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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 21:10

Le projet de fermeture finalement écarté
Journal La Marseillaise
Sur les trois projets de reprise envisagés par la Générale de santé (GDS), propriétaire de l'établissement, c'est celui du groupe Sainte-Marguerite qui l'emporte. Au détriment de ceux de l'hôpital Européen et de Docte Gestio. Au sortir du CE, vers 13h ...
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      Gecimed cède quatre cliniques pour près de 80 ME et initie ainsi sa ...

TF1
Gecimed, filiale de Gecina (Paris:GFC) dédiée à l'immobilier de santé, a finalisé, le 3 avril 2013, la vente d'un portefeuille de quatre cliniques exploitées par Générale de Santé, dont trois de court séjour et un établissement psychiatrique, auprès d ...
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Pascal Roché : « Dans la santé le patient prend le pouvoir »
Le Progrès
Santé. L'assurance maladie accumule les déficits. Comment faire ? Les solutions du directeur général de la Générale de Santé, groupe d'établissements privés en France. Pascal Roché. Photo DR. Tweet ...
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Le Progrès

 

Hôpitaux : le projet qui rallume la guerre public/privé à Marseille
La Provence
Comme on pouvait s'en douter, les annonces de la Générale de Santé n'ont guère été appréciées du côté des hôpitaux publics marseillais. Jeudi 4 avril dernier, dans une interview exclusive accordée à La Provence, Filippo Monteleone, directeur général ...
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La Provence

 

"Il ya trop de cliniques, trop de lits, trop d'hôpitaux en France ”
Journal La Marseillaise
Filippo Monteleone, directeur général délégué de la Générale de Santé (GDS), premier groupe de santé privée avec 23 000 salariés dont 5000 praticiens avec un pôle Marseille doté de onze établissements dont cinq structures hospitalières (1500 salariés ...
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Marseille : Beauregard et Vert-Côteau se marient à l'hôtel de Ville
La Provence
Une officialisation de reprise organisée en grande pompe dans le bureau du maire à l'Hôtel de Ville, où un Jean-Claude Gaudin radieux a joué les maîtres de cérémonie, entre le vendeur, Filippo Monteleone, directeur général de la Générale de Santé et ...
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CMS Bureau Francis Lefebvre conseil de Générale de Santé dans le cadre de la cession de l’Hôpital Privé Beauregard de Marseille au groupe Sainte Marguerite

CMS Bureau Francis Lefebvre a conseillé Générale de Santé dans le cadre de la cession par sa filiale, Compagnie Générale de Santé, du contrôle de l’Hôpital Privé Beauregard de Marseille (CA 2011: 48 M€, 480 salariés), exploitant un établissement de santé du même nom à Marseille, au groupe Sainte-Marguerite.

Au terme du protocole d’accord signé hier, à l’Hôtel de Ville de Marseille, en présence de Monsieur le Maire, Jean-Claude Gaudin, le groupe Générale de Santé accepte l’offre de reprise de l’Hôpital Privé Beauregard par le Groupe Sainte-Marguerite, garantissant la pérennité de l’offre de soins et la poursuite de l’activité de l’établissement sur son territoire de santé. Le Groupe Sainte-Marguerite compte déjà 5 établissements hospitaliers dans la région PACA.

A l’issue de ces discussions menées en coordination avec l’Agence Régionale de Santé et la Mairie de Marseille, Générale de Santé a considéré que l’offre présentée par le groupe Sainte-Marguerite constituait le meilleur projet pour garantir l’emploi, assurer l’avenir de l’établissement et soutenir le développement de l’offre de soins sur le territoire de Marseille Nord.

Avec un chiffre d’affaires de près de 2 milliards d’euros, Générale de Santé, dont les actions sont côtées sur le marché NYSE Euronext Paris, est le premier groupe d’hospitalisation privée de France. Il possède 106 cliniques et hôpitaux privés qui accueillent 1 million de patients par an.

