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4 avril 2020 6 04 /04 /avril /2020 10:01

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4 avril 2020 6 04 /04 /avril /2020 07:19

 


 
 

Union Fédrale de la Santé Privée CGT

 

 

 

 

 

Communiqué de presse CGT UES ORPEA filiale EHPAD du groupe ORPEA

La CGT a déposé un droit d’alerte pour danger grave et imminent le 30 mars 2020 suite à de nombreux dysfonctionnements relevés dans des établissements de l’UES ORPEA concernant les mesures de protection des salarié.e.s contre l’épidémie du COVID-19.

Suite à cette alerte une première réunion avec la direction s’est tenue le 01 avril 2020 où nos élus CSE ont réaffirmé les dysfonctionnements relevés et ont maintenu leur droit d’alerte malgré l’insistance de la présidente du CSE Mme COFFRE pour que ce droit d’alerte soit retiré, obligeant celle-ci de mettre en place une réunion extraordinaire du CSE le 02 avril 2020.

Lors de cette réunion nos élu.e.s ont encore une fois dénoncé les manquements graves concernant la protection insuffisante des salarié.e.s, en citant de nombreux exemples factuels dans plusieurs établissements de manque ou d’absence de moyens de protection, de procédures inadaptées a la crise et aux mensonges des directions d’établissements sur les déclarations de salarié.e.s contaminé.e.s présents sur les sites.

Rappelons que le CSE est majoritairement constitué du syndicat maison Arc en Ciel, et de l’UNSA.

Ces 2 syndicats ont décidé de voter contre ce droit d’alerte limitant ainsi la possibilité des salarié.e.s de l’UES ORPEA d’exercer leur droit de retrait et de continuer à mettre en danger leur santé, celle de leur résidents, de leurs collègues, et de leur famille.

Pour rappeler l’UES compte 220 établissements dans toute la France avec 12 000 salarié.e.s potentiellement en danger.

Le groupe ORPEA, avec le soutien des syndicats UNSA et Arc en Ciel, assume donc, sans état d’âme d’envoyer au front ses salarié.e.s, sans mettre en place les moyens nécessaires pour les protéger.

Les élu.e.s et mandaté.e.s CGT du groupe ORPEA dénoncent  avec force ce comportement irresponsable, celui des élu.e.s Arc en Ciel et UNSA, qui se rendent complices des mensonges de la direction du groupe qui cherche par tous les moyens d’échapper à ses responsabilités de protection de ses salarié.e.s ainsi que le refus de tester les résidents et les soignants de peur d’avoir des cas positifs qui salirait leur image.

Il est clair que le souci d’assurer les dividendes de ses actionnaires prime sur celui d’assurer la santé de ses salarié.e.s.

Fait, le 03 04 2020.

Contact : Guillaume GOBET : 06 88 62 52 67.

 

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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 13:56
CGT Korian: information importante aux salarié.es: Sont interdits :  toute forme de toilette mortuaire (laver, maquiller, habiller, fermer la bouche et les yeux du défunt), rituelle ou non, sur les corps des personnes atteints ou probablement atteints du Covid-19 .

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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 11:06

 

 

   UNION FEDERALE DE LA SANTE PRIVEE CGT  

 

Madame Muriel PENICAUD, Ministre du Travail, 127, rue de Grenelle

75007 PARIS

Montreuil, le 30 mars 2020

 

Objet : Quelle place pour les SSTI dans la crise sanitaire ?

Madame la Ministre,

Le collectif des syndicats CGT des Service de Santé au Travail Interentreprise (SSTI) appelle au plus grand respect des moyens de prévention actuellement en place pour lutter contre l’épidémie de COVID 19.

Pour autant, nous lançons dès aujourd’hui une alerte aux pouvoirs publics et au syndicat employeur de notre champ professionnel :

  • Se concentrer exclusivement sur la santé publique évince totalement la prévention centrée sur le travail et l'organisation du travail. Or face aux injonctions contradictoires de maintien de l’activité économique et de confinement, les salarié.e.s et les adhérent.e.s de nos services sont pour une très grand partie désorientés et démunis.

