques : aucune confirmation par test RT-PCR n’est nécessaire, quel que soit le résultat.

Les personnes asymptomatiques lorsqu’elles sont personnes contacts :

  • Dans le cadre de l’investigation d’un cluster : test proposé le plus tôt possible afin d’identifier d’éventuels cas supplémentaires + test à J7 du dernier contact à risque pour la levée de la quarantaine ;
  • Personne contact identifiée isolément : test réalisé immédiatement si l’exposition se poursuit ou risque de se poursuivre + test à J7 de la guérison du cas ou de la dernière exposition à risque avec le cas.

A titre subsidiaire

Les personnes asymptomatiques, dans le cadre d’un diagnostic, lorsque les professionnels de santé l’estiment nécessaire.

Test non-recommandé

Les personnes asymptomatiques qui ne sont pas personnes contacts, sauf lorsqu’un professionnel de santé l’estime nécessaire.

Les personnes symptomatiques depuis plus de quatre jours.

 

S'agissant des dépistages collectifs, la circulaire rappelle qu'ils doivent respecter une série de conditions listées par un arrêté du 10 juillet, notamment faire l'objet d'une déclaration préalable au représentant de l'Etat dans le département et à l'agence régionale de santé (ARS) via un portail en ligne.

  • L'employeur peut-il obliger les salariés à se faire dépister ?

La circulaire rappelle que les campagnes de tests organisées par les entreprises doivent reposer sur le volontariat des salariés. Le professionnel de santé qui procède au test doit recueillir l’accord libre et éclairé du salarié après une information claire, loyale et appropriée.

Aucune obligation de participer au dépistage ne peut être imposée aux salariés, il est notamment impossible de sanctionner le salarié qui refuse le test, ou de l'empêcher de rejoindre son poste (y compris en maintenant son salaire, précise la circulaire). L’employeur ne peut pas prendre connaissance du résultat des tests pratiqués, ou recenser les salariés qui se font tester. Seul le salarié peut décider de révéler le résultat du test à son employeur.

  • Que se passe-t-il suite au test ?

Les résultats de tous les tests antigéniques sont renseignés par les professionnels de santé dans une application dédiée. Cette saisie permet d'assurer le traçage des cas contacts et de recenser les résultats à l'échelle nationale.

Si le résultat est positif, le salarié est orienté vers son médecin traitant, et incité à s’isoler sans délai. Le professionnel de santé doit conseiller au salarié d’informer son employeur du résultat, afin de faciliter le "contact tracing" dans l'entreprise.

Quand aux résultats négatifs, ils doivent être pris avec précaution, du fait de la possibilité de "faux-négatifs". Le respect des gestes barrières est rappelé par le professionnel de santé qui rend le résultat. Pour les personnes à risque, la confirmation par test PCR est fortement recommandée.

 

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6 janvier 2021 3 06 /01 /janvier /2021 12:18

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4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 11:16

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4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 11:01

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23 décembre 2020 3 23 /12 /décembre /2020 11:06

Par ailleurs le Comité Social Économique Central ne s'est pas trompé lors de la séance du 22 décembre 2020: les orientations stratégiques du groupe n'ont pas trouvé un accueil favorable: la CGT a voté contre, l'UNSA et la CFDT se sont abstenues. Pan sur le bec! La direction générale a pris un sérieux camouflet, nous attendons avec une grande impatience la communication qu'elle en fera!!!

 

55 millions d'euros d'investissement pour Ages et vie, 300/400 millions d'euros pour le rachat des cliniques du groupe INICEA, 37/40 millions d'euros pour le partenariat avec le groupe Aedifica aux Pays-Bas, 67 millions d'euros pour le rachat des murs de 5 EHPAD et le rachat du groupe 5 Santé dont on ne connaît pas le montant mais qui réalisait 44 millions d'euros de chiffre d'affaires.

 

Grosso modo, aux alentours de 600 millions d'euros d'investissement malgré les larmes de crocodile de notre direction générale sur la situation de l'entreprise à cause de "la crise Covid". On attend aussi avec impatience les chiffres de 2020, qui seront et nous l’espérons largement commenter par la fameuse cellule de communication de l'entreprise!