Pour cette opération, Générale de Santé était conseillée par CMS Bureau Francis Lefebvre avec Arnaud HugotLaure VarachasAlexandre Morel sur les aspects corporate et Jean-Charles Benois et Philippe Gosset sur les aspects fiscaux. Le cabinetAugust & Debouzy, avec Emmanuelle Barbara et Pierre Warin, est intervenu sur les aspects de droit social.

Le groupe Sainte-Marguerite était conseillé par le cabinet Fidal avec Gerald de Miccosur les aspects corporate et Cécile Blanc-Galas pour les aspects fiscaux.

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 22:06

Les transferts du week-end bousculent les patients | L'Est Eclair
Le regroupement annoncé par le groupe Vitalia sous-entend que toutes les activités de la clinique des Ursulines seront, à terme, transférées à Montier-la- Celle ...
www.lest-eclair.fr/.../les-transferts-du-week-end-bousculent-les...

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 22:05

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 20:30

http://www.sudouest.fr/2013/04/11/maison-de-retraite-des-salaires-verses-1022317-1243.php

 

 

Le mouvement de grève à la maison de retraite Enity pourrait être suspendu vendredi

Une partie du personnel de la maison de retraite Enity de Barzan est en grève depuis mercredi

Une partie du personnel de la maison de retraite Enity de Barzan est en grève depuis mercredi (SO)








Les salaires ont été versés ce jeudi matin à une partie des employés de la maison de retraite Enity quiétaient en grève depuis mercredi. Du coup, une  majorité a repris le travail dans la journée. A 17 h 30 ce jeudi, seules trois salariées n'avaient toujours pas été payées. Elles devraient l'être demain matin. En attendant elle poursuivent la grève et ne cesseront que quand le versement aura été effectué.

Malgré les arrêts de travail, un service minimum a été assuré pour les 68 personnes âgées  pensionnaires d'Enity.

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 07:18

http://www.sudouest.fr/2013/04/10/barzan-17-greve-a-la-maison-de-retraite-enity-1020978-1243.php

 

 

Une partie du personnel sera en grève jeudi pour protester contre des retards de versements de salaires

Une partie du personnel de la maison de retraite Enity de Barzan sera en grève à partir de jeudi

Une partie du personnel de la maison de retraite Enity de Barzan sera en grève à partir de jeudi (Archives Marie Annick)








Une partie du personnel de la maison de retraite Enityde Barzan sera en grève à partir de jeudi. Les employés entendent ainsi protester contre des retards dans le versement des salaires.

Le directeur  Gérard Morellec se refuse à tout commentaire mais assure que les salaires seront versés très prochainement.

La maison de retraite Enity, du groupe JTD, dont le siège est près de Lilles, accueille 68 pensionnaires et emploie une trentaine de personnes dont 12 aides soignantes et 11 agents de service.  

Barzan · Royan

 

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 06:34

SI 819 : Le Noble âge a repris les Ehpad Les Camélias et Le Clos ...
Info-économique.com
Le groupe Le Noble âge (Nantes) a repris, fin 2012, deux Ehpad azuréens à Contes, via sa filiale La Villa de Falicon : Les Camélias (25 lits) et le Clos ...

 

Le noble age : une porte d'entrée - Bourse Direct
Le Noble Age occupe la cinquième position sur le marché français de la dépendance... Il s'agit du plus petit des intervenants présents en bourse derrière Orpea, ...
www.boursedirect.fr/news-details.php?id=606731...

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 21:54

Une initiative annoncée à l'occasion de la Semaine du Développement Durable 2013

A l’occasion de la Semaine du Développement Durable organisée par le Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable du 1er au 7 avril 2013, MEDICA, s'engage à promouvoir les comportements éco-responsables avec le lancement d'opérations de sensibilisation de ses équipes en maisons de retraite et dans ses établissements sanitaire.

  • Promouvoir l'approche éco-responsable

 

MEDICA va financer des "bons cadeaux développement durable" pour l'ensemble de ses maisons de retraite et de ses cliniques. Chaque directeur d'établissement pourra ainsi choisir dans un panel de sept actions environnementales, son opération prioritaire qui lui permettra de diminuer l'empreinte écologique de son établissement : mise en place du compostage, récupération d'eau de pluie, déstockage des DEEE*, formation à l’éco-conduite, destruction/récupération du papier pour garantir la sécurité des données, installation d’ampoules basse consommation ou "subvention développement durable".

