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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 06:32

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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 11:47

http://www.trophees-du-grand-age.fr/non-classe/les-nomines-aux-trophees-du-grand-age-et-du-bien-vieillir-2013/

 

 

Organisateur | 19 avril 2013

2013 est une année record pour les Trophées du Grand Age et du Bien Vieillir !
Plus de 100 dossiers ont été reçus et 90 candidats ont été nominés.

 

Le Grand Oral des Nominés se déroulera devant le Jury le 25 Avril prochain.
Parmi les structures listées ci-dessous figurent les lauréats 2013 des Trophées du Grand Age, RDV le 16 Mai au Casino de Paris en savoir plus…

> Accéder au formulaire d’inscription pour la Nuit du Grand Age
> le 16 mai 2013 au Casino de Paris

 

Les nommés des quatre catégories 2013

> Catégorie 1 : “Bien vieillir chez soi et dans la Cité”

O2; OYOMA SAS; BOJODIS; ARKEA ASSISTANCEMADSAP; AEQUOLAB; SENIOR COTTAGE SERVICES; VIVALIB SA; CG DE l’ESSONNE; LOGEMENT-SENIORS.COM; CG DU LOIR ET CHER; INTERVOX; DORO; REUNICA; SERENICA; MAISON VIE ET SANTE; DATACET; CRIIF; TIKEASY; RUPIANI; AIDSENIOR; CCAS AMIENS; E-MEDICIS; COMPTOIR DU SUD- OUEST; NEOLIA

> Catégorie 2 : “Hébergement collectif et Maisons de retraite”

MUTUELLE DU BIEN VIEILLIR; SIGMA-IP; VIGILIO; RESIDENCE LES INTEMPORELLES; RESIDENCE HEOL; LA CERISERAIE (Orpéa); I3S-SOLUTION; LAS PEYRERES (Orpéa); LES JARDINS D’ESCUDIE (Orpéa); LES MUSICIENS (Orpéa); LABORATOIRE ROTTAPHARM; LES OLIVIERS (Orpéa); ARJO HUNTLEIGH; SAINT PRIEST (Orpéa); AGIRC-ARRCO; MEDICA; DIAMANTINE (Orpéa); VAL DE FRANCE (Orpéa); HOME LA TOUR (Orpéa); MEDICA; CORNICHE FLEURIE (Orpéa); SOLEIL POSE; DOMUSVI

> Catégorie 3 : “Prévention pour soi et les siens”

MEDFORMA; LA COMPAGNIE DES AIDANTS; PREVOIR; PARIS 13 (Orpéa); AGIRC-ARRCO; ASSYSTEL ET  MIKITI PROD; SANOFI PASTEUR MSD; LA RENAISSANCE (Orpéa); AGEVILLAGE/ IGM FRANCE; CLINIQUE DE L’ELORN; PSYA; CREDIT AGRICOLE ASSURANCES; MOVADOM; TBDESIGN; LE PARLOIR / AVEC NOS PROCHES; FORMELL SAS; B3L; LOGIVITAE; HAKISA; PRODUKT+PROJEKT; LA VALERIANE; PHILOMENE; TASDA

> Catégorie 4 : “Santé et avancée en Âge”

AP-HP;  ILENA LESCAUT; AG2R; PUTEAUX (Orpéa); TELEMEDECINE LYON; MEDISSIMO; POLYCLINIQUE DE KERAUDREN; CRAMPEL (Orpéa); O2; MEDICA; COMITE REGIONAL ADMR AUVERGNE LIMOUSIN; NUTRISENS MEDICAL; SELFIA; LABORATOIRES ROTTAPHARM; ZEN FITNESS; CITRAGE; CERELAB; TLG DEVELOPPEMENT; DUPONT MEDICAL TONUS LINE

 

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 07:33

Nathalie Jehenne, nouvelle secrétaire générale CGT santé et action ...
Ouest-France
Représentant le syndicat CGT de l'hôpital de Saint-Hilaire-le-Harcouët, Nathalie Jehenne a été élue mardi à Saint-Lô, nouvelle secrétaire générale de la CGT santé et action sociale de la Manche. Elle remplace Serge Guillard, secrétaire général depuis ...
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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 21:52

http://www.leparisien.fr/laparisienne/sante/le-secteur-de-la-prise-en-charge-de-la-dependance-ne-connait-pas-la-crise-29-03-2013-2681647.php

 

Medica, Orpea, Korian: trois gestionnaires de maisons de retraite ont dévoilé cette semaine des bénéfices en hausse de 7% à 21% pour 2012 et présenté de solides perspectives pour 2013, illustrant la bonne santé d'un secteur qui ignore la crise. ( Valery Hache )

29.03.2013, 17h30

                            
Medica, Orpea, Korian: trois gestionnaires de maisons de retraite ont dévoilé cette semaine des bénéfices en hausse de 7% à 21% pour 2012 et présenté de solides perspectives pour 2013, illustrant la bonne d'un secteur qui ignore la .
"On est dans un secteur en plein boum avec des groupes qui ont développé de fortes croissances de leurs chiffres d'affaires. C'est un secteur qui ne connaît pas la ", assure une analyste, spécialiste du secteur.

