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7 octobre 2017 6 07 /10 /octobre /2017 15:35

Les dernières études démontrent que pour être à l’équilibre financier et donc viable, une maison de repos doit idéalement compter au moins 75 lits. Voilà notamment pourquoi en région liégeoise les structures familiales ferment les unes après les autres, ou bien se regroupent.

Il faut plus de 10 soignants pour 30 résidents. © Photo News.
Il faut plus de 10 soignants pour 30 résidents. © Photo News.

La résidence Audray qui quitte Herstal pour rejoindre un nouveau bâtiment à Crisnée. La maison de repos Lambert Wathieu de Seraing qui dans quelques mois sera transférée dans la nouvelle et plus grande résidence des « Bords de Meuse » à Jemeppe. Voilà deux exemples actuels d’un phénomène qui touche fortement la région liégeoise : la disparition des petites et moyennes structures d’hébergement des seniors. «  C’est une catastrophe  », nous dit-on dans un établissement d’Esneux. «  On fonce droit dans le mur  », confirme-t-on dans une autre maison du centre de la ville de Liège.

Ces petites maisons de repos sont, en effet, selon plusieurs experts à l’agonie. «  Pour qu’une maison de repos soit financièrement à l’équilibre on considère qu’il faut au moins 75 lits  », nous dit Jean-Marc Close, chez Solidaris. «  Mais certains évoquent une taille minimale de 120 lits. » Le problème saute aux yeux quand on sait qu’en Wallonie 42 % des maisons de repos ont entre 1 et 60 résidents, et plus de 50 % moins de 80 résidents, comme révélé par le Plan Papy Boom de la Région wallonne en mai dernier.

Historiquement en région liégeoise, la tendance a toujours été de privilégier les hébergements de 20 à 30 lits. «  À Liège, peut-être plus qu’ailleurs, c’est très répandu. » Mais cela a fait son temps car si on vit de plus en plus vieux, la dépendance est souvent de plus en plus importante et l’encadrement nécessaire de plus en plus conséquent. Il faut donc plus de pensionnaires en un seul et même endroit pour amortir les frais de personnel (une enquête d’ING-Prodis indique qu’il faut désormais10,6 équivalents temps plein pour gérer de manière efficace 30 résidents). La solution est donc de fusionner de petites structures, ainsi que les pouvoirs organisateurs qui les gèrent, pour en créer de plus grandes. Voilà le mal qui frappe chez nous.

«  Ce mouvement de revente et de regroupement est bien connu depuis des années  », nous dit-on encore chez Solidaris. «  Et cela ne va pas aller en s’améliorant. On sait que la Région a de moins en moins de moyens pour financer et pour agréer des lits. »

100.000 euros l’agrément

Les petites structures liégeoises luttent pourtant pour survivre le plus longtemps possible. Elles sont souvent sous le contrôle d’un pouvoir organisateur soit public (CPAS…) soit associatif (ASBL…). Ces deux secteurs représentent 50 % des lits agréés. Le plus important problème est qu’elles peinent quand il s’agit d’investir pour se mettre aux normes. Les chantiers s’élèvent vite à des centaines de milliers d’euros. «  La tentation est alors grande de tirer le rideau. Et de revendre les agréments de ses lits, souvent à des grands groupes privés ou, plus rarement, au secteur public ou à des intercommunales  », nous avoue un connaisseur du secteur. «  Dans une région sous tension, comme c’est le cas à Liège, un agrément se négocie à partir de 100.000 euros. » Un montant confirmé par certains mais en « off ».

On compte en province de Liège 202 maisons de repos pour un total de 23.297 lits MR/MRS/MRS purs. L’espoir est de voir ce nombre augmenter. «  La Déclaration de politique régionale fait de la prise en charge du vieillissement en lieux d’hébergement une priorité. On prévoit une ouverture du moratoire en vigueur, c’est-à-dire une possibilité d’étendre le nombre de lits agréés  », nous dit-on au cabinet de la ministre Alda Greoli, en charge de cette matière. Il faudra aussi sans doute se pencher sur ces lits qui font l’objet d’un accord de principe : leur agrément est accordé avant que les chambres soient construites. Mais nombre de maisons, vu les coûts, tardent à faire débuter les travaux ou bien y renoncent. En attendant ces lits « promis » bloquent les agréments d’autres, prêts à l’emploi. En Wallonie, il y en a 2.600 de ce genre.

Les grands groupes étrangers de plus en plus présents

Les 3e et 4e âges constituent un énorme marché. Et une immense source de revenus potentiels. Le secteur des maisons de repos connaît donc depuis quelques années une vague d’arrivées d’investisseurs. «  Ce sont des sociétés privées qui investissent dans ce domaine. On est là face à du business pur et dur : le but est de dégager du profit et donc des dividendes. Seules des sociétés qui ont une taille importante peuvent se battre sur ce terrain. En région liégeoise, on sent une pression terrible de grands groupes hollandais et français, qui créent de très grandes structures et rachètent des lits  », nous explique-t-on. C’est le cas, par exemple du français Orpea, qui compte déjà quatre résidences liégeoises dans son portefeuille. Orpea c’est cependant plus de 350 résidences en France, près de 360 à l’étranger dont 60 en Belgique. Et un chiffre d’affaires global de 2,4 milliards d’euros par an. Bref, face à des groupes pareils la résidence de quartier ne pèse pas lourd.