Avec cette opération, MEDICA souhaite favoriser une prise de conscience auprès de ses équipes pour lever les freins éventuels relevant du coût, de la recherche d’idée, de l’identification d'un prestataire, …

  • Des campagnes de sensibilisation

 

MEDICA lance également en avril une première campagne d'affichage interne sur la sensibilisation à la mise en veille des appareils électriques. Les affiches sont imprimées recto-verso pour limiter l’usage du papier et peuvent être ré-imprimables par les établissements pour satisfaire au besoin d’affichage au juste nombre, sans gâchis.

De nouvelles initiatives autour de la gestion de l’eau (juin 2013), de l’éclairage (septembre 2013) et de la gestion du papier (novembre 2013) seront déployées jusqu'à la fin de l'année 2013 pour maintenir la mobilisation collective autour des comportements éco-responsables.

  • Une nouvelle nomination

 

MEDICA a été présélectionné par l’ADEME** pour participer aux Trophées européens de la réduction des déchets et représenter la France. L'opération sur la prévention du gaspillage alimentaire qui a mobilisé les équipes des établissements du groupe durant l'édition 2012 de la SERD*** a retenu l'attention du comité de sélection.

  • Rapport RSE 2012

 

MEDICA vient de publier son rapport RSE (Responsabilité Sociale d’Entreprise) 2012, disponible sur : www.medica-france.fr (rubrique DD). Ce premier rapport présente de manière concrète les performances éthiques, sociales, environnementales et sociétales du groupe.

Depuis plusieurs années, MEDICA mène une politique de croissance responsable, durable et maîtrisée. La démarche RSE constitue le prolongement naturel de l'engagement des équipes dans une amélioration constante des pratiques professionnelles qui a permis d'atteindre en 2012 une maturité de la culture qualité. MEDICA est ainsi devenu en 2012, le premier groupe de santé certifié NF Services**** en France par l'AFNOR.

Dans les années à venir, MEDICA va poursuivre ses efforts pour traduire et quantifier de manière tangible et transparente, les avancées concrètes de sa stratégie RSE afin de contribuer pleinement à la création de valeur extra-financière pour son secteur et son environnement.

 

*DEEE : Déchets d’Equipements Electroniques et Electriques

**ADEME : Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l’Energie

***SERD : Semaine Européenne de Réduction des Déchets organisée par l'ADEME

**** Norme NF X 50 -058 : "Etablissement d'hébergement pour personnes âgées : cadre éthique et engagements de services" et règles de certification NF et engagements de services" et règles de certification NF 386 concernant les EHPAD.


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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 06:52
http://www.cgt.fr/Les-exigences-du-Medef-ne-doivent.html
DOSSIER MOBILISATION NATIONALE INTERPROFESSIONNELLE

Message de Thierry Lepaon



La CGT, avec d’autres organisations syndicales appelle l’ensemble des salariés du privé comme du secteur public, des retraités et des privés d’emploi, à une nouvelle journée de grèves et de manifestations le mardi 9 avril 2013 pour empêcher la transposition dans la loi du contenu de l’ANI du 11 janvier.

L’examen du projet de loi sur la flexibilisation du marché du travail, basé sur l’accord de régression sociale du 11 janvier 2013, a commencé à l’Assemblée nationale. Le gouvernement, qui voudrait que le texte soit applicable avant l’été, a décidé d’une procédure législative accélérée

Il y a urgence à continuer de se mobiliser !

Depuis des années, le Medef veut faire croire que « les licenciements d’aujourd’hui font les emplois de demain », qu’il faut flexibiliser le travail pour que « les employeurs n’aient pas peur d’embaucher ». Mais chaque jour, c’est 1 000 salariés de plus qui se retrouvent au chômage. Les plans de départs « volontaires » et le nombre de ruptures conventionnelles explosent. Dans les grands groupes, les licenciements boursiers jettent à la rue des milliers de salariés, directs et sous-traitants et continuent de ravager des pans entiers de notre économie. Et il faudrait encore flexibiliser ?! Il faudrait encore plus sécuriser les licenciements ?