 

Nous rappelons à nos chèr.es lecteur.trices que tous les surcoûts d'exploitation dus à la crise Covid: EPI, heures supplémentaires, intérim, CDD, etc. ont été pris en charge par l’État sur le budget de la sécurité sociale donc sur nos cotisations!

 

De même, la prime de 1500€ et la revalorisation salariale de 160€ n'ont pas été une largesse de l'entreprise qui n'a pas reconnu l'investissement des salarié.es, mais une fois de plus par l’État et la sécurité sociale et nos cotisations!

 

Rien dans les NAO 2020, aucune reconnaissance de l'entreprise sauf l'annonce des futurs dividendes aux actionnaires qui eux/elles ont été au front auprès des soignants!

 

Les salarié.es attendent toujours que notre directrice générale tienne ses promesses et ne fasse pas seulement de la communication dans les médias...

 

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7 décembre 2020 1 07 /12 /décembre /2020 13:03

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5 décembre 2020 6 05 /12 /décembre /2020 13:15

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4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 11:17

Attention aux communications mensongères et diffamatoires de l'UNSA et de la CFDT les grands défenseurs des salarié.es!!! l'UNSA n'est pas négociateur dans le privé et la CFDT a refusé de signer l'accord FHP et SYNERPA!

 

Transposition SEGUR : la CGT signe l’accord SYNERPA et FHP.

La CGT revendiquait une augmentation de 300 € nets, nous avons obtenons 206 € bruts.

C’est certes insuffisant, mais nous ne pouvions pas priver les salarié.e.s d’une revalorisation salariale qui peut représenter jusqu’à 12 % d’augmentation pour un.e aide-soignante.
Contrairement à ce qui a été signé dans la fonction publique hospitalière, cette augmentation n’est associée à aucune contrepartie.
La CGT a négocié et obtenu que cette revalorisation soit intégrée à l’assiette de calcul des heures supplémentaires et complémentaires, des congés payés, des indemnités liées aux arrêts maladie, maladie professionnelle, maternité, accidents de travail/trajet et des primes calculées sur un pourcentage du salaire de base.
Tous les salarié.e.s sont concerné.e.s quel que soit leur métier.
Notons que les mobilisations multiples de ces derniers mois ont permis cette première avancée.
Nos revendications sont loin d’être satisfaites et nous continuerons à revendiquer des salaires et des conditions de travail digne de l’investissement des salarié.e.s.
Dès 2021, le gouvernement octroie une augmentation des tarifs aux établissements sanitaires privés commerciaux. Pour la période transitoire, une enveloppe sera dédiée à ces établissements.
Cette augmentation doit impérativement et intégralement être destinée à la revalorisation salariale des employés de la branche.
Sur les 3 organisations syndicales représentatives à la FHP que sont la CFDT, la CGT et FO, seules la CGT et FO sont signataires de cet accord.

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25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 15:35
Korian remercie ses salarié.es! A défaut de la prime de 1000€, bin...une savonnette!!!!!!!

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24 novembre 2020 2 24 /11 /novembre /2020 11:37
 
Bonne nouvelle pour les actionnaires : les revenus de la foncière santé du groupe ICADE en hausse de 15 % en 2020 !
Le groupe ICADE, une filiale de la Caisse des dépôts et consignations en partie privatisée par Sarkozy, a investi ces dernières années le marché de l'immobilier des cliniques et des EHPAD privés à but lucratif. Ce groupe avait pour mission initialement de construire et de gérer du logement social. Aujourd'hui, il permet au groupes de cliniques privées de se débarrasser de l'investissement immobilier et de concentrer leur business sur la "production de soins". Il s'agit d'une stratégie typique du monde capitaliste qui filialise les activités pour multiplier ainsi les sources de profit.
Mais il faut bien comprendre que ces bénéfices qui vont se transformer en dividendes pour les actionnaires proviennent de l'argent de la Sécurité sociale, donc de nos cotisations. Il s'agit d'un vol manifeste.
C'est la raison pour laquelle la CGT revendique aujourd'hui la fin de l'agrément Sécurité sociale pour les activités privées à but lucratif dans le domaine de la santé et du médico-social.

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