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13 novembre 2018 2 13 /11 /novembre /2018 13:48

Une enquête télévisée pointe les conditions de travail difficiles en Ehpad

Après Envoyé spécial et Zone interdite, en septembre et octobre, les Ehpad font une nouvelle fois l'objet d'une enquête télévisée. Diffusée le 13 novembre sur France 5, elle dénonce de façon plutôt réaliste et impartiale les conditions de travail éprouvantes du personnel soignant et s'interroge sur l'avenir de ces structures.

Echaudés par les deux enquêtes à charge diffusées ces dernières semaines à la télévision, les professionnels d'Ehpad craindront peut-être l'épreuve d'une troisième sur France 5 mardi 13 novembre à 20h50.

Le reportage de Perrine Dutreil, intitulé "Ehpad, ce grand corps malade", vient en effet après l'enquête de Zone interdite sur M6 en octobre et celle d'Envoyé spécial sur France 2 en septembre. Sans parler de Pièces à conviction qui avait été diffusé sur M6 en octobre 2017.

Mais, ici, pas de caméra cachée, pas de dénonciation d'un opérateur plutôt qu'un autre. Le documentaire décrit plutôt un système qui ne convient plus, ni aux résidents, ni à leurs proches, ni aux professionnels qui y travaillent, qui engendre beaucoup de souffrances, souvent des négligences et parfois des maltraitances.

"Comment mieux accompagner cette extrême vieillesse, qui demain, sera aussi la nôtre?", interroge la journaliste en préambule de son enquête. Après un tour dans les locaux du 3977, numéro de lutte contre la maltraitance, Perrine Dutreil pose sa caméra plusieurs jours dans l'Ehpad public de La Bresse, dans les Vosges, qui lui a "ouvert ses portes".

Elle suit les aides-soignantes et les infirmières dans leur quotidien, les toilettes qui s'enchaînent avec des personnes âgées souvent très dépendantes, leur souci du "moral" des résidents, l'inquiétude face au coup de mou d'une dame de 107 ans, l'absence de médecin coordonnateur qui renforce encore l'appréhension des soignantes. "Comme un tiers des établissements, cet Ehpad ne parvient pas à recruter de médecin coordonnateur, un poste prévu par la loi", souligne la journaliste.

Elle filme aussi la nuit, "où les conditions de travail sont encore plus critiques", avec deux aides-soignantes pour 91 résidents répartis dans deux bâtiments reliés par une passerelle, sur "5.000 m²". Les aides-soignantes vont d'une chambre à l'autre, éteignent les télés, tentent d'apaiser les angoisses, et ramassent une personne désorientée tombée par terre et qui a l'habitude d'"uriner au sol"...

Interrogé, le directeur de l'établissement, Patrice Français, explique que "les effectifs sont calculés en fonction des enveloppes qu'on nous donne" et qu'il a dû supprimer un poste d'aide-soignant la nuit pour cause de déficit budgétaire.

"On n'arrive plus à recruter"

"Les dotations publiques n'ont pas suivi l'évolution de la population en Ehpad", précise la journaliste, assurant que "les moyens n'ont pas été augmentés" et que "les effectifs sont restés constants". "Résultat, un travail à flux tendu, un climat social parfois délétère et des professionnels qui finissent par craquer", souligne-t-elle, évoquant la grève inédite menée dans les Ehpad en janvier et mars.

S'ensuivent un mot de Monique Iborra, députée LREM de Haute-Garonne, qui a copiloté une mission sur les Ehpad, et le témoignage désabusé d'une aide-soignante désormais en reconversion professionnelle.

Dans le prolongement, le reportage aborde les difficultés de recrutement des établissements, en prenant l'exemple de l'Ehpad de La Bresse où l'infirmière coordinatrice tente de trouver une aide-soignante "pour l'après-midi même". Le secteur compte deux fois plus d'arrêts de travail que dans le BTP, souligne la journaliste.

"On n'arrive plus à recruter des aides-soignants", se désole le directeur, qui précise que les deux instituts de formation des aides-soignants (Ifas) les plus proches de l'établissement, sur les quatre que compte le département, "ont eu du mal à faire le plein pour le concours".

"Manque de moyens, manque de temps, manque d'effectifs. Les mauvaises conditions de travail dans les Ehpad en ont-elles fait des lieux où l'on maltraite les aînés?", interroge Perrine Dutreil.

Le documentaire donne la parole à des filles de résidentes, racontant des négligences coupables liées à de mauvaises organisations du travail et à des défauts de soins.

Ainsi, cette dame atteinte de la maladie d'Alzheimer, décédée à l'hôpital à la suite de "12 jours d'agonie" après avoir bu du détergent trouvé dans la cuisine d'un Ehpad et que l’équipe lui a ensuite fait vomir; cette autre restée deux jours avec un poignet cassé, sans soins, et qui, plus tard, est décédée sans que sa fille, toujours très présente, n'ait été avertie; cette autre encore dont "le banal épisode de constipation" n'a pas été traité et s'est soldé par "une infection au niveau des intestins" fatale...