L’accord Medef du 11 janvier prétend poser les bases d’un « nouveau modèle économique et social. Quelques exemples : 
- il détruit les garanties collectives nationales comme socle minimal applicable à chaque salarié quelle que soit la taille de son entreprise. Il favorise les accords d’entreprise, voire le « gré à gré », en « oubliant » que le salarié n’est pas libre de ses choix, seul face à son employeur ; 
- le contrat de travail signé n’est plus une garantie pour le salarié puisqu’il peut être suspendu (jusqu’à 2 ans !) par un accord d’entreprise ; 
- la mobilité imposée devient la règle, même si le contrat de travail ne la prévoyait pas, avec pour sanction le licenciement si le salarié la refuse ; 
- il réduit les moyens pour le salarié d’obtenir réparation auprès de la justice, par exemple en ne permettant pas de remonter au-delà de trois ans pour demander aux Prud’hommes des salaires ou des heures supplémentaires non payées. Cette mesure va particulièrement frapper les salariés des petites entreprises dépourvues de syndicats ; 
- la consultation sur la réalité du motif économique s’efface derrière la négociation sur le contenu du « plan de sauvegarde de l’emploi » et le processus de consultation du CE. À quoi pourra bien servir une éventuelle loi sur les licenciements boursiers si on ne peut plus débattre de la véracité du motif économique ?

Pour faire baisser le chômage, il faut sortir du toujours plus flexible, du toujours plus précaire !

La CGT revendique : 
- un droit de veto suspensif des représentants du personnel sur les plans de licenciement et les plans de restructuration, permettant la recherche et la construction de propositions alternatives aux licenciements ; 
- une loi contre les licenciements boursiers et pour la reprise des sites rentables, en cas de menace de fermeture ; 
- la généralisation de la présence des représentants des salariés dans les conseils d’administration et de surveillance avec voix délibérative ; 
- une gestion prévisionnelle des emplois qui ne soit pas une gestion prévisionnelle des suppressions d’emplois ; 
- l’encadrement des ruptures conventionnelles et la lutte contre le passage forcé à l’auto-entreprenariat ; 
- des instances représentatives interentreprises du personnel pour gagner une plus grande responsabilité des donneurs d’ordre vis-à-vis de leurs sous-traitants ; 
- des CHSCT centraux à l’instar des CCE, avec respect des droits et moyens pour les CHSCT locaux ; 
- l’extension du contrat de sécurisation professionnelle à tous les salariés des entreprises de moins de 50 salariés et l’amélioration du congé de reclassement dans les entreprises de plus de 50 ; 
- la construction d’un droit au travail à temps plein, sur un bassin d’emplois, pour les salariés pouvant cumuler plusieurs temps partiels ; 
- des droits attachés à la personne, transférables d’une entreprise à une autre pour tous les salariés (ancienneté, qualification, formation, prévoyance…) à négocier au niveau des branches ; 
- une taxation de tous les CDD et des contrats d’intérim, à hauteur de ce qu’ils coûtent à l’assurance chômage ; 
- un compte individuel de formation opposable à l’employeur et un renforcement des droits à la formation professionnelle qualifiante pour chaque salarié, quel que soit son parcours.

Les mobilisations du 5 mars, l’interpellation des parlementaires ont permis des premiers « bougés » entre l’Accord du 11 janvier et le projet de loi :

Le salarié qui refuserait une mobilité forcée ou la suspension des garanties de son contrat de travail (salaire, horaires,..) ne serait plus licencié pour « motif personnel » mais subirait un licenciement « reposant sur un motif économique ».C’est bien le moins pour tenter de respecter le droit international !

Les délais fixés préalablement au CE pour qu’il rende son avis doivent lui« permettre d’exercer utilement sa compétence » et donc ne pourront pas être inférieurs à… quinze jours.

La consultation du CE doit avoir lieu… « avant que les orientations stratégiques ne soient définitivement arrêtées » ( !).