Selon elle, "ces groupes peuvent maintenir leurs marges à des niveaux qui leur permettent de continuer à investir, ce qui est rare".
Orpea a dégagé un bénéfice net de 97 millions d'euros, en hausse de 20,8% par rapport à 2011. Il vise un chiffre d'affaires de 1,6 milliard d'euros pour 2013, qui traduirait une croissance de 12% de son activité.
Medica a lui dévoilé un bénéfice net de 46,3 millions d'euros en 2012, en hausse de 11,6% par rapport à l'année précédente. Il prévoit une croissance de son activité d'au moins 7% cette année.
Enfin, Korian a réalisé en 2012 un bénéfice net de 23,2 millions d'euros, en hausse de 7% et vise plus de 1,3 milliard d'euros d'activité pour 2013.
Un potentiel colossal
En France, "il n'y a pas assez de place, on aggrave la pénurie et donc pour les acteurs de ce secteur, les taux d'occupation sont au maximum", indique un autre analyste du secteur, également sous couvert d'anonymat.
"Le secteur public et associatif représente 75% du marché mais l'Etat français n'a pas les moyens de rénover les quelque 117.000 lits en attente donc le potentiel de croissance pour ces grands groupes est énorme", insiste-t-il.
"Le secteur d'activité présente un potentiel colossal: dans les 30 années qui viennent, on va assister à un doublement (du nombre) des personnes âgées de plus de 65 ans et le nombre des personnes âgées de plus de 85 ans va être multiplié par quatre ou cinq", a souligné jeudi Yann Coléou, directeur général de Korian, lors de la présentation des résultats du groupe.
Jacques Bailet, PDG de Medica estime qu'"entre 2012 et 2017, le nombre de personnes âgées dépendantes va augmenter de 130.000 personnes".
Même son de cloche pour le Dr Jean-Claude Marian, président d'Orpea. "En 2008, la France comptait 1,2 million de personnes âgées de 85 ans et plus et qu'en 2015, il y en 2 millions, soit une augmentation de 66%", avance-t-il.
Fin janvier, la ministre chargée des Personnes âgées et de l'autonomie, Michèle Delaunay, a dit vouloir encadrer les loyers des maisons de retraite, entraînant la chute des valeurs des trois groupes.
Pour Mathieu Chabert, analyste financier chez Bryan Garnier, "il n'est pas certain que l'on s'oriente vers une loi qui impacterait ces opérateurs du secteur. Il n'y aura pas de changement majeur à court terme", prévoit-il.

 

 

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 22:29

http://www.agevillagepro.com/actualite-9555-1-politique-vieillesse-trois-rapports-vieillissement-societe-quel-financement.html

 

 

 

 

 

Annie de VivieLe premier Ministre a reçu la semaine dernière trois rapports qui convergent vers la nécessité de faire évoluer notre société et de l'adapter aux enjeux du vieillissement.

Habitat, logement, prévention, technologies, de nombreuses pistes ont été soulevées.

Un point majeur n'a pas été abordé : l'argent.

Certes, la situation des finances publiques n'est pas au beau fixe tant du côté de l'Etat que des collectivités locales qui sont largement sollicitées (APA : Allocation personnalisée d'autonomie, EHPAD : établissements pour personnes âgées dépendantes, soutiens des services à domicile...).

La question du financement des retraites revient dans les priorités du Chef de l'Eat.
L'espérance d'une croissance économique re-mobilisante pour les finances n'est pas prévue à l'horizon en 2013, peut-être 2014.
Aussi Michèle Delaunay, ministre chargée des personnes âgées et de l'autonomie, modère son enthousiasme quant à son projet de loi "autonomie" pour la fin d'année, le début d'année prochaine, "selon la situation économique de notre pays".

Pendant ce temps, le "reste à charge" des personnes âgées, fragilisées, malades, ayant besoin d'aides et de soins, tant à domicile qu'en établissement, est trop lourd au regard des retraites moyennes (2200 euros en moyenne par mois pour une chambre en EHPAD).
L'obligation alimentaire qui pèse sur les proches est aujourd'hui jugée archaïque.