Dans cette période de crise sanitaire inédite, peu de SSTI tiennent réellement leurs missions et activités auprès des entreprises et des salarié.e.s. Les médecins ne peuvent traverser seuls cette crise, d'autant qu'ils sont pour la plupart confinés ou en chômage partiel.

LES PROFESSIONNELS DES SERVICES DE SANTE AU TRAVAIL SONT INDISPENSABLES A LA NATION ET TOUTES LEURS COMPETENCES PEUVENT ET DOIVENT ETRE MISES AU SERVICE DE LA PREVENTION !

Comme les visites en présentiel sont autant de risques de contamination pour les personnels des SSTI et les salarié.e.s, ces missions de soutien doivent s’exercer en télétravail.

Nous demandons des actions concrètes de prévention pluridisciplinaires :

Des permanences pour des « actions en milieu de travail (AMT) à distance » sont urgemment nécessaires pour venir en soutien aux salarié.e.s et aux employeurs.

  • Toute l’équipe pluridisciplinaires (ergonomes, technicien.ne.s en prévention des risques, ingénieur.e.s hygiène et sécurité, assistant.e.s santé travail, psychologues en santé au travail, mais aussi infirmier.e.s) doit être pleinement intégrée dans ce travail pour le soutien aux salarié.e.s et aux adhérent.e.s !
  • Les actions de prévention primaires et secondaires doivent être développées y compris dans ce contexte.
  • Les CSE, quasi évincés des réflexions et des décisions, doivent être associés pleinement avec le soutien des services des SSTI.

  • Les commissions de contrôles doivent être engagées, ce lien avec les adhérent.e.s est central à maintenir !

 

Veuillez agréer, Madame la Ministre, l’expression de ma considération.

Dominique CHAVE,

Secrétaire Général de l’Union Fédérale de la Santé Privée CGT.

 

Copie : PRESANSE – 10, rue de la Rosière – 75015 PARIS

 

Fédération CGT de la Santé et de l’Action Sociale.

Tél. : 01 55 82 87 71 Fax : 01 55 82 87 77

BOURSE DU TRAVAIL 263, rue de Paris, 93515 MONTREUIL Cédex Case 538

Métro : Porte de Montreuil - e-mail : ufsp@sante.cgt.fr

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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 07:55

De Christophe Prudhomme, médecin urgentiste du SAMU 93, syndiqué CGT, porte parole de l'association des médecins urgentistes.

Billet d'humeur du jour

Urgence pour les EHPAD

À ce stade de l'épidémie, la priorité doit être les 700 000 résidents en EHPAD. Pour éviter le confinement total qui risque d'augmenter encore les difficultés, il est nécessaire que nos collègues bénéficient en urgence de matériel de protection et surtout de renforts en personnel. Il faut des masques et des sur-blouses, car cela fait pleurer de voir ces professionnelles être obligées de bricoler elles-mêmes des masques en tissu ou d'utiliser des sacs poubelle comme protection.
Cette situation était prévisible. Il y a deux ans, un grand mouvement à agité les EHPAD avec une revendication de création de 200 000 emplois en urgence pour pouvoir avoir un ratio d'un agent par résident. Taux d'encadrement nécessaire pour avoir le temps de donner à manger aux résidents dépendants, de pouvoir donner plus d'une douche par semaine et surtout de pouvoir disposer de temps pour les écouter, leur parler et les réconforter. Or, là aussi, le gouvernement n'a pas répondu aux revendications et seuls quelques milliers d'emplois ont été promis. Par contre les groupes privés lucratifs qui gèrent une bonne partie de ces établissements ont continué à engranger de confortables bénéfices leur permettant de se développer dans de nombreux pays, y compris la Chine où un marché s'ouvrait.
Alors aujourd'hui exigeons un soutien massif aux aides-soignantes, infirmières et autres personnels des EHPAD.
Dr Christophe Prudhomme

Christophe Prudhomme, médecin urgentiste du SAMU 93, syndiqué CGT, porte parole de l'association des médecins urgentistes.  Billet d'humeur du jour  Urgence pour les EHPAD.

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1 avril 2020 3 01 /04 /avril /2020 13:22

Dernière nouvelle de cet après-midi:

 Ils veulent qu’on fasse régulièrement des prélèvements sanguins aussi aux résidents covid 19. Pour quel bénéfice? Et toujours sans l’équipement complet.