Des représentants des salariés dans les conseils d’administration avec voix délibérative sont maintenant prévus dans les « sociétés  » qui emploient au moins 5 000 salariés « avec leurs filiales directes ou indirectes » sur le territoire national, et non plus dans les seules « entreprises » de 5 000 salariés et plus L’avis rendu par l’instance de coordination CHSCT se substitue aux consultations existantes des CHSCT… seulement « si l’accord d’entreprise le prévoit ».

Malgré les intenses pressions des patrons des assurances et de l’ensemble du Medef, la désignation d’un seul organisme de « complémentaire santé » pour toute une branche (donc permettant des droits égaux entre salariés de petites et grandes entreprises) reste possible.

Mais on est très, très loin du compte ! Ce projet de loi continue de sécuriser les licenciements et non pas l’emploi, de sécuriser la délinquance patronale et non pas les droits des salariés.

Les exigences du Medef ne doivent pas faire la loi. 
La CGT appelle l’ensemble des salariés du privé comme du public, des retraités et des privés d’emploi à une journée de grèves et de manifestations le mardi 9 avril 2013 pour empêcher la transposition dans la loi du contenu de l’accord interprofessionnel du 11 janvier et ainsi ouvrir d’autres alternatives.

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 06:49

http://comite-pour-une-nouvelle-resistance.over-blog.com/article-ani-accord-national-interprofessionnel-du-11-janvier-2013-alerte-lancee-par-plusieurs-cabinets-d-116848609.html

 

 

CHSCT : comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail .

 

ANI.JPG« Nous diffusons un texte collectif écrit par plusieurs cabinets d’expertises CHSCT suite à la récente transposition de l’ANI en avant-projet de loi. Ce texte collectif, cosigné par 21 cabinets, alerte sur les risques, pour les CHSCT, d’une réduction de leurs prérogatives en matière d’information et de consultation pour projets importants et de possibilité de recours à des experts agréés. Plus fondamentalement, cet avant-projet de loi constitue dans sa version actuelle une remise en cause des droits des salariés, notamment du point de vue de la prévention de leur santé et sécurité ».


Alerte lancée par des cabinets d’expertise CHSCT : La transposition de l’ANI du 11 janvier 2013 entérinerait un grave recul du droit des salariés et des prérogatives de leur CHSCT


Les experts agréés auprès des CHSCT soussignés souhaitent par le présent texte faire état publiquement de leur plus vive inquiétude et de leur plus grande préoccupation devant les conséquences que dessinent la récente signature de l’ANI (Accord National Interprofessionnel) – le 11 janvier dernier – et sa transposition en avant-projet de loi.


Notre alerte porte sur plusieurs dispositions de ces textes passées jusqu’ici totalement inaperçues et qui touchent pourtant à certaines des prérogatives les plus importantes des CHSCT qu’avaient initiées les secondes lois Auroux en 1982 :

  • L’obligation d’information et de consultation du CHSCT en cas de projet importantmodifiant l’organisation, les conditions de travail, l’hygiène et la sécurité ;
  • Le droit à l’expertise du CHSCT.

Le droit à l’expertise s’est d’abord imposé dans un souci de protection de la santé et de la sécurité des salariés. En cas de risque grave ou de projet important, les représentants du personnel au CHSCT peuvent choisir un expert indépendant agréé par le ministère du Travail. C’est par l’analyse du travail que l’expert va établir un diagnostic sur les conditions de travail et les éventuels risques professionnels auxquels peuvent être exposés les salariés. Et c’est à partir de son diagnostic et de ses préconisations que le CHSCT peut émettre un avis sur le projet présenté par la Direction. Même dans le cas d’un projet national, chaque CHSCT doit formuler cet avis à partir des répercussions locales sur les salariés et sur leurs activités de travail.