Et notre pays propose toujours des prestations différentes entre les personnes handicapées de moins de 60 ans (qui peuvent percevoir la PCH (Prestation de compensation du handicap) et les plus de 60 ans qui peuvent bénéficier de l'APA (allocation personnalisée d'autonomie), moins avantageuse, et attribuée différemment d'un département à l'autre.

Les enjeux financiers sont importants pour les années à venir mais pas insurmontables (de 3 à 10 milliards d'euros). Rappelons que près de 30 milliards du fonds publics sont déjà mobilisés (aides aux soins via la Sécurité Sociale, aides à l'hébergement, au logement, APA...), sans compter le "reste à charge" financé par les vieilles personnes et leurs proches (une meilleure organisation de la filière des aides et des soins pourrait optimiser ces crédits).

Le recours à l'assurance dépendance individuelle ou collective (via les entreprises) revient dans les discours gouvernementaux.

Or les experts expliquent que ce recours à l'assurance privée ne pourra agir qu'en complément d'un socle de solidarité nationale qui a toujours besoin d'être renforcé, clarifié avec un vrai outil d'évaluation de l'autonomie (stable, complet, national, opposable), des filières d'aides et des établissements identifiés, labellisés, des "référents professionnels" visibles qui évaluent, orientent, coordonnent les situations complexes.

Un vrai sujet de société qui ne pourra pas être constamment repoussé au risque d'épuiser et de désespérer chacun d'entre nous qui avançons aussi en âge.

 

 

Annie de Vivie, fondatrice d'Agevillage.com
mis à jour le 18/03/2013

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 22:27

http://www.agevillagepro.com/actualite-9557-1-ehpad-halte-au-feu-tribune-des-syndicats-de-medecins-coordonnateurs.html

 

 

Après la comparaison des EHPAD avec les camps de concentration proférée par Bernard Pradines au cœur de l’été 2012, après les accusations de l'académie de Médecine sur la fin de vie en EHPAD en décembre de la même année, voici que Jean-Marie Delarue demande à contrôler les EHPAD en ce qu'ils seraient des lieux de privation de liberté !

Une nouvelle fois, sans réflexion ni connaissance du sujet, une officine du bien penser prend la pose au mépris des professionnels qui au quotidien dans les dix mille et quelques EHPAD de France tentent de respecter, et de faire respecter, la volonté souvent chancelante de personnes très âgées.

En tant que responsables de la qualité des soins au sein de nos établissements, nous ne pouvons pas rester sans réagir quand la compétence et le dévouement de nos collaborateurs, soignants et aidants, sont ainsi foulés aux pieds.

Nous, médecins coordonnateurs, généralistes ou gériatres, sommes les premiers à savoir, puisque nous examinons ces personnes avant leur entrée, que l’admission dans un EHPAD se fait en situation de non choix. Ce qui enferme ce n’est pas la structure mais la maladie !

En effet personne ne choisit d’être dépendant, vieux, atteint de maladie de la mémoire, incapable de se suffire à soi même, isolé faute de famille, ou dans l’impossibilité d’être hébergé ou aidé par des proches qui ne le désirent pas, ne le peuvent pas, et dont ce n’est pas forcément la vocation.

Nos EHPAD sont, dans l’immense majorité des cas, la moins mauvaise solution possible et les personnels savent le plus souvent y rendre la vie, à défaut de riante, en tous les cas, chaleureuse, humaine et décente.

Les troubles du comportement de bon nombre de ces personnes atteintes de maladie de la mémoire obligent à organiser leurs lieux de vie afin de limiter les accidents. Et notre société savante a élaboré dès 2007, avec les autorités de contrôle, des recommandations de bonne pratique concernant la liberté d’aller et venir en maison de retraite.

Quand les autorités de tarifications et de contrôle, Etat et Conseil Général, dans le cadre des conventions tripartites en EHPAD, refusent le financement d'une présence spécifique soignante 24h/24 et notamment la nuit, dans une unité Alzheimer, quand le décès de résidents fugueurs fait la une des journaux, comment faire appliquer ces recommandations en évitant les dérives sécuritaires ? Si Mr le Contrôleur Général des « Prisons » a des idées, nous sommes preneurs.

Et depuis longtemps ces autorités valident ces situations où l’on fait porter des bracelets GPS, où l’on sécurise les issues par des portes codées, où l’on réduit l’accessibilité des ascenseurs, de la rue, en un mot des lieux dangereux pour des personnes qui se perdent, sont rapidement paniquées et incapables de gérer la situation.