En plus du risque pour notre santé, Il faut voir qu’au lieu de 2 jours avec des prélèvements sanguins à faire par nous par semaine, on le ferait 3 jours par semaine. Avec l’effectif infirmier actuel c’est ingérable.

Déjà que c’était très difficile de nous d’avoir  transféré la tâche des prélèvements sanguins à faire le matin en plus des traitements à donner et glycémies...

Parfois on a aussi beaucoup de pansements le matin, selon les périodes. Si en plus on a une chute ou quelqu’un qui décompense dans un étage, il y aura des « accidents » forcément.

Il faut que je précise que dans le cas de prélèvements sanguins on est très proche physiquement du résident. Et si de base il était dément et non conciliant, le risque de contamination pour nous est très élevé.

Il n’est pas rare que l’on doive être à plusieurs pour réussir une prise de sang dans le cas de résidents qui se débattent.

Si le reste du personnel est déjà en nombre insuffisant pour nous aider c’est l’accident assuré pour le préleveur (contamination).

De plus il ne faut pas oublier que nous ne sommes qu’une maison de retraite et non pas un hôpital.

A l’hôpital d’ailleurs si on veut comparer ils n’ont pas autant de « patients » par infirmière.

L’heure est grave.

De plus, lorsque le médecin coordinateur nous a annoncé le jour supplémentaire de prélèvements sanguin, j’ai dit qu’il fallait embaucher une infirmière en plus. Car s’il y a une infirmière dédiée aux covid, l’autre infirmière se retrouve seule, notamment le week-end et le soir avec tous les autres patients de la résidence. C’est strictement impossible à gérer.

Le médecin nous a répondu que la directrice avait dit non car elle avait embauché une infirmière mais elle est partie.

Cette réponse n’a aucun sens car l’infirmière était une infirmière de nuit sur les 2 établissements et a refusé de continuer car justement on ne lui donnait pas de matériel.

Il suffit d’en embaucher une autre et de lui donner du matériel cette fois, comme à nous.

La fille n’avait pas non plus de masque FFP2 ni de blouse alors qu’à ce moment-là il y avait justement des cas positifs confirmés de covid aux... Et elle ne le savait pas, on lui avait dit que c’était juste des suspicions.

En plus ce que nous demandons en ce moment ce n’est pas une infirmière de nuit mais de jour, ça n’a rien à voir.

Je vous ferai remarquer que le nombre de personnel absents augmente tous les jours.

Peut-être qu’il y a un lien avec le manque de matériel et la sécurité.

Remarque de ma collègue infirmière au 3ieme étage :

« Je ne vois le message que maintenant: il y a aussi le problème du week-end : 2 Ide pour tous les résidents alités, 1 ide est pratiquement affecte aux résidents covid, c’est ingérable et c’est une situation qui met les résidents en danger et met les ide en épuisement et en danger aussi »

Ma stagiaire infirmière a interrompu son stage car ne se sentait pas en sécurité par faute de matériel.

Ma collègue du 3 ajoute : « Ce n’est pas une raison d’embaucher un ide si une est partie!!! Je ne vois pas le rapport!! Surtout qu’on est face à une situation exceptionnelle!

Oui certainement qu’il y a un lien, l’angoisse, le stress, l’épuisement car beaucoup de résidents en situation de mal à gérer, et que même pour avoir un masque il faut se bagarrer! Et  tout repose sur l’ide, même les températures des professionnels qui est un geste simple, que tout un chacun sait faire!!! On n’a pas besoin d’infirmière pour prendre les 25  ou 30 températures des soignants 2 fois par jour!! On en prend déjà 200 fois par jour pour les résidents! »

Quand elle parle d’un masque c’est uniquement le masque chirurgical qu’on ne nous donne 1 fois le matin, 1 fois l’après-midi.

Mes horaires sont : 7h45 à 14h, 15h à 19h15.

Ma collègue …: 8h à 13h, 14h à 19h30.  On n’a pas le droit à 3 masques chirurgicaux  avec ça et pas du tout à un masque FFP2 sauf éventuellement en cas d’aspiration.

C’est normal?

Et on va faire quoi une fois qu’on sera covid 19 positif, comme par hasard...