L’ampleur et la gravité des modifications envisagées par l’avant-projet de loi résultent de plusieurs amalgames :

  • Il dessaisit les CHSCT locaux de la possibilité d’instruire eux-mêmes les projets, au profit d’une instance regroupant les CHSCT concernés (1 seul membre par CHSCT, avec 20 membres maximum choisis par la Direction quand le nombre de CHSCT concernés est supérieur à 20 !) ;
  • Il vide de son sens et de sa portée l’avis du CHSCT, réputé rendu à la fin du délai imparti, même si les membres du CHSCT n’ont pas eu le temps d’étudier le projet et de se faire assister par leur expert. Or cet avis est essentiel, puisqu’à sa suite l’employeur devra prendre les mesures de prévention nécessaires, sa responsabilité se trouvant engagée eu égard à ses obligations légales ;
  • Il fait un amalgame entre les expertises CHSCT et celles réalisées par l’expert–comptable. Alors que ce dernier procède principalement par analyse documentaire, l’expert en santé au travail doit, d’une part, réaliser des entretiens avec les salariés à tous les niveaux de la hiérarchie et, d’autre part, observer des situations de travail réel en vue de produire une analyse des risques professionnels ainsi que des recommandations. Tout cela prend du temps, mais l’enjeu est d’importance : c’est à partir de ces analyses que les représentants du personnel argumentent leur avis sur les conséquences d’un projet ou d’une réorganisation sur les conditions de travail ;
  • En cas de projet de licenciements, il réduit le rôle du CHSCT et confond ses prérogatives avec celles du comité d’entreprise. En effet la consultation du CHSCT ne se ferait plus que dans le cadre temporel donné au comité d’entreprise, ce qui réduirait mécaniquement le délai maximum accordé à l’expert du CHSCT. Ce délai est actuellement de 45 jours à compter du jour où l’expert est en capacité de travailler, ce qui se révèle souvent un délai difficile à tenir.

Cette réduction des délais aurait pour conséquence inévitable d’empêcher une évaluation des risques professionnels fondée sur l’analyse du travail réel et conduirait à des expertises au rabais et standardisées sans véritable utilité pour les CHSCT.

 

Dans un contexte actuel d’intensification du travail et de réorganisations multiples et permanentes – contexte marqué notamment par une véritable explosion des risques organisationnels ou psychosociaux –, l’utilité de ces expertises pour la préservation de la santé des salariés et la mise en exergue des enjeux de prévention n’est pourtant plus à prouver. Plusieurs jurisprudences récentes sont ainsi venues illustrer l’importance grandissante de ces enjeux de santé au travail, notamment en donnant corps à la responsabilité de l’employeur en la matière : on songe ici aux milliers de décès liés à l’amiante ou à l’accident d’AZF, mais également aux cas de suicides à France Télécom ou à Renault sans parler de ceux qui surviennent dans des entreprises moins médiatisées. Rappelons également plusieurs arrêts suspendant des réorganisations jugées pathogènes suite à des expertises (à la FNAC, à la SNECMA ou à AREVA par exemple).

 

En l’état, un tel projet de loi se positionne donc à rebours de toutes les évolutions législatives, réglementaires et jurisprudentielles qui, depuis les lois Auroux, n’ont eu de cesse de faire progresser la prévention des risques, la protection de la santé des salariés et avec elles les prérogatives des CHSCT : il constitue une véritable remise en cause du droit des CHSCT à s’appuyer sur des expertises pour faire analyser le travail. Plus largement, il affaiblit l’instance CHSCT et remet en cause un acquis crucial en matière de prévention des risques professionnels et de protection de la santé des salariés.

 

Mars 2013

 

Les cabinets signataires :

7 Ergonomie, Abilis Ergonomie, ADDHOC CONSEIL, ALIAVOX, ALTERNATIVES ERGONOMIQUES, APSYS Ergonomie, APTÉIS, Christophe BOUHRIS, Gaëtan BOURMAUD, CEDAET, Jean-Luc CIPIÈRE, CIDECOS, DEGEST, ERETRA, ERGOLIA, Jean-Marie FRANCESCON, IRCAF RESEAU, Christian REVEST, Sésame Ergonomie, SEXTANT CONSEIL, SOCIAL CONSEIL.

 

http://ul-cgt-libourne.over-blog.com/article-alerte-lancee-par-des-cabinets-d-expertise-chsct-alerte-ani-la-sante-et-la-securite-des-salaries-en--116540678.html

 

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 16:32

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