Si l’on devait retirer quelque chose de positif du propos de Monsieur DELARUE, ce serait effectivement que le législateur se penche sur la question, et ne laisse plus planer sur les établissements en charge de ces personnes la double menace d’une inculpation pour séquestration quand ils protègent la vie de ceux qui leurs sont confiés, et de mise en danger de la vie d’autrui quand ils les laissent déambuler.

Qu’on se rappelle les résultats de l’antipsychiatrie qui, en réduisant les places d’accueil pour les personnes malades, a été à l’origine d’une catastrophe sanitaire. Depuis, nos trottoirs, et mêmes nos prisons, « accueillent » nombre de malades psychiatriques graves que cette réforme a transformés en SDF et/ou en délinquants.

Faut-il, au nom d’une pureté éthique irréfléchie, née d’une réaction et non d’une réflexion, que les vieillards aux multiples déficiences, dépendants et fragiles subissent le même sort ?

Si les détracteurs systématiques de nos établissements obtiennent – comme les tenants de l’antipsychiatrie en leur temps - l’adhésion de nos gouvernants, bon courage à eux pour mener cette « courageuse campagne de salubrité ». Mais qu’ils ne comptent pas sur les personnels des futurs ex EHPAD pour les y aider.

Si en revanche la raison l’emporte et que le chœur des pousseurs professionnels de cris d’orfraie se tait, nous serons les premiers, avec tous nos collaborateurs soignants et aidants, à aider les femmes et les hommes de bonne volonté à comprendre ce qu’est un EHPAD, qui sont les personnes qui y vivent, et ce qu’il conviendrait de faire pour améliorer encore et toujours leur situation.

 

 

Michel SALOM, président du SNGC; Philippe MARISSAL, président du SNGIE; Bernard ODDOS, président du SMC-CSMF
mis à jour le 18/03/2013

 

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 07:55

http://www.franceinter.fr/emission-la-bas-si-j-y-suis-les-vieux-3

 

 

 

Là-bas si j'y suis

par Daniel Mermet
du lundi au vendredi de 15h à 16h

visuel Là-bas si j'y suis

"Nous avons décidé de ne plus lire les livres mais les rides de nos ancêtres", David Choquehuanca


Vioques. Schnocks. Déchets, débris... 1,6 million de personnes de plus de 85 ans en France. Et pourtant, le vieux, c’est l’autre. Celui que l’on ne veut pas voir. Aujourd'hui, nous sommes avec les ex-salariées du groupe ORPEA, premier exploitant privé de maisons de retraite.

La suite du reportage de Charlotte Perry,
Première diffusion le mercredi 18 novembre 2009.

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 07:40

Des personnes agées regardent la télévision dans une salle climatisée de la maison de retraite Saint-Vincent, une des plus grande du département du Rhône. Des personnes agées regardent la télévision dans une salle climatisée de la maison de retraite Saint-Vincent, une des plus grande du département du Rhône. | AFP/JEAN-PHILIPPE KSIAZEK

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/02/25/debat-sur-les-restrictions-de-liberte-en-maisons-de-retraite_1838392_3224.html

Les maisons de retraite sont-elles des lieux d'enfermement ? Si elle peut paraître choquante, la question est directement posée par le contrôleur général des lieux de privation de liberté, Jean-Marie Delarue, qui rend public son rapport annuel, lundi 25 février. M. Delarue fait un parallèle entre les prisons et les hôpitaux psychiatriques d'une part, et les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) de l'autre, qu'il réclame de pouvoir contrôler. "Juridiquement cela n'a rien à voir mais, dans le fonctionnement, cela a tout à voir", dit-il.

En mai 2012, il avait proposé au premier ministre, Jean-Marc Ayrault, d'élargir son champ de compétences aux Ehpad, demande restée sans réponse. Il l'officialise désormais au grand jour, alors qu'est relancé le débat sur l'équilibre entre sécurité et liberté dans les maisons de retraite. Depuis la mi-janvier, quatre personnes âgées sont décédées après avoir été portées disparues des établissements où elles résidaient.

M. Delarue soulève les risques d'atteinte aux droits fondamentaux des personnes âgées, une population vulnérable. Alors que des enquêtes administratives ne sont déclenchées qu'en cas d'incident grave, il estime qu'autoriser les visites inopinées de son équipe de contrôleurs dans les Ehpad aurait "un effet dissuasif", comme cela a été le cas pour les commissariats notamment, depuis la création de sa fonction.