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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 16:33

C'est une blague . en gros, ils vont soigner des salariés, se faire de la thune sur la souffrance qu'ils ont eux-mêmes engendrée, crée, provoqué… décidément ces groupes n'ont aucune limite…et ils se gavent sur notre dos par tous les moyens possibles. (Merci Caro pour ton commentaire!).
Et après on terminera chez Korian, Orpea, etc.

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Ramsay Générale de Sante : Générale de Santé annonce l’ouverture à Louhans d’une clinique dédiée à la prise en charge psychiatrique des professionnels de santé
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28/09/2017 | 16:38
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Le mal-être des soignants représente aujourd'hui un véritable enjeu en matière de santé publique. En effet, plus d'un médecin généraliste sur dix est en détresse psychologique et près de 50 % des professionnels de santé s'estiment concernés par le burn out. Face à cette problématique, Ramsay Générale de Santé, 1 groupe d'hospitalisation privée, inaugure le 28 septembre à Louhans (71) une clinique de psychiatrie générale dédiée à l'accueil des professionnels de santé toutes professions et tous statuts confondus.
Une prise en charge de la souffrance du personnel soignant pour une meilleure qualité des soins au sein du système de santé

Dans une logique géographique et pour assurer la coordination et le suivi des soins prodigués à ses patients, le groupe Ramsay Générale de Santé a fait le choix de regrouper les activités de Médecine - Chirurgie - Obstétrique (MCO) de l'Hôpital Privé Sainte-Marie de Chalon-Sur-Saône et l'activité de Soins de Suite et de Réadaptation (SSR) de la Clinique Val de Seille à Louhans sur le site de l'Hôpital Privé Sainte-Marie.
Propriétaire de la clinique Val de Seille, le groupe Ramsay Générale de Santé a alors développé un projet de reconversion de l'établissement en le spécialisant dans l'accueil psychiatrique des personnels hospitaliers en souffrance. Avec 17 % de parts de marché de l'hospitalisation privée en santé mentale, 30 cliniques (soit un quart des établissements du groupe) et 23 000 hospitalisations par an, Ramsay Générale de Santé se positionne comme l'un des principaux acteurs de la psychiatrie privée en France. Le groupe propose ainsi une offre de soins adaptée aux différentes pathologies mentales, allant du dépistage à la prise en charge, jusqu'à la réhabilitation cognitive et sociale. Une activité qui se structure avec le projet d'ouverture, le 16 octobre prochain, de la clinique Le Gouz (anciennement Val de Seille) dédiée à l'accueil des professionnels de santé.
La souffrance psychologique des soignants peut entraîner des charges socio-économiques importantes pesant sur le système de soins. Mais ce n'est pas tout. « Le mal-être des professionnels de santé représente des risques importants pour les soignants (impacts sur la vie et la carrière), mais aussi pour les patients puisqu'il peut affecter la sécurité et la qualité des soins prodigués. C'est pourquoi, en tant qu'acteur majeur du système de santé français, il est de notre responsabilité de prendre en charge le mal-être du personnel médical quel qu'il soit. Ce mal-être est aujourd'hui identifié mais encore trop peu maîtrisé. En France, les structures disposant de services adaptés à la prise en charge des professionnels de santé en souffrance ne comptabilisent au total que 300 lits pour un million de professionnels de santé. Des solutions doivent dont être envisagées pour prévenir, aider et prendre en charge les personnes en souffrance dans des lieux dédiés » commente Damien Michon, Directeur de la Santé Mentale chez Ramsay Générale de Santé.
Le projet de reconversion de la clinique Le Gouz (anciennement Val de Seille) en clinique de psychiatrie à destination du personnel soignant a été élaboré avec le soutien de l'Agence Régionale de Santé (ARS) et l'association Soins aux Professionnels de Santé (SPS) qui aide et accompagne tous les soignants rendus vulnérables par des actions de prévention, d'écoute, d'orientation et de prise en charge à l'échelle nationale.
Une prise en charge sur-mesure

En situation de souffrance, 80 % des professionnels de santé préféreraient aller dans une structure dédiée au corps médical pour se faire soigner. Un souhait que la Clinique Le Gouz a bien compris puisqu'elle accueillera exclusivement les professionnels de santé (toutes professions et tous statuts confondus), issus de la région ou non, ayant besoin d'une prise en charge en hospitalisation en temps plein ou à temps partiel de jour. Toutes les pathologies relevant de la souffrance psychique seront accueillies parmi lesquelles les 4 diagnostics les plus fréquents :
  • L'épuisement professionnel (burn out) ;
  • La prévention de la crise suicidaire ;
  • Les addictions ;
  • Les troubles dépressifs.

La clinique Le Gouz pourra initialement accueillir 40 patients en hospitalisation complète ainsi que 10 patients en hôpital de jour par la suite. Le personnel soignant, formé à la prise en charge de l'épuisement professionnel en service de psychiatrie pourra accompagner au mieux les patients pour une rapide réhabilitation cognitive et sociale.
Une coopération avec les différents ordres des professionnels de santé (médecins, pharmaciens, dentistes, infirmiers…) et l'Union Régionale des Professionnels de Santé (URPS) est d'ores et déjà initiée afin d'optimiser le dispositif de repérage, via notamment les consultations de prévention des ordres régionaux.
Sources :
1 - Etude de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES) du ministère de la Santé en 2010.
2 - Etude de l'association SPS 2015/2016.
 
 
 
 
 

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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 09:01

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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 13:19

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 13:08

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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 20:54

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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 20:20

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 09:36

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27 août 2017 7 27 /08 /août /2017 15:40

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