"Les agences régionales de santé [ARS] sont censées veiller au bon fonctionnement des maisons de retraite", souligne la journaliste, sollicitant Atika Uhel, déléguée départementale de la Charente à l'ARS Nouvelle-Aquitaine, pour rappeler les règles et les conséquences des signalements pour les Ehpad.

"C'est pas des auberges de jeunesse"

Certains Ehpad tentent de "remettre du temps et de la bienveillance au coeur de leur quotidien", assure néanmoins Perrine Dutreil, qui se rend dans un établissement, à Cornimont (Vosges), formé à la méthode Humanitude, où les soignantes frappent à la porte et attendent une réponse avant d'entrer dans les chambres, ne portent pas de blouse, expliquent ce qu'elles font, privilégient le regard, la parole, le toucher.

"Ce changement de culture nécessite de la formation, donc des moyens. Pour l'établissement, c'est une stratégie à long terme", précise la journaliste. "Cela permet aussi aux personnels de se retrouver proches de leurs valeurs", souligne, en écho à la première partie du reportage, Sophie Vinel, la directrice de cet Ehpad, l'établissement public autonome Le Couarôge.

Mais, comme le dit avec raison l'auteure du reportage, "même si le personnel tente d'y faire son travail avec humanité, l'Ehpad reste ce lieu où on vient terminer ses jours, ce lieu où se concentre, loin des regards, l'extrême vieillesse". Comme le dit aussi une résidente de 93 ans, "il faut quand même se faire une raison. Les maisons de retraite, c'est pas des auberges de jeunesse..."

Et la journaliste s'interroge: "Ne faudrait-il pas imaginer un autre modèle que celui de l'Ehpad pour vivre ses dernières années sereinement, avec dignité?"
Il faut que "cet ultime temps de la vie fasse sens pour les personnes, pour celles qui s'en occupent, pour leurs proches", conclut le Pr Régis Aubry, gériatre et membre du Comité consultatif national d'éthique (CCNE).

Le 13 novembre, la diffusion de ce reportage sera suivie d'un débat animé par Marina Carrère d'Encausse et Philippe Charlier, avec le Pr Régis Aubry, la secrétaire générale CGT pour les Ehpad du Val-de-Marne, Barbara Filhol, le directeur général de la cohésion sociale (DGCS), Jean-Philippe Vinquant, et le directeur de de l'Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA), Romain Gizolme.

"Ehpad, ce grand corps malade", reportage de Perrine Dutreil, produit par Pulsations, diffusé mardi 13 novembre à 20h50 sur France 5, dans le cadre de l'émission Enquête de santé intitulée "Maisons de retraite: un système à bout de souffle?"

vl/nc/cbe/ab

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8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 20:13

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7 novembre 2018 3 07 /11 /novembre /2018 20:14
Nous sommes tous Hella!
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5 novembre 2018 1 05 /11 /novembre /2018 21:57

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4 novembre 2018 7 04 /11 /novembre /2018 15:59

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30 octobre 2018 2 30 /10 /octobre /2018 15:08
Communiqué de presse: A LA MAISON DE RETRAITE FERRARI (ORDRE DE MALTE) NOUVELLE ATTAQUE DE LA DIRECTION CONTRE LA CGT NE LAISSONS PAS FAIRE !

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27 octobre 2018 6 27 /10 /octobre /2018 09:24

Laetitia, secrétaire générale adjointe de l’UL CGT Plessis Robinson/Clamart/Chatenay Malabry (92), employée à la maison de retraite Ferrari (groupe Ordre de Malte) à Clamart comme ASH, élue au CE et RS au CCE est de nouveau convoquée à un entretien préalable le lundi 5 novembre 2018 à 11h30.

Cela fait des années que Laetitia est victime de discrimination syndicale, harcèlement et provocations de sa direction. On ne compte plus les avertissements, mises à pied, etc.

Elle se bat sans relâche  tant au CE, qu’au CCE pour dénoncer les conditions de travail, les inégalités, le management tyrannique de sa direction et de ce groupe.

Aujourd’hui , sa direction gravit une marche supplémentaire dans sa volonté de lui nuire et la finalité de sa démarche est déjà inscrite dans ses désirs malsains : vouloir se débarrasser  d’une militante CGT gênante parce qu’active auprès de ses collègues .

L’Union Locale alerte dès aujourd’hui notre Confédération et la Fédération CGT de la Santé et de l’Action Sociale, ainsi que toutes les structures et les militant.es de la CGT.

Un rassemblement de soutien sera organisé le lundi 5 novembre à partir de 11h devant la maison de retraite Ferrari, 1 place Ferrari à Clamart.

Un tract est en cours d’élaboration et vous sera communiqué.

Venez nombreuses et nombreux pour soutenir Laetitia, on compte sur vous.

Quand on attaque un.e militant.e de la CGT, c’est toute la CGT que l’on attaque.

 

 

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25 octobre 2018 4 25 /10 /octobre /2018 21:12

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25 octobre 2018 4 25 /10 /octobre /2018 12:22

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24 octobre 2018 3 24 /10 /octobre /2018 17:11

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