DES MESURES DE PROTECTION CONTRE LES FUGUES

Une telle proposition ne manquera pas de faire débat. La compétence du contrôleur général concerne les lieux de privation de liberté où une personne est adressée à la suite de la décision d'une autorité publique (juge, officier de police...), tandis que la personne âgée donne normalement son accord pour résider dans une maison de retraite. Mais M. Delarue note des similitudes avec les prisons ou les hôpitaux psychiatriques dans l'évolution des Ehpad : "Les facteurs de responsabilité les poussent à multiplier les verrous de sécurité", constate-t-il.

Selon une enquête réalisée en 2009 par la Fondation Médéric Alzheimer, 88 % des Ehpad déclaraient avoir recours à des "mesures de protections" pour éviter les fugues : ces dernières années se sont multipliées les unités Alzheimer fermées, les digicodes, les portiques qui réagissent à des puces placées dans les vêtements ou les chaussures des résidents, les bracelets électroniques.

A la suite des décès des quatre résidents ayant échappé à la vigilance du personnel, la ministre déléguée aux personnes âgées et à l'autonomie, Michèle Delaunay, a souhaité que la "géolocalisation à des fins de protection de la personne" soit inscrite dans la réflexion du comité national pour la bientraitance et les droits, lancé le 12 février. Elle n'utilise toutefois par le terme de bracelet électronique, préférant celui de "bracelet d'autonomie" - ce qui permet d'éviter tout parallèle avec les détenus. Mais elle ne nie pas pour autant le débat éthique. En 2010, la CNIL avait d'ailleurs pointé des dérives potentielles. "Je ne veux pas transformer les Ehpad en lieu de privation de liberté, c'est totalement l'inverse", insiste Mme Delaunay, pour qui le port du bracelet accorderait plus de liberté.

DES RÈGLES DE PRESCRIPTION ET D'UTILISATION DES BRACELETS

La ministre juge néanmoins qu'il est grand temps de définir des règles de prescription et d'utilisation de ces bracelets et plus largement de tout outil restreignant la liberté d'aller et venir. Chaque Ehpad établit ses propres protocoles, se basant sur des recommandations générales d'experts de 2004. Depuis, les choses ont pourtant beaucoup évolué, les nouvelles technologies apportant toujours plus de possibilités.

Une clarification en termes juridiques et de bonnes pratiques est aussi jugée nécessaire par Didier Armaingaud, directeur médical du groupe d'Ehpad Medica : "Les équipes comme les familles ont envie de trouver des solutions éthiquement acceptables." Selon lui, ces bracelets ont un avantage : ils permettent la sortie de personnes âgées, souffrant de troubles cognitifs, qui n'y étaient plus autorisées de peur qu'elles se perdent. Une crainte souvent émise par la famille.

"C'est dur d'être contre ces bracelets, mais ils ne doivent pas devenir un moyen de pallier le manque de personnel car on voit bien que, quand le personnel est en nombre suffisant et formé aux troubles cognitifs, il y a moins de personnes âgées qui veulent s'échapper", juge Joëlle Le Gall, présidente de la Fédération nationale des associations de personnes âgées et de leurs familles. Pour elle, "évidemment", les Ehpad portent atteinte à la liberté : "Je sais que les mots sont forts, mais je considère que ce sont des prisons. On n'y a pas la possibilité d'y faire ce qu'on veut, comme manger ou dormir quand on veut." "D'être du jour au lendemain transporté dans un établissement collectif, on a beau dire qu'on a le choix, on ne l'a pas", poursuit-elle, évoquant le "choix contraint" de personnes qui ne veulent pas être un poids pour leurs enfants.

Parmi ceux qui fuguent, il y a des personnes désorientées, mais aussi d'autres qui refusent leur placement. "Je dois reconnaître qu'il arrive qu'une personne n'ait pas signé pour entrer", explique Mme Delaunay. Elle estime qu'il y a là aussi des progrès à faire, envisageant la mise en place de conditions de consentement très précises, comme pour l'entrée dans un essai thérapeutique. Mais la ministre ne voit pas dans les Ehpad des lieux de privation de liberté. "Ce sont des lieux restrictifs de liberté uniquement dans l'intérêt de la personne, ce qui est différent", insiste-t-elle, en réponse à M. Delarue.

D'autres points font aussi débat, comme la "camisole chimique" - la prescription de fortes doses de calmants aux personnes agitées - qui a pu remplacer la contention physique, possible sur prescription médicale. M. Delarue estime que des visites pourraient permettre de vérifier que les traitements sont bien "utiles, et proportionnés". Encore une bonne raison d'exercer un contrôle.

Laetitia Clavreul

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 22:23

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 22:00

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