En tout cas il n’y aura plus d’infirmière assez bête pour faire ça.

 Effectivement nous sommes tous conscients de la situation actuelle et la situation  devient critique : en effet tout repose sur les Ide: de la prise des températures des 30 salaries 2 fois par jour, mis à part les prises de Températures des 100 résidents 2 fois par jours, d'emblée l'ide a 260 prises de températures!!! Pour les salaries une prise de température est un geste que chacun doit maitriser, on n'a pas besoin d'ide pour cela

La charge de travail avec l'arrivée des covid s'intensifie: un ide prend en charge les covid vue la lourdeur de la PEC et par mesure de sécurité pour ne pas véhiculer le virus dans tout l'Ehpad il nous faut un ide supplémentaire en semaine et surtout en we car en temps normal il n'y a que 2 Ide qui travaillent, donc avec la situation actuelle il n'y a qu'1 Ide pour les résidents non covid sur 4 niveaux!!! C'est absurde, la direction ne veut pas embaucher un ide car elle dit qu'elle en a déjà embauche mais elle est partie!!!! Et alors quel est le rapport???

Nous avons vraiment besoin d'un ide supplémentaire sinon on sera très vite épuisé physiquement et psychologiquement

Voilà les problèmes rencontrés en ce moment.

 

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1 avril 2020 3 01 /04 /avril /2020 12:54

 «Le directeur m’a dit au début du confinement qu’il manquait de matériel de protection. Vers le 20 mars, je me suis tournée vers la préfecture et l’ARS pour obtenir des lots supplémentaires de masques qui ont été livrés rapidement, raconte le médecin et maire de Mougins, Richard Galy. 

Alors que Sophie Boissard, DG du groupe, avait affirmé le contraire le 28 février:

(à partir de 2,02 mn)

http://www.le-fruit-des-amandiers.com/2020/03/korian-une-obsession-de-la-rentabilite.html

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1 avril 2020 3 01 /04 /avril /2020 08:52

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31 mars 2020 2 31 /03 /mars /2020 16:05

 

Reste tout de même, dans le privé, une obsession de la rentabilité. C’est sans doute ce qui a pu faire tenir à Sophie Boissard, la patronne de Korian, des propos a posteriori malheureux, le 28 février dernier, sur le plateau de la chaîne BFM Business. 

https://www.boursorama.com/videos/actualites/le-titre-korian-en-a-encore-beaucoup-sous-le-pied-selon-sophie-boissard-dg-de-korian-fcb2fce46e62592c12a5f537a7800f34

Alors que les inquiétudes face au Covid-19 étaient déjà très établies, que la Bourse plongeait, l’ex-directrice adjointe du cabinet de Christine Lagarde à Bercy tempêtait ainsi contre « la psychose »« l’hyper-réaction » et un « principe de précaution » qu’elle jugeait excessif. « La panique se met en place, alors qu’on ne sait pas quelle est la dangerosité réelle de cette épidémie par rapport aux épidémies hivernales habituelles. […] Est-on face à un péril tel que cela justifie de mettre à l’arrêt la totalité de l’économie européenne ? » martelait-elle, tout en mettant en avant les performances de son groupe…

Quinze jours plus tard, au lendemain du grand discours d’Emmanuel Macron, les grands du privé, paniqués à l’idée de voir l’opinion publique se retourner contre eux, ont constitué des stocks de masques, alors qu’elle affirmait dans cet entretien que Korian avait les stocks nécessaires de masques, matériel, etc. pour faire face à cette pandémie, la suite a  prouvé  qu’elle avait tort.

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31 mars 2020 2 31 /03 /mars /2020 10:32

On fait le compte cher monsieur Salomon? On ne meurt que dans le public? on est mieux soigné dans les EHPAD du privé? On ne veut pas contrarier les grands groupes du privé lucratif? Votre entreprise de démolition du service public n'a pas de limite... Pour mieux cacher la réalité il n’y a pas mieux comme stratégie .Vous êtes indigne vous et le gouvernement, vous vous servez de cette tragédie pour continuer à casser le service public et les conquis sociaux des salarié.es. Une honte, vous êtes la honte de la France, il vous faudra répondre de vos faits...

 

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